Décembre 2011, le TK BREMEN se mettait au plein, au sec sur la plage d’Erdeven dans le Morbihan en Bretagne

Le 15 décembre 2011

TK BREMEN: A quoi servent encore ces procès ?

Ces procès sont utiles que s’ils font changer les comportements des Autorités Maritimes et Portuaires,

s’ils permettent de recadrer les « pavillons de complaisance » « les pseudo-armateurs » et autres irresponsables du transport maritime,

s’ils permettent de laisser, « de redonner » certaines libertés et prérogatives  aux Capitaines de navires, comme celle de rester à quai lorsque le temps est trop mauvais, ou le navire en mauvais état !

C’est pourquoi certains élus et associations réclamaient des mesures.

« Le TK BREMEN devait-il impérativement quitter le port de Lorient (afin d’économiser quelques euros de droits de quai) par de telles conditions météorologiques prévues depuis plus de 48 heures ?

Après ce procès, les autorités portuaires devraient avoir le pouvoir d’empêcher les appareillages lors de telles conditions météorologiques» ou lorsqu’un navire est jugé dangereux pour son Equipage et l’Environnement. L’association MOR GLAZ garde ce cap.

Durant ces trois jours, les débats, s’annoncent  passionnés au Tribunal correctionnel de Brest, ils sont ouverts, ils doivent faire changer les us et coutumes dangereuses.

Pour l’association MOR GLAZ   Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

porte ouverte abeille bourbon le 2 septembre 2018

SOUTENIR, AIDER ET SAVOIR TENDRE LA MAIN :

Merci au Commandant Jean-Luc LE GOFF et  à son équipage :

Pascal…..Hubert…..Mickaël…..Mathieu…..Bruno…..André…..Eric…. Pierrick….Florian…Jérôme…Thomas. et aux bénévoles.

Lors de la  visite du remorqueur ABEILLE BOURBON à BREST le 2 septembre 2018 ,4728€  de dons ont été perçus, ils  seront intégralement remis aux deux associations  » La Recherche contre la Mucoviscidose »  et de  » l’ADOSM ».

 

Le plaidoyer du marin pour l’orpheline Le président de Mor Glaz se bat pour Océane, qui se voit réclamer le remboursement de son indemnisation.

Article Ouest-France     Le plaidoyer du marin pour l’orpheline   Thierry DUBILLOT.

 

C’était un fait divers tragique. Le 14 janvier 2013, au petit matin, deux marins sont retrouvés noyés dans le bassin du Commerce, à Cherbourg (Manche). Les deux hommes font partie des équipages de deux chalutiers de La Turballe, en Loire-Atlantique. Cette nuit-là, les deux hommes ont sans doute trop bu. Les deux navires sont à couple. Lorsque le premier tombe à l’eau en glissant sur le pont, le second se jette dans le bassin pour tenter de ramener son collègue. Il n’y parviendra pas.

L’accident du travail est avéré. L’Établissement national des invalides de la Marine, l’Enim, accepte de verser une indemnité de 5 000 €, plus une compensation de 500 € par mois, jusqu’à sa majorité, à la jeune Océane, l’orpheline du second marin, âgée de 13 ans.

Hélas, l’affaire se complique au début du mois de novembre. La Sécurité sociale des marins découvre que l’homme était ivre au moment du drame. Et, comme le dit Jean-Paul Hellequin, le président de Mor Glaz, association qui défend depuis des années les marins du monde entier,  » elle estime arbitrairement, avec une froideur administrative, qu’Océane ne doit plus percevoir d’aides et devrait même les rembourser sous quelques jours « . La somme réclamée frise les 10 000 €.

Face à cette affaire  » douloureuse et ubuesque «  révélée dans Ouest-France, le sang de Jean-Paul Hellequin ne fait qu’un tour. Lui, l’ancien marin de l’Abeille Flandres, ne peut supporter cette injustice. Il en appelle à la ministre Ségolène Royal, dont l’Enim dépend (1). Sans réel succès.  » Comme d’habitude, les fonctionnaires se réfugient derrière des textes.

 » Il n’a pas l’intention de s’arrêter là :  » L’Enim doit revenir sur cette mauvaise décision. La solidarité des gens de mer vient d’être remise en cause. Une sentence à l’encontre d’une orpheline de 13 ans n’honore pas une administration à caractère social et solidaire. Nous demandons qu’Océane retrouve ses droits et qu’elle soit soutenue par les services sociaux maritimes. « 

(1) Le journaliste Patrick Poivre d’Arvor, membre du conseil d’administration de Mor Glaz, est également intervenu auprès de la ministre, de même que la CGT des marins.

Courrier envoyé par mail ce jour 1 novembre 2014 à Madame Ségolène ROYAL Objet : le remboursement par une orpheline de ses indemnités près de 10.000€

Cette Affaire dépasse la ligne jaune que peut parfois franchir l’Établissement National des Invalides de la Marine(ENIM) et certaines Administrations.

Madame la Ministre,

Cette douloureuse et sordide affaire devrait attirer votre attention, et vous amener à la résoudre rapidement.

Le papa d’Océane, marin, est décédé en 2013 en tentant de sauver un collègue de la noyade dans le port de Cherbourg. L’Établissement National des Invalides de la Marine qui dépend de votre ministère, découvrant que l’homme était ivre au moment du drame, estime arbitrairement avec une froideur administrative, que sa fille Océane âgée de 13 ans, orpheline, ne doit plus percevoir les aides et devrait même les rembourser sous quelques jours.

Madame la Ministre, nous vous demandons de mettre fin à la machine administrative inhumaine et froide qui vient de prendre cette décision à l’encontre de Océane….Mettre fin à cette décision vous honorerait, et mettrait fin à l’angoisse que doit subir  » vivre  » cette orpheline, dont le papa a péri en mer dans les conditions que nous pouvons imaginer, pour aller sauver l’un de ces collègues lui aussi décédé.

Madame la Ministre, croyez-vous qu’une sentence comme celle-là à l’encontre d’une orpheline de 13 ans honore nos administrations, et de plus une administration à caractère sociale et solidaire…. Madame Ségolène ROYAL, pensez-vous que cette orpheline doit payer l’ivresse de son papa…

Madame la Ministre, l’association MOR GLAZ compte sur votre sensibilité et vôtre autorité de Ministre pour remettre de l’ordre dans les services et faire en sorte que l’orpheline retrouve tous ses droits et qu’elle soit soutenue par les services sociaux maritimes, mais aussi que l’administration soit réprimandée pour ses  » ces  » manquements envers cette orpheline de 13 ans.

Acceptez, Madame, nos salutations les plus respectueuses, nous nous tenons à votre disposition si vous le souhaitez.