CARGO MALTAIS EN DIFFICULTÉ AU LARGE DE LA BRETAGNE

L’association MOR GLAZ constate une fois encore que des marins ont bien failli perdre la vie parce que des mauvais acteurs du transport maritime ont laissé  » fait  » naviguer un navire qui aurait dû subir un bon arrêt technique depuis déjà longtemps voire une bonne refonte pour être aux normes de sécurité.

L’association MOR GLAZ montera à bord du «  BLACK PEARL  » durant son arrêt forcé à Brest. Nous essaierons avec l’une de nos adhérentes de nationalité Russe d’en savoir un peu plus sur ce voyage qui aurait pu être le dernier pour ces marins Russes et Polonais pour la majorité d’entre eux. L’Etat Français a su déployer de vrais moyens pour venir en aide à ces marins….il reste maintenant la sécurité que doit assurer notre pays pour les centaines de marins qui passent chaque jour devant notre région, car n’oublions pas que 2000m3 de bois sont à la mer et qu’ils représentent un véritable danger pour tous les marins, navires de pêche ect…….

Bravo au capitaine et à l’équipage du cargo le «  BLACK PEARL  » à la Marine Nationale, aux Affaires Maritimes, au Centre de Sécurité des navires de Brest et aux sauveteurs d’avoir réussi à sauver ce navire dans des conditions certainement difficiles .

Pour l’association MOR GLAZ , il y en a assez de voir tous ces navires polluer et perdre leur cargaison (pétrole, conteneurs remplis de produits parfois toxiques…). cette fois il s’agit de 2000m3 de bois véritable danger pour la navigation.

Pour l’association MOR GLAZ il n’y a aucune excuse ni circonstances atténuantes. Le cargo le «  BLACK PEARL  » arrêté plusieurs fois dans des ports de l’Union Européenne y compris à Rotterdam  » et il faut le faire  » durant plusieurs jours pour déficiences graves aurait dû faire l’objet d’une attention toute particulière de la part des contrôleurs de navires dans tous les ports où ce navire a escalé. Même pour transporter du bois, un navire doit être de bonne qualité.

· Assez de voir Malte continuer (et ce malgré son appartenance à l’Union Européenne) à enregistrer des navires sans s’assurer de leur état ( le pavillon Maltais est le 5ème mondial)

· Assez de voir ces sociétés de classification (RINA pour ce navire) qui laissent des navires peu fiables prendre la mer pour faire plaisir à des speudo-armateurs.

· Assez de ces affréteurs et assureurs peu scrupuleux.

· Assez des contrôles complaisants dans certains ports de l’Union Européenne.

· Assez aussi d’une réglementation à plusieurs vitesses au sein de l’Union Européenne. Ce navire était-il encore en état pour effectuer du transport maritime….. aurait-il été arrêté dans un port Français….

L’association MOR GLAZ demande à l’Etat Français de se retourner contre l’Etat du pavillon du navire (Malte), contre l’armateur, la société de classification, l’assureur, l’affréteur etc….(cette démarche devrait être d’une simplicité puisque tous ces acteurs sont européens).

L’association MOR GLAZ sera particulièrement vigilante à la remise en état de ce navire avant que celui-ci ne quitte le port de Brest. Monsieur Joé Borg, originaire de Malte, Commissaire Européen des affaires maritimes devrait poser des questions précises et pertinentes à l’administration de son pays d’origine.

Lors de l’entrée de Malte et Chypre au sein de l’Union Européenne, l’association MOR GLAZ aurait souhaité que la Commission impose des règles claires à ces deux pays( l’un représente respectivement la 5ème flotte mondiale l’autre la 9ème)

. Pour l’association MOR GLAZ ,le Président Jean-Paul Hellequin

 

reproduction interdite photos Jean-Paul Hellequin

« TOUS MENACÉS DONC TOUS CONCERNÉS » LE COMBAT CONTRE LE MARÉE NOIR, EXEMPLE FINLANDAIS VIGIPOL, 25eme anniversaire,

Texte rédigé en français

par Per-Hakan Slotte, maire de Porvoo en Finlande

24.09.2005

Monsieur le président, Mesdames, Messieurs, Chers Collègues, Chers Amis,

Je vous remercie de m’avoir invité à participer aux célébrations du anniversaire de Vigipol et présenter le combat contre le marée noir en Finlande. J’ai fait connaissance avec la Bretagne 1974 et lors d´une visite en France au printemps 1978 je me rappelle le choc, le désespoir et la colère du peuple de Bretagne lors de la tragédie de l’Amoco Cadiz. Et plus tard le désespoir et la colère ont été transformées en énergie et à Vigipol. Depuis, il a toujours été très naturel pour moi de me soucier des marées noires qui menacent la ligne côtière de cette région.

Jusqu’à présent, le Golfe de Finlande et la Mer Baltique ont été épargnés par les grandes catastrophes pétrolières. La région avec un immense archipel et la ville bilangue de Porvoo, en suedois Borgå, où je suis maire est situe à l’est de la capitale finlandaise Helsinki. Nous avons été confrontés à une poignée d’accidents mineurs depuis les années 1960. En février 1987, le vaisseau Antonio Gramsci s’est échoué, provoquant une marée noire d’environ 650 tonnes au milieu d’un archipel très fragile.

Le transport de pétrole le long du Golfe de Finlande a connu un développement spectaculaire ces dernières années. On estime que en 2010 les volumes sont près de 200 millions de tonnes. En sus de ce développement, le va?et?vient constant entre Helsinki et Tallin travers le Golfe de Finlande, connaît également un développement incessant. Dans la partie orientale du Golfe, les passages sont étroits et difficilement navigables, et le archipel tout au long de la côte de Finlande subirait de plein fouet une éventuelle marée noire d’importance, le cas échéant.

L’Agence Finlandaise pour l’Environnement, placée sous la tutelle du gouvernement et chargée des questions environnementales, est responsable des questions liées aux marées noires en mer. Elle dispose des vaisseaux et autres équipements utilisés pour combattre ces phénomènes. Le long de la côte et sur les terres, les communes et les services de sauvetage des régions sont chargés de combattre les marées noires. Ces opérations sont menées par les unités régionales des services de sauvetage, qui sont relativement bien équipées de véhicules, de vaisseaux et d’autres équipements. En cas de catastrophe, les agences environnementales de l´état et les unités régionales des services de sauvetage rassembleraient tout naturellement leurs ressources. En outre, nous disposons d’une foule de casernes de pompiers volontaires le long de la ligne côtière. L’unité régionale des services de sauvetage, placé sur la tutelle de Borgå, dispose d’environ 600 personnes pour traiter une éventuelle catastrophe.

Le gouvernement finlandais supporte l’essentiel du fardeau économique lié au combat contre les marées noires. Le coût des opérations qui constituent ce combat est remboursé par le Fonds de Protection contre les marées noires. Ce fonds est constitué, d’une part, de fonds issus du budget national et, d’autre part, de contributions prélevées sur l´importation de chaque ton de pétrole en Finlande. Le fonds rembourse le coût de tous les équipements utilisés pour combattre les marées noires. Il se charge également d’intenter les éventuelles procédures judiciaires à l’encontre de la ou des parties responsables de la marée noire. Ainsi, chaque commune, le service de sauvetage ou les entreprises privées qui fournissent les équipements et le personel n’ont pas besoin d’intenter par elles?mêmes de quelconque action ou attendre des années pou eventuellement etre remboursées.

Les risques de grande marée noire ayant augmenté de manière significative ces dernières années, le gouvernement finlandais a décidé, en 2002, de renforcer ses capacités de combat contre les catastrophes. Au printemps 2005, un groupe de travail nommé par le Ministère de l’Environnement, proposa de fonder un centre pour le combat contre les dégâts provoqués par les marées noires au sud de la Finlande

La ville de Borgå, en collaboration avec deux autres villes (Kotka et Anjalankoski), proposa que les trois villes se partagent le centre pour le combat contre les dégâts provoqués par les marées noires. Le dépôt et la formation du personnel nécessaire à l’utilisation du matériel seront situées à Borgå ou se trouve aussi le raffinerie du petrole en Finlande, la formation et education general du personel pour ces types d´actions seront situés à Kotka, un des plus grands ports de la Finlande, tandis que le traitement des matières polluées se fera à Anjalankoski.

La ville de Borgå a mis un terrain à la disposition du dépôt et se dit prête à prendre en charge une partie des coûts de construction du centre. En collaboration avec une entreprise chargée de participer au combat contre les marées noires, nous avons engagé des négociations avec l’état pour définir comment devra fonctionner le centre, comment il sera administré et comment il sera géré. Une possibilité serait de constituer une société anonyme, dont l’état et l’industrie fourniraient le capital social. L’objectif serait de mettre en place une activité commerciale viable à Borgå. D’après nos estimations, le centre pourrait fonctionner d’ici 2 ans.

Le centre pour le combat contre les dégâts provoqués par les marées noires que nous prévoyons de construire, exercera différentes activités. L’état et l’industrie devraient conjointement supporter la responsabilité de l’achat de l’ensemble des équipements et du matériel. Le matériel et les compétences du centre sont commercialisés et proposés soit à des fins préventives, soit en cas de catastrophe subite. Pour l’état, l’intérêt de participer serait basé sur l’idée qu’en cas d’accident, du matériel et de l’équipement seraient immédiatement accessibles. Pour l’industrie, l’intérêt serait la disponibilité d’un dépôt de matériel accessible, qui pourrait servir de lieu d’exposition et de commercialisation des opérations de contrôle des marées noires proposées à travers toute l’Europe. C’est ce qui incite l’industrie à renouveler sans cesse son équipement. Ce concept permettrait un combat efficace contre les marées noires et serait créateur d’emplois locaux. Nous ne croyons pas tellement aux dépôts où l’équipement peut rester des années durant sans être jamais utilisé voire, au pire, court le risque de devenir obsolète et inutilisable.

Les entreprises du secteur de la lutte contre les marées noires et les financiers aptes à se constituer en réseau, sont convaincues de l’efficacité de ce concept commercial. A l’heure qu’il est, des négociations sont en cours un peu partout dans le monde pour savoir comment il peut renforcer l’efficacité du combat contre les dégâts provoqués par les marées noires.

Parallèlement à cela, nous lançons des projets inter?régionaux en coopération avec St Petersbourg, la region de Leningrad et les universités et autres institutions de la région. Un projet de ce type devrait également voir le jour en Estonie. L’objectif de tout cela est de créer une base de connaissances et une formation communes qui permettraient de diriger et d’organiser les contributions en matière de lutte contre les marées noires dans le Golfe de Finlande et la Mer Baltique. Je viens juste de rentrer de St Petersbourg où, en ma qualité de président d’une équipe chargée d’un projet d’éco?logistique, j’ai participé à un séminaire avec des participants représentant les partenaires finlandais et russes.

Mesdames, Messieurs, cheres collegues et chers Amis, le combat contre les dégâts provoqués par les marées noires doit être développé en collaboration avec tous les acteurs. Nous n’avons pas la même longue expérience que vous autres en Bretagne, mais par exemple Lamor Corporation à Borgå ont pour marché le monde entier et possèdent de grandes compétences. En outre, nous sommes convaincus qu’une coopération enthousiaste avec le secteur privé ne pourra qu’être bénéfique à ce combat et le rendra plus efficace. Un réseau qui, en cas de grande catastrophe, peut rapidement rassembler de l’équipement et du personnel, est une idée qui mérite une attention particulière. Rien, sauf les obstacles commerciaux et, j´espers qu´ils n´existent pas, ne saurait empêcher, par exemple, le centre pour le combat contre les marées noires de Borgå, d’apporter du matériel et de l’équipement en moins de 48 heures sur la côte bretonne si et lorsque cette dernière est menacée de pollution.

Sur ces bonnes paroles, je souhaite à Vigipol et à ses dirigeants et avec toutes les partenaires, le plus grand succès dans leurs travaux pour protéger la ligne côtière bretonne contre la pollution. Je vous remercie pour l´attention .

 à Monsieur Dominique de Villepin

Monsieur le Premier ministre,

L’association MOR GLAZ a rencontré le 24 septembre 2005 dans le cadre du 25ème anniversaire de VIGIPOL ( syndicat mixte de protection du littoral Breton mis en place après l’accident de l’AMOCO CADIZ) l’un des représentants monsieur Emilio Martin Gauza de la toute jeune Agence Européenne de Sécurité Maritime (AESM) implantée à Lisbonne. Nous avons appris par ce représentant lors d’ un échange public que les Agences Régionales de Sécurité Maritime (ARSM) n’étaient pas abandonnées et que leurs implantations régionales étaient uniquement liées à des raisons budgétaires.

L’association MOR GLAZ a défendu depuis 2003 ces Agences Régionales de Sécurité Maritime. Pour l’association MOR GLAZ , ces agences régionales doivent être une priorité pour permettre de réguler la première activité internationale qui devrait augmenter en volume durant les prochaines années ( rappelons que 90% des échanges mondiaux s’effectuent par la mer)

Monsieur le Premier ministre, l’association MOR GLAZ compte sur le dynamisme de votre gouvernement pour réactiver le dossier sur les Agences Régionales de Sécurité Maritime sur l’ensemble du littoral européen. Pour la France cette Agence Régionale de Sécurité Maritime doit être implantée à Brest pour des raisons évidentes ( depuis l’accident de l’AMOCO CADIZ, la pointe de Bretagne a montré un véritable dynamisme dans le domaine de la sécurité maritime avec la Préfecture Maritime, le CROSS , le CEDRE, IFREMER, l’UBO, VIGIPOL, plusieurs associations et syndicat actifs dans le domaine de la sécurité maritime et de la prévention des accidents en mer).

L’association MOR GLAZ va ce jour envoyer copie de cette lettre ouverte à toutes les régions et tous les départements du littoral français ainsi qu à la communauté urbaine de Brest qui doit défendre avec conviction ce dossier.

En l’attente, Veuillez recevoir, Monsieur le Premier ministre, nos sincères et respectueuses salutations.

Pour l’association MOR GLAZ,le président

Jean-Paul Hellequin

l’association MOR GLAZ attire une nouvelle fois l’attention des pouvoirs politiques européens et nationaux sur la convention de Bâle….

Lettre ouverte adressée le 18 août 2005 à :

Monsieur le Président de la République Française,

Monsieur le Premier ministre,

Monsieur le Président de la Commission Européenne,

Madame Nelly Olin, ministre chargée de l’Environnement;

                    Le NORWAY ( ex Paquebot France) doit être dépollué    

            l’association MOR GLAZ attire une nouvelle fois l’attention des pouvoirs politiques européens et nationaux sur la convention de Bâle….

Madame, messieurs,

Le paquebot le  » NORWAY  » ex France, qui bat pavillon de BAHAMAS devrait d’après nos informations être revendu par la société la  » STAR CRUISE  » ( l’actuel armateur du  » NORWAY  » ex France) à un chantier de démolition en Inde.

Madame, messieurs vous ne pouvez ni devez laisser des hommes voire des enfants démolir ce navire bourré d’amiante, produit classé rouge par sa dangerosité pour les hommes et l’environnement.

Le  » NORWAY  » ex France, qui est actuellement au mouillage devant le port de KLANG en Malaisie a été visité il y a quelques jours par 14 personnes de nationalité indienne. Toujours d’après notre informateur le  » NORWAY  » ex France devrait être remorqué jusqu’à  » GOA  » en Inde pour y être démoli……..Nous connaissons toutes et tous les conditions de  » travail  » des ouvriers dans ces chantiers de démolition, ne soyez pas complices de l’exploitation de ces ouvriers….

Rappelons que le  » NORWAY  » ex France avait quitté le port de BREMERHAVEN fin mai 2005 remorqué par le remorqueur Chinois  » DE DA  » le convoi a escalé au Cap le 1er juillet 2005. Le commandant aurait débarqué, ou aurait été remercié…..par la société la  » STAR CRUISE  » avant le départ de BREMERHAVEN. Ce même commandant déclarait sur M6 lors d’un reportage, qu’il ne conduirait pas le navire dans un chantier de démolition, qu’il préférerait débarquer.

Madame, messieurs, le but de cette lettre ouverte est d’attirer votre attention et celle du plus grand nombre de citoyens de la réalité des pratiques dans le milieu maritime malgré les conventions et autres textes qui devraient  » devaient  » protéger les hommes et l’environnement. Ayons tous en mémoire le feuilleton du porte-avions  » CLEMENCEAU  » qui a bien failli sans l’intervention des associations et d’un syndicat maritime Brestois finir à la démolition sans être désamianté, et débarrassé de divers produits dangereux .

Le  » NORWAY  » n’aurait pas dû pouvoir quitter l‘Allemagne, l’Europe sans que le désamiantage ne soit effectué, même si ce coût est estimé par l’armateur à 8 millions d’Euros…..Un armateur quel qu’il soit devrait prévoir le coût de démolition du navire lors de sa construction, cela devrait faire l’objet d’une loi internationale…. que fait l’Organisation Maritime Internationale (OMI)….

La convention de Bâle qui réglemente le trafic des déchets toxiques considère que les navires anciens, sont susceptibles de recevoir la qualification de  » déchets  » et donc de se voir appliquer les règles de ladite convention.

La convention de Bâle du 22 mars 1989, sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination, signée par la France et l’Inde prévoit que ces mouvements sont interdits si l’Etat exportateur dispose de moyens permettant l’élimination de ces déchets, (art 4-9-a) Nous sommes bien dans cette configuration.

Madame, messieurs, l’association MOR GLAZ vous demande de réagir et d’agir, auprès de la société  » STAR CRUISE  » pour que toutes les normes de sécurité, d’hygiène et de conditions de travail soient appliquées lors de la démolition de ce navire.Il faut aussi responsabiliser l’Etat du pavillon du navire.

Le  » NORWAY «  ex France doit être dépollué de la même manière et avec le même sérieux que s’il était démoli dans un chantier de l’Union Européenne.

L’association MOR GLAZ demande depuis plusieurs années un chantier de déconstruction de navire en Europe, nous réitérons cette demande.

Madame, messieurs pensons aux hommes voire aux enfants qui vont devoir démolir ce navire (ancien fleuron de la flotte mondiale).

L’association MOR GLAZ espère bien que vous mettrez tout en œuvre pour éviter que des hommes et l’environnement ne soient encore une fois agressés, parce qu’un armateur à choisi l’économie et va la faire subir, payer à des gens qui n’ont pas le choix et qui ne peuvent qu’accepter et subir les conditions de travail les pires qui soient.

Madame, messieurs ne soyez pas de simples observateurs, faites respecter les textes que vous avez signés. Montrez-vous très fermes si vous voulez regagner la confiance des électeurs.

L’économie que veut réaliser l’armateur pour ce désamiantage (de 8 millions €), ne peut pas se faire en négligeant la santé des hommes parce qu’ils sont dans des pays pauvres, ni de sacrifier l’environnement parce que cela se passe ailleurs, loin de chez nous……La mondialisation c’est aussi savoir faire appliquer des règles sociales, sanitaires et environnementales ailleurs……. Les discours c’est bien, agir c’est mieux.

Madame, messieurs, nous vous remercions de votre attention et nous comptons sur vous pour faire appliquer les conventions qui  » protègent  » les hommes et l’environnement

Recevez, madame, messieurs, nos très respectueuses et sincères salutations.

Pour l’association MOR GLAZ , le président

le président Jean-Paul Hellequin

L’association MOR GLAZ déplore la collision survenue le 2 août 2005 entre un porte conteneurs et un cargo au large des côtes Bretonnes sans victime ni pollution.

· Qu’est ce qui n’a pas bien fonctionné sur l’un des deux navires pour qu’il y ait eu abordage du porte conteneurs le  » SIERRA EXPRESS  » battant pavillon Grec par le cargo  » DOGGER  » battant pavillon Bahamas.

Le  » DOGGER  » (navire abordeur) est un vraquier de petite taille. Ce type de navire est des plus dangereux par leur conception ainsi que par les effectifs des équipages souvent réduits au minimum pour des raisons  » économiques « .

l’association MOR GLAZ a à plusieurs reprises attiré l’attention des pouvoirs publics sur les cadences de travail sur ces navires caboteurs.

Le  » SIERRA EXPRESS  » avait-il signalé sa position…… (43’22N 4’29W) et son arrêt pour effectuer des réparations…….dans cette zone très fréquentée par où transitent en moyenne chaque année plus de 142Millions de tonnes de marchandises à bord de plus de 54 000navires.

Tout navire stoppé représente un véritable danger pour la navigation. Un navire stoppé pour avarie dans cette zone devrait avoir l’obligation de se signaler et faire l’objet tant des autorités Britanniques que Françaises d’une attention toute particulière et rigoureuse y compris par beau temps.

L’association MOR GLAZ

demande que cette zone soit encore mieux surveillée

demande une meilleure formation des équipages internationaux

demande des effectifs suffisants sur tous les navires, et plus particulièrement sur les caboteurs.

Rappelons que dans ces zones dangereuses la législation internationale oblige le doublement du personnel de quart à la passerelle.

Pour une meilleur sécurité maritime, tous les moyens modernes et notamment le système anti-collision mis au point par la société Sea-On-Line devrait équiper tous les navires.

Le transport maritime reste un danger permanent dans cette zone au large de la Bretagne.

Le président de l’association Mor Glaz  Jean-Paul Hellequin

se tenait au Sénat dans le cadre  » carrefour des associations  » plusieurs tables rondes.

L’association MOR GLAZ ayant été conviée à ces tables rondes était présente. Je suis intervenu au nom de l’association sur deux sujets :

1) Les pollutions marines et le transport maritime

Les armateurs Français ont donné des ordres précis à leurs capitaines  » il est interdit de polluer partout dans le monde, ceci est inscrit dans la « charte bleue d’Armateurs de France  »

Pour l’association MOR GLAZ les us et coutumes doivent changer impérativement. Tous les intervenants et interlocuteurs sont tombés d’accord. Une avancée significative dans un milieu où les habitudes sont très ancrées (sans faire de jeu de mots). Je viens d’effectuer la traversée de Brest à Toulon à bord de l’Abeille Flandre, j’ai constaté par exemple le tri sélectif des déchets à la cuisine, ceci est assez nouveau.

2) Les autoroutes de la mer:

Les autoroutes de la mer sont devenues une obligation face au transport routier croissant. Plus de 10 000 camions traversent la France chaque jour du nord au sud. Cette situation ne peut continuer pour la sécurité routière, pour le réseau routier et pour la pollution due à ce moyen de transport.

Le moyen de remplacement est donc le transport des camions, des remorques par la mer: Pour cela il faut un véritable engagement des femmes et hommes politiques, des régions, des départements et des Etats concernés.

Le cabotage devra s’effectuer avec de bons armateurs  » et il y en a  » qui respecteront toutes les règles techniques et sociales.

J’ai proposé en tant que président de l’association MOR GLAZ notre aide aux armateurs présents pour mettre en place les autoroutes de la mer, et que cette idée devienne enfin une réalité avec les enjeux que nous pouvons imaginer.

a) enjeux humains

b) enjeux économiques

c) enjeux environnementaux

d) enjeux politiques pour les régions et les ports

 

L’association MOR GLAZ devient un interlocuteur, sachons montrer que nous sommes là pour construire et que nos objectifs sont réalisables.

 

Pour l’association MOR GLAZ Le président  Jean-Paul Hellequin

Le 26 décembre 2004, il y aura 5 ans que les premières nappes de pétrole provenant de l’ERIKA touchaient les côtes françaises. Qui a t-il eu de fait de concret depuis ce naufrage ..

  • le renouvellement et le doublement de la flotte de remorqueurs de haute mer en France et l’arrivée à Brest de l’argonaute ( navire récupérateur de pétrole),
  • une prise de conscience du danger que peut représenter le transport maritime mondial lorsque celui-ci est effectué par des pseudo-armateurs, le nombre de conférences et de colloques sur la sécurité maritime se sont multipliés
  • la mise en place de l’Agence Européenne de Sécurité Maritime qui siège paraît-il à Lisbonne (structure qui à ce jour ne fonctionne toujours pas, ou de manière très discrète, l’association MOR GLAZ demande de vrais pouvoirs pour cette structure et une antenne régionale à Brest.

    Qu’est-ce qui aurait dû être fait de plus…
    responsabiliser d’avantage les armateurs, les sociétés de classification, l’Etat du pavillon du navire, les affréteurs, les assureurs et les inspecteurs des navires des ports où sont contrôlés les navires en escale.

    Il manque une réelle volonté politique pour faire changer les mentalités dans l’une des principales activités internationales.

    L’entrée de Malte et Chypre dans l’Union Européenne aurait dû améliorer la réglementation du transport maritime tout au moins en Europe, si ces deux pays acceptaient d’entrer dans le rang des bons armateurs, ces deux pays ont plutôt tendance à s’opposer aux sanctions qui sont prises à l’encontre des pollueurs, mauvais armateurs etc…..
    La nomination du Maltais Joe Borg à la tête des affaires maritimes européennes est une provocation, une de plus dans ce secteur qui permet plus de 85% des échanges mondiaux.

    Le naufrage du cargo malaisien le  » Selengad Yau  » en Alaska et l’abordage le 7 décembre 2004 du porte-containeurs Allemand le  » MSC Ilona  » par le  » Hyundai Advance  » battant pavillon Panaméen, occasionnant la pire marée noire en Chine depuis 5 ans est la preuve qu’il y a du travail à réaliser.

    Pour l’association MOR GLAZ :
    * les sanctions doivent être dissuasives à l’encontre de tous les armateurs contrevenants qui exploitent des navires en mauvais état et des marins dans des conditions sociales déplorables. ·
    * L’Organisation Maritime Internationale doit établir des règles plus strictes et l’Union Européenne doit être un contre pouvoir face au organisations internationales qui laissent s’installer (voire encourager) toutes les dérives dans le transport maritime international.
    * Une sécurité maritime optimale n’est pas une utopie, il faut un certain courage politique pour imposer des lois dans ce milieu de non droit.
  • En excluant les mauvais acteurs du transport maritime les bons armateurs et les marins ont tout à y gagner y compris une autre image que celle donnée par les propriétaires et affréteurs de navires type  » Erika  »  » Prestige  » et bien d’autres..
    Le président de l’association MOR GLAZ

L’association MOR GLAZ demande à l’encontre de l’armateur du navire pétrolier l’  » ATLANTIC HERO  » pris en flagrant délit de pollution le 11 septembre 2004 au large des côtes françaises une caution exemplaire.

L’association MOR GLAZ demande une caution basée sur le cours du baril ( un baril = 159 litres) de pétrole au cours le plus haut des derniers mois. Au cours actuel du pétrole la cargaison de ce navire peut être évaluée à plus de 20 millions de dollars.

 

L’association MOR GLAZ considère que l’armateur de ce navire, affréteurs et autres peuvent et doivent payer pour laisser tous les déchets des navires à quai.

Pour l’association MOR GLAZ les peines prononcées ces derniers temps ne sont pas suffisamment dissuasives pour preuve cette nouvelle dérive…

L’association MOR GLAZ se constituera partie civile dans cette affaire comme dans toutes celles en cours.

 

 » ATLANTIC HERO  »

doit être inspecté de fond en comble et immobilisé si nécessaire..

L’association MOR GLAZ rappelle qu’un navire 

bien entretenu avec un bon armateur et un bon équipage ne pollue pas.

Pour l’association Jean-Paul Hellequin

Christian Bucher vice-président de Mor Glaz

11 procès pour pollution de la mer par hydrocarbures ont eu lieu au tribunal de Brest depuis le début de l’année 2004, d’autres vont avoir lieu. En Méditerranée aussi les procès se succèdent.

Voici un point des dernières affaires :

Le « Khaled Ibn AI Waleed » avait été surpris le 11 février 2004 en flagrant délit de dégazage dans les eaux françaises, au large du Cap Sicié (Var).Dérouté et immobilisé au port de Fos-sur-Mer, puis autorisé à reprendre la mer après versement d’une caution de 400000€.

Le procès s’était déroulé le 21 juin. Le jugement a été rendu public le lundi 6 septembre : amende de 500000€, dont 48501 seront à la charge de l’armateur, société des Émirats Arabes Unis. Le capitaine du porte-conteneurs, un pakistanais de 54 ans, a été condamné à un an de prison avec sursis

 

 

La Galice est polluée au quotidien par le Prestige, mais aussi les côtes de l’ Atlantique et de la Manche.

En 2002  » 600 000 Tonnes  » de produits polluants issus de déballastages ou autres actes volontaires ont été déversés dans les océans

139 infractions constatées pour pollution en Atlantique

plus de 300 infractions selon d’autres sources

2 sanctions

Le Pakistan touché depuis trois semaines par 40 000/50 000T de pétrole, toute la faune et la flore vont être touchées dans cette région très peuplée en tortues et en crevettes. Ce naufrage va comme d’habitude devenir une catastrophe économique et écologique.

Pourquoi le navire grec pollueur, le  » MV TASMAN SPIRIT  » navigue t-il plutôt dans ces régions du monde……. Si ce navire est dans l’état que nous supposons, pourquoi ce type de navire a t-il l’autorisation de naviguer……..quelle est sa société de classification…..son armateur……son affréteur….son assureur…….

Encore une fois, Mor Glaz dénonce les pseudo armateurs, les sociétés de classification, les assureurs, les affréteurs peu sérieux. Nous souhaiterions connaître le sentiment de ceux qui se disent les bons acteurs du transport maritime face à de telles catastrophes…..

Mor Glaz demande : que des règles internationales (les mêmes pour tous) soient imposées, que l’Etat du pavillon du navire soit condamné au même titre que les pollueurs.

Mor Glaz est pour la liberté des mers à condition que celles-ci soient respectées Ceux qui dérogent à ces règles doivent être considérés comme des délinquants et punis comme tels.

Le président de l’association Mor Glaz Jean-Paul HELLEQUIN