L’Association MOR GLAZ dénonce avec force et en toute objectivité l’arrêt de certaines missions Océanographiques.

 

Une information qui planait depuis plusieurs jours, mais invérifiable en raison d’une certaine omerta souvent trop présente dans les Sociétés –« oui, je sais mais, il ne faut pas le dire » !

L’Association MOR GLAZ constate, que la France, 5ème puissance Mondiale, 2ème territoire « espace » Maritime ne serait plus que des leurres. Oui la flotte Océanographique IREMER doit poursuivre toutes les missions programmées, elles doivent même être augmentées ! Le conflit « Russo-Ukrainien » a bon dos !

L’Association MOR GLAZ dénonce avec force et en toute objectivité l’arrêt de certaines missions Océanographiques. Depuis des années au plus haut niveau de l’Etat, les missions Océanographiques de IFREMER/GENAVIR sont présentées, « louées, vantées »   à juste titre comme des missions de Recherches indispensables à notre survie et de première nécessité….. certaines déclarations ne peuvent pas s’estomper au fil des marées et du vent !

L’Association MOR GLAZ cite souvent cet Armateur Français  pour son exemplarité, sur notre site le communiqué du 14 décembre 2021. Pour l’Association MOR GLAZ, la suppression de plusieurs missions aura des conséquences sur les programmes de Recherches Océanographiques, face à d’autres pays nous perdrons du temps ainsi que notre classement. L’Association MOR GLAZ ne peut pas l’accepter.

Nous demandons à nos Adhérents et Sympathisants influents, d’intervenir auprès du Président de la République qui met en avant chaque fois qu’il le peut, la Recherche Océanographique ainsi que le fleuron IFREMER/GENANIR. Il faut redéfinir le budget et ne pas rester bloqué dans ce n’est pas possible. Courage aux Dirigeants, Personnels Sédentaires et Navigants de IFREMER/GENAVIR, faites bloc contre cette bonne mauvaise idée.

L’Association MOR GLAZ  depuis des années écrit –« investissons utile, faisons dès à présent les bons choix, ne soyons pas des spectateurs, prenons le cap, ce cap qui avait été défendu par le Président Emmanuel MACRON aux Assises de la Mer à Montpellier en 2019 » !  

Depuis plusieurs années, l’Association MOR GLAZ revendique une Flotte Française de Recherches Océanographiques plus importante, la Flotte de GENAVIR est performante et reconnue par les Scientifiques du Monde entier, elle doit se développer, elle doit entrer dans la Flotte stratégique pour des raisons évidentes et de bon sens.

Notre avenir se trouve sur et dans les Mers et les Océans ! L’investissement de l’Etat Français doit-être rapidement réalisé, avec une visibilité sur du long terme concernant la Flotte de Recherches Océanographiques. A force de réfléchir, et de ne jamais prendre les bonnes décisions, nous en arrivons à celle-ci qui est déplorable. L’abandon « la suppression » de plusieurs missions qui peut  supposer des pertes d’emplois de Personnels Sédentaires et Navigants.

Et les autres missions Maritimes, défense, remorquage, surveillance, prévoyance et autres …vont-elles  aussi subir les mêmes restrictions ? Voici peut-être l’une des raisons pour laquelle l’Etat n’a pas utilisé tous  les moyens afin de retrouver les déchets passés par-dessus bord au large des Glénan le 14 mai 2022 par un navire, et la grande discrétion sur la pollution par 200 litres de gasoil déclaré il y a une semaine dans la Base Navale de Brest.

Pour l’Association MOR GLAZ    Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

Ce 8 juin 2022, est la journée Internationale des « Océans » elle devrait nous rappeler que les « Océans » sont indispensables à la vie sur terre, nos poumons !

Que de balancer ses déchets par-dessus bord en passant l’Archipel des Glénan au large de la Bretagne est une « ignominie ». Que de ne pas tout mettre en place pour retrouver ces déchets, n’est pas très glorieux ! 

 

Peinture Dominique Abraham… Texte Bernard Rubinstein

Prenez le temps de lire ce texte de Bernard Rubinstein, nous avons une pensée pour lui !

Cette journée Internationale des « Océans » une journée Internationale de plus, pour se donner trop souvent bonne conscience. Cette  journée du 8 juin 2022  devrait pourtant nous rappeler que les « Océans » sont indispensables à la vie sur terre, qui elle ne représente que moins de 30% de la surface du globe ! 

La France, comme les autres pays ne souhaite surtout pas manquer cette journée, il ne faut surtout pas l’oublier cela noircirait un peu plus le manque de volonté. Organiser des ramassages de déchets très médiatisés sur le littoral, ne suffit pas, les grands sommets internationaux et les grandes envolées lyriques ou les tirades littéraires non plus. Cette journée doit, donner « imposer »  les bons caps afin d’éviter tant et tant de dérives, nous ne devons pas rater la marée, lorsque la Mer s’est retirée il est souvent trop tard !

La Mer est nourricière certes, les « Océans » doivent faire l’objet d’une attention toute particulière si nous voulons survivre.

Au fil des marées, les « Océans » sont de plus en plus pollués, vidés de leurs richesses, par des pilleurs ( communiqué du 28 mars 2020 ) et braconniers. D’autres utilisateurs de cet espace de liberté sont eux plus conscients que la Mer, les Océans sont pour eux des espaces privilégiés qui permettent de pouvoir exercer, de pratiquer leurs activités en respectant les lieux.

La France doit mettre en avant ses fleurons de la recherche océanographique que sont IFREMER et GENAVIR, ils doivent être défendus ardemment, MOR GLAZ le fait !

Les « Océans » sont fragilisés par des comportements irresponsables, au moment où de nouvelles méthodes de pêche doivent être inventées, sans ces outils et connaissances, nous ne connaitrons jamais les ressources des « Océans » et les moyens pour combattre les pollutions et les mauvais comportements, ils doivent être fermement combattus, il faut éduquer les contrevenants ! il faut donner les moyens nécessaires à la recherche Océanographique.

La Mer, est un bel espace, si nous voulons qu’elle reste une MOR GLAZ (MER BLEU), mais pas uniquement le 8 juin de chaque année.

L’Association MOR GLAZ souhaite, que les « Océans » soient  pour longtemps le poumon du fonctionnement de la planète, qu’ils soient nourriciers certes mais en respectant les règles, ils nous permettent de développer de nouvelles énergies car ses richesses sont infinies, utilisons les avec  intelligence et une certaine et grande modération ! Pas en y enfouissant des millions de tonnes de béton pour fixer des éoliennes, un exemple parmi tant d’autres !

Ensemble, sachons protéger nos « Océans » ceci ne doit pas seulement être un slogan !

 

Pour l’Association MOR GLAZ          Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

Les deux vieilles Dames du Remorquage Français « Abeille Flandre et Abeille Languedoc » Remorqueurs emblématiques, après avoir secouru et sauvé des milliers de Marins, des Millions d’Euros de biens, et évité plus de 21 marées noires équivalentes à celle de l’Amoco Cadiz en 43 ans, baissent pavillon. Que d’émotions, mais regardons plus loin !

 

Un moment émouvant pour les Marins qui ont servi sur ces Abeilles, mais aussi pour les dizaines de milliers de visiteurs qui sont montés à bord. Ces Remorqueurs sont dans le cœur de tant et tant d’Equipages secourus, de personnes sauvées !   

La protection du littoral fut mise en place à Brest en août 1978, sous l’autorité du Préfet Maritime après la catastrophe du pétrolier « Amoco Cadiz ». Les Associations, Syndicats et surtout les Citoyens furent entendus, soutenus par les Elus Bretons qui se mobilisèrent durant des mois, puis des années afin de gagner contre la Société « AMOCO » -« les pollueurs doivent réparer et payer».

Puis, il y a 43 ans au mois de septembre 1979, les trois Préfectures Maritimes furent dotées d’un puissant remorqueur : l’Abeille Languedoc à Cherbourg,  l’Abeille Flandre qui remplaça l’Abeille Normandie à Brest et l’Abeille Provence (sister ship de l’Abeille Normandie) fut affectée à la Préfecture Maritime de Méditerranée.

Des règles strictes furent appliquées à bord des Remorqueurs de la Société « Les Abeilles International », Recruter des Marins très confirmés venant souvent de la pêche, Imposer une présence à bord durant tout l’embarquement afin de pouvoir appareiller en moins 40 minutes. Le but être les meilleurs.

Cette filiale « Les Abeilles International » a toujours été la « danseuse » des Présidents des Groupes « Holdings »  dont elle était la filiale, PROGEMAR, G7, BOURBON.

En 2003, le Groupe BOURBON décide de construire deux Remorqueurs plus puissants que les Abeilles Flandre et Languedoc (qui elles sont redéployées  dans le Golfe de Gascogne et en Méditerranée) .

Photo Abeille bourbon
L’abeille bourbon en mer

En 2005, l’Abeilles Bourbon et l’Abeille Liberté entrent en service, à cette époque  les porte-conteneurs transportaient 9000 à 11000 conteneurs, quelques années plus tard les porte-conteneurs transportaient plus de  22000 conteneurs.

Depuis plus de 10 ans les Associations MOR GLAZ et du Remorquage attiraient l’attention au plus haut niveau de l’Etat que les Abeilles Flandre et Languedoc devaient être remplacées par des Remorqueurs plus puissants, plus polyvalents.

En cette première semaine de juin 2022, les Abeilles Languedoc et Flandre sont remplacées  respectivement par les Remorqueurs Abeille Normandie et Abeille Méditerranée d’une capacité de traction au croc de 280 tonnes, sous pavillon Français 1er Registre, son Equipage de 12 Marins, à 40 minutes d’appareillage , 7/7jrs et 24/24h devrait permettre aux Préfets Maritimes de la Manche Mer du Nord et de la Méditerranée d’éviter le pire.« trop fort n’a jamais manqué ! » Commandant Jean BULOT.

peinture : Belbéoc’h

Les Associations MOR GLAZ et du Remorquage remercient toutes celles et ceux qui nous ont entendus, aidés,  pris en compte nos réflexions et autres remarques : les Conseillers Ministériels civils et militaires, le Groupe BOURBON, le repreneur et actionnaire unique « ECONOCOM » de la Société « Les Abeilles International ». Un grand merci à toutes celles et ceux qui se sont investis dans un tel projet et doter ainsi la France d’une flotte de Remorqueurs qui devraient être capables de faire face aux pires situations.

Bonne Mer, Bonnes missions aux Equipages de ces deux nouvelles Abeilles.

Pour les Associations précitées   Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

Associations MOR GLAZ et du Remorquage

 

Le 24 mai 2022 se tenait à Brest dans les locaux de l’agence « VITALLIANCE »  le 1er  Comité de Pilotage pour l’évènement «Le Goûter des Champions ».

Les organisatrices et organisateurs avaient souhaité,   la présence des Associations MOR GLAZ et du Remorquage, qui durant des années se sont mobilisées avec des Bénévoles, les Equipages des Abeilles et le Groupe BOURBON sous le beau slogan « SOUTENIR, AIDER ET SAVOIR TENDRE LA MAIN ».

 (Vous retrouverez sur Internet nos engagements pour de nombreuses Associations et principalement pour « LA RECHERCHE CONTRE LA MUCOVISCIDOSE », LE PETIT PRINCE DU SOLEIL », « PAS A PAS AVEC ALEXIA » « HANDI CHIEN » et « l’Association Des Œuvres Sociales de la Marine ADOSM ».

Un évènement étant programmé le 13 juillet 2022 pour le 30ème anniversaire de la mise à l’eau de la Goélette « LE RECOUVRANCE » et des Fêtes Maritimes Internationales, nous avons forcément répondu présent à la sollicitation des accompagnantes et dévouées  qui dans leur vie quotidienne accompagnent les personnes en difficulté.

Cette 1ère rencontre pour nous fut riche, motivée et sympathique. Etaient présents  : Dominique Brion (Vice -Présidente de l’Association des aidants familiaux du Finistère), Matthéo (Para-cycliste), Yann JONDOT (Ambassadeur des Ambassadeurs pour l’accessibilité et Ambassadeur des maires de Bretagne).

Durant cette réunion, nous nous sommes entretenus par téléphone avec Vilknesh ABN (journaliste sportif et para-sportif de Cécifoot). Vilknesh sera lui aussi présent à nos côtés le 13 juillet 2022.

Les « Drôles de Dames » (Anne, Anael et Hélène, auxiliaires de vie) ainsi que Alexiane (Chargée de clientèle de VITALLIANCE) étaient présentes ainsi que Lionel (bénéficiaire de l’agence).

L’évènement qui se déroulera le 13 juillet 2022 est une date importante, car il s’agit du 30ème anniversaire du navire ambassadeur de la ville de Brest et des fêtes Maritimes. Brest départ de Grandes courses et d’évènements nautiques, un endroit très important le port, d’une ville Maritime et portuaire s’il y en a.

Le lieu, est important, emblématique et cela devrait donner un grand moment d’échange et de sensibilisation sur le handisport, le handicap, sur le rôle des aidants familiaux et des auxiliaires de vie par des témoignages et des jeux.

Les Associations que je préside, ont l’honneur de pouvoir apporter un modeste soutien et sommes fiers d’avoir été sollicités par Madame Helene BOEZENNEC Formatrice chez « VITALLIANCE ».

 

Pour les Associations          Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

 

 

Pollution maritime : la gendarmerie maritime de Brest lance un appel à témoin.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Brest, le 25 mai 2022

Suite à une enquête ouverte pour suspicion de pollution maritime survenue tôt dans la matinée du vendredi 13 mai 2022, dans le Sud-Est de l’archipel des Glénan, un appel à témoin est lancé par la Gendarmerie maritime de Brest auprès de l’ensemble des marins, professionnels et plaisanciers, présents sur zone au moment des faits.

La pollution présumée consisterait en un rejet volontaire de nombreux sacs poubelles, fûts métalliques et caisses de conditionnement.

En cas de découverte de ce type de déchets, qu’ils soient dérivants ou découverts lors de la remonté des filets, il également demandé aux capitaines des navires de bien vouloir les conserver à bord et contacter, dans les meilleurs délais, la gendarmerie maritime de Concarneau au 02 98 50 77 35.

 

Contact presse :

Préfecture maritime de l’Atlantique

Tél. : 06.82.28.21.06

E-mail : ocr.astreinte@premar-atlantique.gouv.fr

Site : www.premar-atlantique.gouv.fr

 

le paquebot « Océan Majesty » soupçonné d’avoir vidé ses poubelles au large des Glénan : l’Association MOR GLAZ demande que tous les moyens soient mis en place par les services de l’Etat, les Autorités Maritimes et Judiciaires, afin de repêcher une partie des déchets repérés par les Marins pêcheurs témoins de cette pollution honteuse et scandaleuse.

 

Soupçonné d’avoir vidé ses poubelles au large des Glénan, le paquebot « Océan Majesty » contrôlé à Lorient, un contrôle un peu rapide peut-être (surtout ne pas déranger son business serait-il pollueur volontaire).
Le navire soupçonné à ce jour serait si avérée responsable de pollution volontaire. Les propos d’un témoin avec lequel nous avons communiqué sont clairs et précis ! -« il y avait tous types de déchets, ils ont du faire le grand ménage, des fûts d’huile de 200 litres découpés qui flottaient, autres déchets caisses passés par-dessus bord.. ». Cela se passe à trois milles au Sud-Est de l’archipel des Glénan, paradis des plaisanciers, endroit de rêve, pour tous les amoureux de la Mer et de l’Environnement, un endroit emblématique et historique. Si des plaisanciers se trouvaient sur place, et donc témoins de cette attaque « infamie » contre la Mer et les Pêcheurs ils doivent témoigner et déposer plainte.
Le Marin Pêcheur que nous avons eu au téléphone, nous indique qu’il a pris quelque chose dans son hélice et que forcément il n’a pas pu prendre de photos.
L’Association MOR GLAZ demande que tous les moyens soient mis en place par les services de l’Etat, les Autorités Maritimes et Judiciaires, afin de repêcher une partie des déchets repérés par les Marins pêcheurs qui ont vu cette pollution honteuse et scandaleuse. Tout doit être mis en œuvre, aucune impunité envers ces Gens qui continueraient de penser que rien n’aurait changé.
L’ Océan Majesty a reçu vendredi soir la visite des Agents du Centre de Sécurité des Navires du port de Lorient dans le Morbihan où le navire effectuait une (escale programmée).
Si ce navire était responsable de cette pollution volontaire, il doit être lourdement sanctionné, il doit être interdit durant des mois de naviguer sur la zone. Ces gestes ternissent le monde de la croisière. Ces comportements ne sont pas pour autant isolés, ceux qui ne polluent pas « plus » ici, le font ailleurs, ne soyons pas dupes. Ces déchets seront repêchés dans les filets des pêcheurs qui eux pour la grande majorité font des efforts pour protéger la Mer. Ces déchets et divers objets sont aussi des risques pour les petits chalutiers, navires de plaisance et bien entendu pour la Mer et l’Homme.
L’Océan Majesty, est un paquebot de 136 mètres battant pavillon Portugais. Construit en 1966, remis à neuf en 2013 et peut accueillir à son bord plus de 500 passagers.

Si les passagers avaient eu connaissance de cette pollution (si elle provient de ce navire) qu’elle aurait été leur réaction ?

L’un de nos Adhérents manager d’une Compagnie de paquebots de luxes est quant à lui scandalisé par ces méthodes ; -« Bonjour Jean-Paul, Merci pour ce partage. Je ne connaissais pas Majestic International Cruises. Moi aussi, je me demande comment on peut encore en arriver là… sans doute de l’économie à tous les postes, c’est scandaleux. Le changement de comportement prend beaucoup trop de temps, à terre comme en mer ».

Pour l’Association MOR GLAZ
Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

SUITE

L’Association MOR GLAZ constate avec satisfaction que le Chantier de déconstruction des vieux navires à Brest attire de plus en plus de visiteurs, fait dire et écrire de plus en plus de propos positifs. Et pourtant le combat fut long, semé d’écueils et de forts coups de vent de force 12 !

« L’EX-CLEMENCEAU  » du port de Brest vers « Hartlepool»,  l’Association MOR GLAZ écrivait « déclarait » un raté pour le port de Brest. Toutes les formations politiques en position de prendre des décisions y étaient vivement opposées, et se défaussaient de manières lamentables et erronées, pour dénoncer la déconstruction des navires à Brest (polluante, bruyante, qui ferait venir des Travailleurs Etrangers etc…). La campagne municipale en 2013 fut même violente sur le sujet.

Le Journaliste d’un grand quotidien titra : « Ex-Clemenceau ». Un porte-avions pour faire redécoller Hartlepool. En fait tout était dans le titre, et nous confortait pour continuer le combat aux côtés d’Industriels Brestois, qui eux sont les forces vives, et durables dans le pays et sur les ports.

L’Association MOR GLAZ bien conseillée savait que l’activité Industrielle était viable sur du long terme, le but était celui-là, former des spécialistes capables de déconstruire et de recycler des navires dans les meilleures conditions Sociales et Environnementales. Créer une véritable activité Industrielle sur le port de Brest créatrice d’emplois !

L’Association MOR GLAZ apprend, que le Député Européen Pierre KARLESKIND sera en visite ce vendredi 7 mai 2022  sur le  port de Brest et  souhaite visiter le Chantier de déconstruction des vieux navires. Nous en profitons pour rappeler à l’Elu, que tous les Chantiers en Europe ne sont pas aussi protecteurs des Hommes et de l’Environnement qu’à Brest. Que le Parlement Européen délivre parfois des dérogations le label Qualité à des Chantiers qui ne le méritent pas. L’Association MOR GLAZ lui demande de rectifier le cap et de faire en sorte que Brest soit l’exemple de ce qui doit se faire partout en Europe et ailleurs, de faire appliquer la juste concurrence si chère à l’Union Européenne. Cet Elu qui rencontre vraisemblablement les  Armateurs, doit imposer l’abolition de certaines dérives pour déconstruire leurs navires dans des Chantiers peu ou pas rigoureux.

Pour exemple : le Chantier « Aliaga » en Turquie dans lequel, les navires sont démolis sur les plages avec la pratique du « BEACHING » et ce, « sous le regard  peu ou pas inquiet » de l’Union Européenne. Les Chantiers Turques sont les concurrents  déloyaux du Chantier que vous visitez. En Turquie, les navires sont déconstruits comme en Asie. Ici à Brest les navires sont «recyclés» !

MOR GLAZ  ne lutte pas contre le dérèglement climatique, mais depuis des décennies contre les causes, les contrevenants de certaines règles, et comportements. La déconstruction des vieux navires dans de mauvais Chantiers est une dérive grave « il y a urgence et nécessité » il faut transformer en profondeur et efficacement les us et coutumes. Cela nécessite une volonté. Il faut changer le cap avec des capitaines courageux à la barre.

 

Pour l’Association MOR GLAZ     Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

Le 21 avril 2022 Jacques PERRIN larguait les amarres, condoléances à toutes celles et ceux qui restent sur le quai tristes et un peu désemparés.

Souvenir d’une rencontre qui restera présente à jamais !

Une rencontre à bord de l’Abeille Bourbon à Brest avec Monsieur Jacques PERRIN lors de sa remise du Grand Prix de l’Institut Français de la Mer par Monsieur Francis VALLAT.

Jacques et moi, nous étions restés en relations, facile de joindre Jacques lorsqu’il pensait « jugeait » que votre démarche pour défendre les Marins et les Océans était juste et réelle ! Un grand Homme si simple et rigoureux comme le sont souvent les Marins, Jacques était de notre communauté, celle des Gens de Mer, elle est endeuillée.

Quel honneur pour l’Association MOR GLAZ,  ses Adhérentes et Adhérents lorsqu’il accepta sur un simple appel téléphonique de dédicacer notre carte de vœux en 2011, et quel message d’espoir dans cette dédicace.

Merci Jacques pour tout ce que vous avez réalisé, merci pour les Marins et les Océans. La Planète, pour laquelle vous étiez si engagé, sans violence, vos écrits, vos images étaient vos moyens pour  faire passer tous ces beaux messages, tel l’oiseau marin qui survole la crête de la vague !  Merci Jacques.

Jacques, vous allez prendre la barre d’un navire pour réaliser un autre voyage, une Mer plus calme, l’ultime voyage celui parfois redouté par les Marins. Vous laisserez dans le sillage du navire qui vous conduira vers le quai, tant et tant de joies, de souvenirs et de vérités.

L’Association MOR GLAZ avait été très sensible pour « par » votre engagement auprès de nous. Vous le Capitaine défenseur de la Planète, si réaliste qui avez su avec fierté, détermination et d’une tolérance remarquable défendre les Marins et les Océans. Merci Jacques.

Bonne Mer Capitaine, merci pour tout reposez en paix, la relève de quart, ne sera plus jamais la même, vous manquerez sur le pont.

 

Human Rights at Sea : « Les crimes de guerre commis contre la marine marchande doivent faire l’objet de poursuites pénales » Un article de Adeline Descamps, Rédactrice en chef du Journal de la Marine Marchande ( JDMM)

Publié le 16 Avril 2022 par Adeline Descamps

©HRAS

Plus de cinquante jours après le début de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, les chances de désescalade sont ténues et le bilan humain est lourd. Les attaques contre les marins et les navires, qui se retrouvent au cœur des hostilités, inquiètent de plus en plus les ONG. Human Rights at Sea place le dossier au niveau de la Cour pénale internationale en évoquant la notion de « crimes de guerre ».

Crimes de guerre. La notion obéit à une définition stricte du droit international des conflits armés qu’il revient à la cour pénale internationale d’apprécier. Mais les ONG n’hésitent plus à en faire usage. Même en temps de guerre, il existe des règles de conduite. Le droit international humanitaire (DIH), autrement appelé « droit des conflits armés », est un corpus de textes qui encadre les opérations de guerre et l’emploi des armes pour en minimiser les impacts, en particulier à l’égard des populations et des installations civiles.

Qu’il s’agisse du nombre de civils blessés et tués, de personnes déplacées, de pertes militaires… aucun bilan précis des victimes civiles n’est disponible et toutes les données sont à prendre avec beaucoup de prudence car elles peuvent difficilement être corroborées sur le terrain par des organismes dépendants. Information et désinformation font partie des armes de guerre. Une seule certitude : elles sont trop nombreuses.

Mais le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) estimait à 4 335 le nombre de victimes civiles dans le pays – 1 842 tués et 2 493 blessés –, selon des données arrêtées au 11 avril. L’organisation précise toutefois que « les chiffres réels sont considérablement plus élevés » car il y a un temps entre la réception des informations et la vérification sur le terrain, indique-t-elle, si tant que les ONG puissent avoir accès aux lieux pour rassembler les preuves, essentielles pour qualifier les atrocités commises sur le terrain en « crimes de guerre ». « La plupart des victimes civiles enregistrées ont été causées par l’utilisation d’armes explosives ayant une large zone d’impact, notamment des tirs d’artillerie lourde et de systèmes de roquettes à lanceur multiple, ainsi que des frappes de missiles et aériennes », assure l’organisation.

10,5 millions de déplacés, 40 à 50 000 déportés

Plus de 10,5 millions de personnes ont été déplacées, que ce soit à l’intérieur de leur pays ou à l’extérieur où elles deviennent des réfugiés, décompte le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR). Cela correspond à environ un quart de la population. Les estimations font par ailleurs état de 13 millions de personnes dans un besoin urgent d’aide humanitaire en Ukraine. Selon le gouverneur de la région de Donetsk, Pavlo Kyrylinko, cité par le JDD, « il y aurait au moins 40 000 déportés et 50 000 certainement ». Le terme de « déporté » résonne particulièrement en Ukraine et convoque les heures sombres d’une Histoire saturée de mémoire. Certains récits, recueillis par des journalistes, sont terrifiants.

Un bilan civil difficile à établir faute d’accès aux lieux

Entre 2 500 et 3 000 soldats ukrainiens sont par ailleurs morts depuis le début du conflit le 24 février, a assuré le vendredi 15 avril le président ukrainien Volodymyr Zelensky alors qu’il était interviewé par un journaliste de CNN et 10 000 autres blessés. Lui aussi se réfuse à évoquer un bilan civil, difficile à établir car « au sud de notre pays, Kherson, Berdyansk, Marioupol plus à l’est, et la zone à l’est où se trouve Volnovakha sont bloquées ». Lors de cette même interview, le président ukrainien a affirmé que « le monde entier » devait être « inquiet » du possible recours à des « armes nucléaires » ou « chimiques » auquel pourrait se livrer Vladimir Poutine, « acculé par ses revers militaires en Ukraine. »

Les attaques contre les navires de commerce interdites par le droit en matière de conflits armés

« Le droit international interdit explicitement les attaques contre les navires marchands battant le pavillon d’États neutres aux États en guerre. Les navires marchands au mouillage dans les ports assiégés sont des biens civils par leur nature, leur emplacement, leur but et leur utilisation, et ils ne contribuent pas à l’action militaire. Toute attaque contre eux, comme le bombardement, est donc strictement interdite », rappelle Human Rights at Sea.

Le droit des conflits armés encadre aussi la saisie et la détention de navires marchands ennemis en mer. Si elles peuvent être autorisées par le droit international, la loi exige que les propriétaires du navire soient dédommagés de l’immobilisation ou destruction de propriété, rappelle l’ONG.

Human Rights at Sea appelle à son tour la communauté internationale et les autorités compétentes à s’obliger dès à présent à « demander des comptes » et à aider les juridictions internationales telle que la Cour pénale internationale (CPI) à rassembler les preuves. « Les crimes de guerre commis contre les marins ne doivent pas être oubliés. En tant que victimes civiles, ils ont eux aussi le droit d’obtenir justice. »

La Russie face aux « crimes de guerre »

Le procureur général de CPI était présent lors du conseil des ministres des Affaires étrangères le 9 avril pour aborder le soutien de l’UE à l’enquête ouverte pour « crimes de guerre » de la Russie en Ukraine.​

Le 13 avril, Karim Khan a qualifié l’Ukraine de « scène de crime », après une visite à Boutcha, près de Kiev, où les exactions commises ont déclenché la mise en oeuvre de nouvelles sanctions. « Nous sommes ici parce que nous avons de bonnes raisons de penser que des crimes relevant de la compétence de la Cour sont commis », a-t-il justifié.

Avec son droit de veto, la Russie peut s’opposer à la saisine par le Conseil de sécurité de l’ONU de la Cour pénale internationale. Elle empêcherait ainsi le lancement d’une enquête sur de possibles crimes de guerre en Ukraine. Cela ne la met toutefois pas à l’abri de toute poursuite judiciaire car la CPI peut également être saisie par un État membre du traité de Rome ou par le procureur. Face aux « crimes de guerre » dont la Russie est accusée, il n’y a qu’une solution, rappelle inlassablement le président ukrainien : exclure ce pays du Conseil de sécurité de l’ONU.

Situation critique des marins

Dans un courrier adressée récemment au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de Médecins sans frontières (MSF), le directeur général de l’OIT, Guy Ryder, et le secrétaire général de l’OMI, Kitack Lim, avaient alerté sur la situation critique de « pas moins de 1 000 marins » à bord de quelques 100 navires bloqués dans les ports ukrainiens, la mer Noire et la mer d’Azoz.

Les marins sont en prise directe avec les hostilités et des mines qui dérivent, avec des perspectives d’évacuation faibles du fait du blocus russe imposé alors qu’ils se trouvent dans des conditions de plus en plus précaires. Les vivres, les carburants, l’eau potable et les médicaments manquent, ont-ils fait valoir.

Ces dernières semaines, plusieurs navires marchands ont été pris pour cibles dans l’environnement du port ukrainien de Marioupol. Les événements les plus récents en date ont concerné le conventionnel Azburg, battant pavillon de la Dominique, qui a fini par couler après qu’un incendie se soit déclaré ; le vraquier Apache, qui selon le commandement militaire russe, tentait d’exfiltrer des représentants du bataillon extrémiste ukrainien Azov de Marioupol. Et le Smarta, un vraquier battant pavillon libérien, à quai à Marioupol depuis le 21 février, dont les 17 membres d’équipage sont retenus par les forces russes.

La Russie a déclaré avoir libéré ce qu’elle a appelé des « otages » des navires. Le 11 avril, dans un courrier adressé aux membres de l’Organisation maritime internationale (OMI), les autorités maritimes de la Dominique ont fait valoir que l’équipage du Azburg, qui a trouvé refuge à bord d’autres navire, serait « dans un état de peur et de détresse intense. »

Les attaques contre des navires marchands, des « crimes de guerre » ?

Depuis le début de la guerre, et selon les informations disponibles, un marin est mort à la suite d’une attaque de missile sur le Banglar Samriddhi. Et une dizaine de navires marchands ont essuyé des tirs. Mais le bilan pour les gens de mer et la navigation reste à renseigner.

« Chaque jour, les marins bloqués dans les ports ukrainiens craignent pour leur vie tandis que leur sécurité est menacée. Des attaques, telles que celles dont a fait l’objet le vraquier bangladais, qui a coûté la vie au troisième mécanicien du navire et l’Azburg, violent les lois de la guerre et constituent des crimes de guerre. Selon certaines informations, au moins trois autres navires marchands ont été attaqués à ce jour, dont un vraquier panaméen et un pétrolier battant pavillon moldave », indique l’ONG Human Rights at Sea, qui considère que les attaques contre des navires marchands constituent aussi des « crimes de guerre ».

Quinze réunions et des sessions extraordinaires 

Depuis le début de la guerre, le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu 15 réunions et l’Assemblée générale des Nations unies, a voté à trois reprises pour condamner l’invasion (2 mars), réclamer la protection des civils (24 mars) et écarter la Russie du Conseil des droits de l’Homme (7 avril).

Il doit tenir ce 19 avril une nouvelle session alors que la mise en oeuvre de couloirs humanitaires pour l’évacuation des civils reste problématique. À l’issue de la 35e session extraordinaire du Conseil de l’OMI, qui s’est tenue les 10 et 11 mars sur les conditions de navigation en mer Noire et en mer d’Azov, des mesures avaient été envisagées pour mettre en œuvre des corridirs maritimes de sécurité. Les modalités pratiques restent à définir.

Selon la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF), qui représente quelque 200 syndicats de marins, ces « couloirs bleus » seraient impossibles à établir en raison des mines dérivantes.

Adeline Descamps

https://www.journalmarinemarchande.eu/actualite/shipping/human-rights-at-sea-les-crimes-de-guerre-commis-contre-la-marine-marchande

 

 

Plus de cinquante jours après le début de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, les chances de désescalade sont ténues et le bilan humain est lourd. Les attaques contre les marins et les navires, qui se retrouvent au cœur des hostilités, inquiètent de plus en plus les ONG. Human Rights at Sea place le dossier au niveau de la Cour pénale internationale en évoquant la notion de « crimes de guerre ».

Crimes de guerre. La notion obéit à une définition stricte du droit international des conflits armés qu’il revient à la cour pénale internationale d’apprécier. Mais les ONG n’hésitent plus à en faire usage. Même en temps de guerre, il existe des règles de conduite. Le droit international humanitaire (DIH), autrement appelé « droit des conflits armés », est un corpus de textes qui encadre les opérations de guerre et l’emploi des armes pour en minimiser les impacts, en particulier à l’égard des populations et des installations civiles.

Qu’il s’agisse du nombre de civils blessés et tués, de personnes déplacées, de pertes militaires… aucun bilan précis des victimes civiles n’est disponible et toutes les données sont à prendre avec beaucoup de prudence car elles peuvent difficilement être corroborées sur le terrain par des organismes dépendants. Information et désinformation font partie des armes de guerre. Une seule certitude : elles sont trop nombreuses.

Mais le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) estimait à 4 335 le nombre de victimes civiles dans le pays – 1 842 tués et 2 493 blessés –, selon des données arrêtées au 11 avril. L’organisation précise toutefois que « les chiffres réels sont considérablement plus élevés » car il y a un temps entre la réception des informations et la vérification sur le terrain, indique-t-elle, si tant que les ONG puissent avoir accès aux lieux pour rassembler les preuves, essentielles pour qualifier les atrocités commises sur le terrain en « crimes de guerre ». « La plupart des victimes civiles enregistrées ont été causées par l’utilisation d’armes explosives ayant une large zone d’impact, notamment des tirs d’artillerie lourde et de systèmes de roquettes à lanceur multiple, ainsi que des frappes de missiles et aériennes », assure l’organisation.

10,5 millions de déplacés, 40 à 50 000 déportés

Plus de 10,5 millions de personnes ont été déplacées, que ce soit à l’intérieur de leur pays ou à l’extérieur où elles deviennent des réfugiés, décompte le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR). Cela correspond à environ un quart de la population. Les estimations font par ailleurs état de 13 millions de personnes dans un besoin urgent d’aide humanitaire en Ukraine. Selon le gouverneur de la région de Donetsk, Pavlo Kyrylinko, cité par le JDD, « il y aurait au moins 40 000 déportés et 50 000 certainement ». Le terme de « déporté » résonne particulièrement en Ukraine et convoque les heures sombres d’une Histoire saturée de mémoire. Certains récits, recueillis par des journalistes, sont terrifiants.

Un bilan civil difficile à établir faute d’accès aux lieux

Entre 2 500 et 3 000 soldats ukrainiens sont par ailleurs morts depuis le début du conflit le 24 février, a assuré le vendredi 15 avril le président ukrainien Volodymyr Zelensky alors qu’il était interviewé par un journaliste de CNN et 10 000 autres blessés. Lui aussi se réfuse à évoquer un bilan civil, difficile à établir car « au sud de notre pays, Kherson, Berdyansk, Marioupol plus à l’est, et la zone à l’est où se trouve Volnovakha sont bloquées ». Lors de cette même interview, le président ukrainien a affirmé que « le monde entier » devait être « inquiet » du possible recours à des « armes nucléaires » ou « chimiques » auquel pourrait se livrer Vladimir Poutine, « acculé par ses revers militaires en Ukraine. »

Les attaques contre les navires de commerce interdites par le droit en matière de conflits armés

« Le droit international interdit explicitement les attaques contre les navires marchands battant le pavillon d’États neutres aux États en guerre. Les navires marchands au mouillage dans les ports assiégés sont des biens civils par leur nature, leur emplacement, leur but et leur utilisation, et ils ne contribuent pas à l’action militaire. Toute attaque contre eux, comme le bombardement, est donc strictement interdite », rappelle Human Rights at Sea.

Le droit des conflits armés encadre aussi la saisie et la détention de navires marchands ennemis en mer. Si elles peuvent être autorisées par le droit international, la loi exige que les propriétaires du navire soient dédommagés de l’immobilisation ou destruction de propriété, rappelle l’ONG.

Human Rights at Sea appelle à son tour la communauté internationale et les autorités compétentes à s’obliger dès à présent à « demander des comptes » et à aider les juridictions internationales telle que la Cour pénale internationale (CPI) à rassembler les preuves. « Les crimes de guerre commis contre les marins ne doivent pas être oubliés. En tant que victimes civiles, ils ont eux aussi le droit d’obtenir justice. »

La Russie face aux « crimes de guerre »

Le procureur général de CPI était présent lors du conseil des ministres des Affaires étrangères le 9 avril pour aborder le soutien de l’UE à l’enquête ouverte pour « crimes de guerre » de la Russie en Ukraine.​

Le 13 avril, Karim Khan a qualifié l’Ukraine de « scène de crime », après une visite à Boutcha, près de Kiev, où les exactions commises ont déclenché la mise en oeuvre de nouvelles sanctions. « Nous sommes ici parce que nous avons de bonnes raisons de penser que des crimes relevant de la compétence de la Cour sont commis », a-t-il justifié.

Avec son droit de veto, la Russie peut s’opposer à la saisine par le Conseil de sécurité de l’ONU de la Cour pénale internationale. Elle empêcherait ainsi le lancement d’une enquête sur de possibles crimes de guerre en Ukraine. Cela ne la met toutefois pas à l’abri de toute poursuite judiciaire car la CPI peut également être saisie par un État membre du traité de Rome ou par le procureur. Face aux « crimes de guerre » dont la Russie est accusée, il n’y a qu’une solution, rappelle inlassablement le président ukrainien : exclure ce pays du Conseil de sécurité de l’ONU.

Situation critique des marins

Dans un courrier adressée récemment au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de Médecins sans frontières (MSF), le directeur général de l’OIT, Guy Ryder, et le secrétaire général de l’OMI, Kitack Lim, avaient alerté sur la situation critique de « pas moins de 1 000 marins » à bord de quelques 100 navires bloqués dans les ports ukrainiens, la mer Noire et la mer d’Azoz.

Les marins sont en prise directe avec les hostilités et des mines qui dérivent, avec des perspectives d’évacuation faibles du fait du blocus russe imposé alors qu’ils se trouvent dans des conditions de plus en plus précaires. Les vivres, les carburants, l’eau potable et les médicaments manquent, ont-ils fait valoir.

Ces dernières semaines, plusieurs navires marchands ont été pris pour cibles dans l’environnement du port ukrainien de Marioupol. Les événements les plus récents en date ont concerné le conventionnel Azburg, battant pavillon de la Dominique, qui a fini par couler après qu’un incendie se soit déclaré ; le vraquier Apache, qui selon le commandement militaire russe, tentait d’exfiltrer des représentants du bataillon extrémiste ukrainien Azov de Marioupol. Et le Smarta, un vraquier battant pavillon libérien, à quai à Marioupol depuis le 21 février, dont les 17 membres d’équipage sont retenus par les forces russes.

La Russie a déclaré avoir libéré ce qu’elle a appelé des « otages » des navires. Le 11 avril, dans un courrier adressé aux membres de l’Organisation maritime internationale (OMI), les autorités maritimes de la Dominique ont fait valoir que l’équipage du Azburg, qui a trouvé refuge à bord d’autres navire, serait « dans un état de peur et de détresse intense. »

Les attaques contre des navires marchands, des « crimes de guerre » ?

Depuis le début de la guerre, et selon les informations disponibles, un marin est mort à la suite d’une attaque de missile sur le Banglar Samriddhi. Et une dizaine de navires marchands ont essuyé des tirs. Mais le bilan pour les gens de mer et la navigation reste à renseigner.

« Chaque jour, les marins bloqués dans les ports ukrainiens craignent pour leur vie tandis que leur sécurité est menacée. Des attaques, telles que celles dont a fait l’objet le vraquier bangladais, qui a coûté la vie au troisième mécanicien du navire et l’Azburg, violent les lois de la guerre et constituent des crimes de guerre. Selon certaines informations, au moins trois autres navires marchands ont été attaqués à ce jour, dont un vraquier panaméen et un pétrolier battant pavillon moldave », indique l’ONG Human Rights at Sea, qui considère que les attaques contre des navires marchands constituent aussi des « crimes de guerre ».

Quinze réunions et des sessions extraordinaires 

Depuis le début de la guerre, le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu 15 réunions et l’Assemblée générale des Nations unies, a voté à trois reprises pour condamner l’invasion (2 mars), réclamer la protection des civils (24 mars) et écarter la Russie du Conseil des droits de l’Homme (7 avril).

Il doit tenir ce 19 avril une nouvelle session alors que la mise en oeuvre de couloirs humanitaires pour l’évacuation des civils reste problématique. À l’issue de la 35e session extraordinaire du Conseil de l’OMI, qui s’est tenue les 10 et 11 mars sur les conditions de navigation en mer Noire et en mer d’Azov, des mesures avaient été envisagées pour mettre en œuvre des corridirs maritimes de sécurité. Les modalités pratiques restent à définir.

Selon la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF), qui représente quelque 200 syndicats de marins, ces « couloirs bleus » seraient impossibles à établir en raison des mines dérivantes.

Adeline Descamps

https://www.journalmarinemarchande.eu/actualite/shipping/human-rights-at-sea-les-crimes-de-guerre-commis-contre-la-marine-marchande

 

Crise russo-ukrainienne : pas moins de 1 000 marins piégés Publié le 12 Avril 2022 par Adeline Descamps

Le vraquier Smarta aurait subi des tirs et abordé. Les membres d’équipage sont actuellement détenus par les forces russes. ©DR

Alors que plusieurs navires marchands ont été pris pour cibles ces dernières vingt-quatre heures dans l’environnement de la ville portuaire martyre de Marioupol, les organisations internationales réitèrent leur  appel à une intervention d’urgence pour les marins à bord de la centaine de navires bloqués dans les ports ukrainiens et les eaux territoriales.

Les soldats ukrainiens tentent désespérément de défendre la ville portuaire stratégique de Marioupol, cible prioritaire des attaques russes depuis plus de quarante jours, bombardée, assiégée, et en quasi-totalité détruite. Le pilonnage sans relâche est à la hauteur des enjeux que porte le maître du Kremlin pour cette partie sud-est du territoire ukrainien. Le contrôle de ce port industriel majeur sur la Mer d’Azov est la clé de la continuité territoriale que veut réaliser la Russie entre les deux Républiques séparatistes du Donbass et la Crimée annexée en 2014.

« Aujourd’hui sera probablement l’ultime bataille (…) car nos munitions s’épuisent », indiquait le lundi 11 mars sur les réseaux sociaux la 36e brigade de la marine nationale des forces armées ukrainiennes alors que le chef des séparatistes prorusses de Donetsk avait affirmé dès le 11 avril que ses troupes avaient conquis entièrement la zone. Les combats qui y font encore rage prouvent qu’il n’en est rien même si la ville-martyre est cependant en train de céder.

Selon Vadym Boïtchenko, maire de la ville, cité par Reuters, le nombre de civils tués dépasserait les 21 000, dont des enfants, tandis que 100 000 personnes sont toujours piégées dans la ville. Un bilan qu’il n’est pas possible de corroborer. Avant l’invasion du 24 février, selon les autorités locales, la ville portuaire comptait un peu moins de 400 000 habitants.

Une dizaine d’attaques contre des navires marchands

Ces derniers jours, plusieurs navires marchands ont été pris pour cibles dans l’environnement du port ukrainien. La semaine dernière, les forces russes ont bombardé le conventionnel Azburg, qui a fini par sombrer après qu’un incendie se soit déclaré. Le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konashenkov, a affirmé au cours du week-end dernier qu’un patrouilleur de la marine russe avait ouvert le feu sur le vraquier Apache.

Selon le commandement militaire russe, le naviredétenu et géré par la compagnie turque Misha Shipping et battant pavillon maltais, tentait d’exfiltrer des représentants du bataillon extrémiste ukrainien Azov de Marioupol.  Il est impossible de confirmer ou d’infirmer qu’il y a réellement eu une tentative de sa part de vouloir briser le blocus de Marioupol, comme le laissent entendre les forces russes car les données AIS des navires sont désactivées dans cette zone dangereuse pour la navigation.

Des responsables ukrainiens ont déclaré, également le 11 avril, que les militaires russes avaient capturé les 17 membres d’équipage, dont 16 de nationalité ukrainienne, du Smarta. Le vraquier battant pavillon libérien, parti d’Égypte mi-février, était à quai à Marioupol depuis le 21 février d’après les données AIS du navire. Il aurait essuyé des tirs avant d’être abordé. Il est actuellement amarré à l’ouest du port de la ville martyre mais sans son équipage, qui serait toujours retenu par les forces russes.

Ces deux derniers événements portent à une dizaine le nombre d’attaques dont ont fait l’objet de navires marchands depuis le début du conflit. Les données divergent selon les sources mais de façon avérée, il s’agirait au moins de la huitième. 

Appel urgent

Face à l’escalade des tensions, l’’OIT et l’OMI ont réitéré leur appel à une action urgente. Dans une lettre conjointe adressée aux responsables du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de Médecins sans frontières (MSF), le directeur général de l’Organisation internationale du travail, Guy Ryder, et le secrétaire général de l’Organisation maritime internationale, Kitack Lim, évoquent une situation critique pour les équipages de plus de 100 navires de commerce bloqués dans les ports ukrainiens. Selon l’OMI, pas moins de 1 000 marins sont pris au piège dans les ports ukrainiens et à bord des navires bloqués dans la mer d’Azov.

« Outre les dangers liés aux bombardements, de nombreux navires concernés manquent désormais de nourriture, de carburant et d’autres fournitures essentielles. La situation devient donc de plus en plus intenable », indiquent les représentants des organisations internationales.

Tout en condamnant l’agression de la Fédération de Russie envers l’Ukraine, « sa violation de l’intégrité territoriale et de la souveraineté d’un État membre des Nations Unies, s’étendant à ses eaux territoriales », le Conseil de l’OMI (40 membres), qui s’était réunie en session extraordinaire les 10 et 11 mars, avait validé le principe de corridors maritimes. Une soumission qui avait été déposée par la Chambre internationale de la marine marchande (ICS), Intertank et Intercargo – les organisations professionnelles représentant les exploitants de tankers et de vraquiers, les deux catégories de navires qui fréquentent ces eaux –, ainsi que par les clubs P&I.

Outre une déclaration qui condamne fermement la violation du droit international par la Fédération de Russie, dont on peut sérieusement douter de la portée sur l’agresseur, il n’a pas été possible jusqu’à présent de mettre en pratique ces couloirs de sécurité, qui supposent au préalable un cessez-le-feu.

Le vice-premier ministre ukrainien, Iryna Vereshchuk, a toutefois déclaré ce 12 avril que neuf couloirs humanitaires allaient être ouverts à travers le pays pour permettre l’évacuation des civils, notamment de Marioupol.

Adeline Descamps

Sur le même sujet

Shipping

 

 

Crise russo-ukrainienne : la nouvelle vague de sanctions pourrait concerner les ports européens

05 Avril 2022

 

Shipping

Crise russo-ukrainienne : la Russie aurait admis le principe d’un corridor maritime de sécurité

27 Mars 2022

 

 

 

Crise russo-ukrainienne : l’OMI valide le principe de corridors maritimes de sécurité

13 Mars 2022

 

 

 

Shipping

Crise russo-ukrainienne : environnement extrêmement mouvant pour le transport maritime

09 Mars 2022

 

Shipping

Crise russo-ukrainienne : l’OMI convoque une session extraordinaire

06 Mars 2022

 

 

 

Crise russo-ukrainienne : les attaques contre les navires sont désormais meurtrières

03 Mars 2022

Newsletter

Je m’abonne gratuitement à la newsletter du Journal de la Marine Marchande

Le mensuel

 

 

 

 

 

 

Sommaire du N°5120