L’Association MOR GLAZ, s’interroge –« comment un navire peut-il se dégrader aussi rapidement après avoir passé 30 jours le long du quai à Calais et avoir quitté ce port il y a moins d’une semaine ? Comment cet engin a-t-il été contrôlé par qui ? classé par quelle Société ? assuré etc…. ? La France ne peut pas, ne doit pas se rendre complice de tels agissements, nos valeurs Maritimes sont autres
Ci-dessous les raisons qui justifient la demande pressante des deux Marins Ukrainiens de débarquer rapidement, au plus vite avec leurs salaires !
L’état actuel du remorqueur WORLD TRADER est critique et dangereux.
L’Association MOR GLAZ salue le courage de ces deux Marins, qui demandent juste de quitter la galère !
-« Les défaillances mentionnées ci-dessus contreviennent à la convention SOLAS, au Code ISM et aux normes générales de sécurité maritime. Dans cet état, le navire n’est pas en état de naviguer et ne doit pas prendre la mer.
-« Pour ces raisons, le cuisinier et moi-même refusons de continuer à travailler à bord de ce navire, car les risques pour notre vie et notre santé sont inacceptables. Nous demandons une assistance immédiate pour débarquer.
-« Nous vous remercions de votre compréhension. Toutes les photos, vidéos et rapports justificatifs seront fournis.
- Équipements de navigation et contrôle du navire
Le navire subit des défaillances continues de ses principaux systèmes de navigation et de contrôle :
• Pannes et coupures de courant fréquentes, provoquant l’arrêt inopiné du navire.
• Le radar est sous tension, mais n’acquiert ni ne suit aucune cible.
• Le pilote automatique est totalement hors service et la barre manuelle ne fonctionne pas correctement.
• Toutes les cartes électroniques requises ne sont pas disponibles ; nous sommes contraints de naviguer avec une instrumentation très limitée.
• Les conditions météorologiques difficiles et le roulis constant rendent la veille extrêmement difficile.
• Le second capitaine est dans l’incapacité de prendre son quart dans ces conditions dangereuses.
Ces défaillances créent un risque immédiat de collision, d’échouement et de perte du navire.
2. Problèmes de moteur et d’alimentation électrique
• Le moteur principal cale régulièrement et le navire perd fréquemment sa propulsion.
• Les coupures de courant fréquentes constituent un danger grave, notamment par gros temps.
3. Inondation et fuite de carburant dans le compartiment de l’appareil à gouverner
À l’intérieur du compartiment de l’appareil à gouverner :
• De l’eau s’infiltre continuellement dans le compartiment, provoquant des inondations répétées.
• Il y a une fuite de carburant que l’équipage tente de nettoyer avec les moyens limités dont il dispose.
• Des produits de nettoyage chimiques sont utilisés sans ventilation adéquate.
L’inondation du compartiment de l’appareil à gouverner et la fuite de carburant sont extrêmement dangereuses, créant des risques d’incendie et pouvant entraîner une perte totale de contrôle de la direction.
4. Moisissures, humidité et conditions de vie insalubres
• Le lit du second capitaine est couvert de moisissures en raison d’une humidité persistante.
• Malgré de multiples tentatives de nettoyage et de séchage, les moisissures réapparaissent dès que l’eau s’accumule à nouveau.
• L’odeur, l’humidité et la mauvaise qualité de l’air entraînent une détérioration de son état de santé.
Le second capitaine refuse de dormir dans sa cabine, car elle représente un danger pour sa santé.
5. Système d’eau douce contaminé
Depuis cinq jours, l’eau des robinets à bord est salée. L’équipage n’a d’autre choix que de :
• se doucher à l’eau salée,
• se brosser les dents à l’eau salée.
Cette situation est inacceptable du point de vue de l’hygiène et présente des risques pour la santé.
6. Panne des systèmes de réfrigération et de congélation
• Le congélateur principal est hors service, La chambre pour les légumes est également hors servic.
Ceci engendre un risque de détérioration des aliments et une impossibilité de stocker les provisions en toute sécurité.
7. Absence d’équipements de protection individuelle (EPI)
Le navire ne dispose d’aucun EPI, notamment :
• chaussures de sécurité,
• combinaisons,
• vêtements de protection de base.
Ceci rend les tâches normales dangereuses et constitue une violation des règles de sécurité.
8. Perte de l’ancre
Lors de la première opération de mouillage, le navire a perdu son ancre.
Peu après, le moteur a de nouveau calé et le navire a été privé d’alimentation électrique.
9. Le neuvième point, bien sûr, concerne nos salaires. Nous n’avons toujours pas été payés.
- Un nouveau mois a commencé, nous sommes déjà le septième. Naturellement, pour simplifier, nous n’avons toujours pas été payés pour ces jours. »



L’association MOR GLAZ dénonce cette fois encore l’autorisation donnée par le port de Calais de laisser repartir ce navire après une immobilisation de trois semaines apparemment pas suffisantes !









