RAPPORT INTERNE LE CONSTAT DE LA LEGISLATION DEFICIENTE DES PORTS DE PLAISANCE EN FRANCE SUITE AU NAUFRAGE DU VOILIER « BE BOP » DANS LE GOLFE D’AJACCIO (CORSE SUD)

DÉCEMBRE 2020

Page   3 EXPOSE DES FAITS

Page   4 PLAN DE SITUATION NAUFRAGE 25_26 SEPT 2020

Page   5 COMMUNIQUE DE PRESSE PREFECTURE MARTIME MEDITERRANEE

Page   6  COMMUNIQUE MOR GLAZ N°1

Page   7 COMMUNIQUE MOR GLAZ N° 2

Page   8 COMMUNIQUE MOR GLAZ N°2

Page   9 COMMUNIQUE MOR GLAZ N° 4

Page 10 RAPPEL LESGISLATIF

Page 11 MODELE DE GESTION DES PORTS DE PLAISANCE EN CORSE

Page 12 LE LOGICIEL DE GESTION PORTUAIRE   MAGELAN

Page 14 PRINCIPE UNIVERSEL DE SECOURS AUX PERSONNES EN MER

Page 15  REFORME DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE MER & LITTORAL

Page 17 TEMOIGNAGE Mme ROMANETTI-BAECHTEL

Page 18 TEMOIGNAGE Mr MAY

Page 22 TEMOIGNAGE MR KERGALL

Page 23 CONCLUSION

 

(3) EXPOSE DES FAITS

 

Jeudi 24 Septembre 2020

En Corse depuis deux mois, après avoir quitté le Cap d’Agde (34), l’équipage du voilier BE BOP composé de trois personnes souhaite regagner l’un des deux ports d’Ajaccio le jeudi 24 septembre 2020 en soirée, en prévision d’un avis de tempête. Selon la réponse des autorités portuaires, aucune place à quai ou autres mouillages ne sont disponibles.

Vendredi 25 Septembre 2020

 Le vendredi matin à 08 heures, l’équipage réitère sa demande.  A 10 heures, Madame DEBUYSER Dominique, épouse du skipper, suite au refus de la capitainerie se met à pleurer en disant à la personne responsable du port : «Qu ‘elle ne pouvait pas nous laisser en mer avec le coup de vent qui s’annonçait mais elle n’a rien voulu savoir ».

Le vendredi soir, le vent de Nord-Ouest souffle à 50 nœuds, et le voilier BE BOP trouve refuge à Pitrusedda -Pietrosella.

A 23 heures, rupture du mouillage, le voilier se trouve en dérive. Monsieur Philippe DEBUYSER lance le moteur. Madame DEBUYSER appelle les secours. La troisième personne amie du couple se trouve dans la cabine. Quelques instants après le voilier BE BOP talonne un haut fond

Madame DEBUYSER rejoint le rivage à la nage. Prise en charge par le personnel de l’hôtel Le Maquis, elle sera ensuite acheminée vers l’hôpital de la Miséricorde d’’Ajaccio.

 

Samedi 26 Septembre 2020

 Vers les 05 heures du matin, un des hélicoptères de secours repère le corps de Monsieur DEBUYSER ; Ce dernier est repêché et acheminé vers une plage d’Ajaccio.

En fin d’après-midi, le corps de l’ami de la famille DEBUYSER est découvert sur la plage d’Agosta. Fin des recherches.

Mardi 13 Octobre 2020

Une information judiciaire contre x a été ouverte ce mardi par le parquet d’Ajaccio après le naufrage du voilier BE BOP qui avait fait deux victimes le 26 septembre dernier dans le golfe d’Ajaccio. Cette information menée par un juge d’instruction pour « pour mise en danger de la vie d’autrui, homicides et blessures involontaires » à été ouverte suite aux premiers éléments de l’enquête de la gendarmerie maritime d’Ajaccio. L’enquête a été confiée à la brigade des recherches de la gendarmerie maritime de Marseille.

 

(4) PLAN DE SITUATION DU NAUFRAGE DU VOILIER BE BOP

NUIT DU 25 AU 26 SEPTEMBRE 2020

(5) COMMUNIQUE DE PRESSE

DE LA PREFECTURE MARITIME DE MEDITERRANEE

Le voilier Be Bop talonne en baie d’Ajaccio

Opération de sauvetage en cours coordonnée par le CROSSMed

26 sept. 2020

Ce jour, samedi 26 septembre 2020, peu après minuit, le CROSS Med (Centre Régional des Opérations de Surveillance et de Sauvetage en Mer Méditerranée) reçoit une alerte d’un voilier français le « Be Bop ». Suite à la rupture de son mouillage, ce dernier a talonné sur des hautfonds en baie d’Ajaccio (Corse du Sud). Les moyens suivants sont alors immédiatement engagés :

  • Le RIAS (Remorqueur d’Intervention, d’assistance et de sauvetage) Abeille Flandre, qui était prépositionné Sud Corse en raison des mauvaises conditions météorologiques annoncées ;
  • L’hélicoptère Dragon2A de la Sécurité civile qui sera relevé par le PUMA basé à Solenzara de l’Armée de l’air afin de maintenir une couverture aérienne pendant les premières heures de recherche ;
  • Des patrouilles terrestres des pompiers du SDIS (Service Départemental d’Intervention et de Sécurité) ;
  • et la SNS732 Guardiolinu de la SNSM.

Trois personnes étaient à bord. Alors qu’une femme a été retrouvée saine et sauve sur la côte et a été prise en charge par les pompiers, les recherches de deux hommes se poursuivent en mer comme à terre. Des débris du voilier ainsi que son épave ont été localisés. Le plongeur de l’hélicoptère Dragon a été engagé pour une inspection sommaire de l’épave (conditions difficiles ne permettant pas une inspection visuelle complète) sans pouvoir retrouver les personnes toujours disparues.

Les conditions météorologiques sont particulièrement dégradées, complexifiant les opérations de recherche : vent de 25 à 30 nœuds, plus de 40 nœuds en rafale, mer 5 et visibilité de 0.5 nautique (mer 5 = mer forte = hauteur de la mer du vent entre 2.5 et 4 m / 1 nm [nautical mile]= 1.852km / 1nd = 1nm/h = 1.852km/h).

Cette opération souligne l’importance du rôle de coordination des opérations de recherche et de sauvetage en mer conduites toute l’année par les centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage et l’expertise de chaque services ou administrations qui sont amenés à y participer.

Sans présager des circonstances dans lesquelles cet événement est intervenu, la Préfecture maritime rappelle de :

– Ne pas surestimer ses moyens et ses capacités si les conditions ne sont pas compatibles avec son niveau ;

– Vérifier la météo et de ne pas prendre la mer lorsque les conditions météorologiques sont très mauvaises ;

– Disposer des équipements de sécurité obligatoires et en état de marche ;

– Avoir un moyen de communication avec batterie chargée pour joindre le Cross Med si besoin (au 196 depuis n’importe quel téléphone ou canal 16 par VHF).

(6)  COMMUNIQUE N°1 BE BOP/06/10/2020

Dans la nuit du vendredi 25 au samedi 26 septembre 2020, que s’est-il réellement passé en Corse du Sud lors du coup de vent ?

Nous souhaitons nos plus sincères condoléances à Madame Dominique DEBUYSER, seule rescapée du   naufrage du voilier de 11 mètres « BE-BOP » survenu dans la nuit du 25 septembre 2020.

Depuis quelques jours, l’un des Adhérents de MOR GLAZ séjournant en Corse nous appelle et essaie de glaner des renseignements « informations »  sur le refus ou l’impossibilité de trouver une place à quai dans plusieurs ports du Sud de la Corse pour le voilier le « BE-BOP » dont deux personnes ont perdu la vie lors du naufrage. D’après notre Sentinelle d’autres navires se seraient retrouvés dans la même situation (deux occupants auraient même abandonné leur navire au mouillage) !

L’Association MOR GLAZ demande toute la lumière, toute la clarté sur cette affaire qui nous parait tellement ubuesque et scandaleuse si cet échange était exact, quelle honte.

A bord du BE-BOP (un voilier qui faisait le tour de la Corse depuis deux mois) le couple DEBUYER et un ami avait tenté de gagner l’un des deux ports d’Ajaccio et se sont heurtés, assure Madame Dominique DEBUYSER à un refus. -« Je me suis mise à pleurer avec la personne au téléphone en lui disant qu’elle ne pouvait pas nous laisser en mer avec le coup de vent qui s’annonçait mais elle n’a rien voulu savoir », Après ce triste appel, le voilier avait gagné le golfe d’Ajaccio, où de puissantes bourrasques soufflaient du nord-ouest. Âgée de 66 ans Madame Dominique DEBUYSER est la seule survivante de ce naufrage.

Pour l’Association MOR GLAZ : une honte dans un pays qui se dit être une référence dans l’équipement des ports, des secours et de la prévention des accidents en Mer ! 

La rescapée met en cause les autorités portuaires qui auraient refusé d’accueillir leur voilier. Si ces « ses » propos sont exacts, nous ne pouvons que demander une enquête qui devra être rendue publique. La question, que s’est-il passé cette nuit-là, et les causes du refus si refus il y a eu ?

Il serait tout simplement impensable et inconscient qu’un navire de ce type avec des rafales à 90 km/h ait été refusé dans un port !

Nous adressons une copie conforme de ce courrier au Ministère de la Mer, au Secrétaire Général de la Mer et à la Direction des Affaires Maritimes. 

Pour l’Association MOR GLAZ        Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

 

( 7) COMMUNIQUE N°2 BE BOP/10/10/ 2020

Dans la nuit du vendredi 25 au samedi 26 septembre 2020, que s’est-il réellement passé en Corse du Sud lors du coup de vent ?

Nous souhaitons nos plus sincères condoléances à Madame Dominique DEBUYSER, seule rescapée du   naufrage du voilier de 11 mètres « BE-BOP » survenu dans la nuit du 25 septembre 2020.

Depuis quelques jours, l’un des Adhérents de MOR GLAZ séjournant en Corse nous appelle et essaie de glaner des renseignements « informations » sur le refus ou l’impossibilité de trouver une place à quai dans plusieurs ports du Sud de la Corse pour le voilier le « BE-BOP » dont deux personnes ont perdu la vie lors du naufrage. D’après notre Sentinelle d’autres navires se seraient retrouvés dans la même situation (deux occupants auraient même abandonné leur navire au mouillage) !

L’Association MOR GLAZ demande toute la lumière, toute la clarté sur cette affaire qui nous parait tellement ubuesque et scandaleuse si cet échange était exact, quelle honte.

A bord du BE-BOP (un voilier qui faisait le tour de la Corse depuis deux mois) le couple DEBUYER et un ami avait tenté de gagner l’un des deux ports d’Ajaccio et se sont heurtés, assure Madame Dominique DEBUYSER à un refus. -« Je me suis mise à pleurer avec la personne au téléphone en lui disant qu’elle ne pouvait pas nous laisser en mer avec le coup de vent qui s’annonçait mais elle n’a rien voulu savoir », Après ce triste appel, le voilier avait gagné le golfe d’Ajaccio, où de puissantes bourrasques soufflaient du nord-ouest. Âgée de 66 ans Madame Dominique DEBUYSER est la seule survivante de ce naufrage.

Pour l’Association MOR GLAZ : une honte dans un pays qui se dit être une référence dans l’équipement des ports, des secours et de la prévention des accidents en Mer ! 

La rescapée met en cause les autorités portuaires qui auraient refusé d’accueillir leur voilier. Si ces « ses » propos sont exacts, nous ne pouvons que demander une enquête qui devra être rendue publique. La question, que s’est-il passé cette nuit-là, et les causes du refus si refus il y a eu ?

Il serait tout simplement impensable et inconscient qu’un navire de ce type avec des rafales à 90 km/h ait été refusé dans un port !

Nous adressons une copie conforme de ce courrier au Ministère de la Mer, au Secrétaire Général de la Mer et à la Direction des Affaires Maritimes. 

Pour l’Association MOR GLAZ        Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

 

(8) COMMUNIQUE N°3 BE BOP /22/10/ 2020

Administration des ports maritimes de Plaisance : L’Association MOR GLAZ ne peut que saluer la décision du parquet d’Ajaccio d’ouvrir une information judiciaire contre X suite au naufrage du voilier BE BOP…l’Association MOR GLAZ demande une reprise en main par l’État !

L’État en transférant sa compétence en matière portuaire a octroyé des droits réels aux collectivités territoriales mais également des devoirs.

En prévision d’un avis de tempête, le refus d’entrée dans un port par une autorité portuaire n’est pas commun fort heureusement (même si nous avons de nombreux témoignages).

Le naufrage du voilier BE BOP et la mort de ses deux hommes d’équipages dans la nuit du 25 au 26 septembre 2020 en Corse soulignent les lacunes et le manque de professionnalisme de certains responsables en charge des ports de plaisance ou de Zone de Mouillage et d’Équipements Légers (ZMEL) …

L’Association MOR GLAZ, dont l’une des missions principales est l’aide aux marins et la protection de l’environnement marin ne peut rester indifférente devant une gouvernance littorale qui ne fonctionne plus. La réforme de l’Administration Territoriale de la Mer et du Littoral, comme nous le constatons aujourd’hui, est un échec et nous devons en tirer les conséquences.

L’Administration des ports maritimes de plaisance en France fait-elle l’objet d’un contrôle sérieux des autorités préfectorales ? 

En ce qui concerne les ports de plaisance, la Direction Départementale des Territoires et de la Mer doit composer avec un responsable de collectivité territoriale souvent dépourvu de compétences maritimes et qui se voit confier une gestion de port. Des conseils portuaires dans lequel aucun représentant de l’État ne participe, ni n’est convié ! Est-ce raisonnable ?

L’Association MOR GLAZ ne peut que saluer la décision du parquet d’Ajaccio d’ouvrir une information judiciaire contre X suite au naufrage du voilier BE BOP. Autre question !

L’ouverture d’un Cross H24 en Corse aurait-il permis d’éviter ce drame ?

Notons que dans pareil cas, l’utilisation de la VHF canal 16 en lieu et place de tout échange par téléphone reste encore le recours le plus sécurisé.

Pour l’Association MOR GLAZ     Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

Texte du Vice-Président     Bernard Le BIHAN 

 

(9) ASSOCIATION MOR GLAZ/ COMMUNIQUE N°4     BE BOP/03/11/2020

La période de confinement, ne doit pas, ne peut pas nous faire oublier que deux hommes ont péri en Mer à quelques mètres du port d’Ajaccio parce-que, dans la nuit du vendredi 25 au samedi 26 septembre 2020, un abri a été refusé aux Marins du voilier « BE BOP » !  Que s’est-il réellement passé en Corse du Sud lors de ce coup de vent ?

L’Association MOR GLAZ ne souhaite pas que cette enquête soit bâclée, il y a eu noyade de deux hommes. Certains us et coutumes sur le littoral Corse et plus largement doivent changer, cette nuit-là des hommes se sont noyés et bon nombre de navires ont été endommagés, inacceptable pour l’Association MOR GLAZ.

L’Association MOR GLAZ souhaite à Madame Dominique DEBUYSER, seule rescapée du   naufrage du voilier de 11 mètres « BE-BOP » de retrouver la paix si possible. Madame DEBUYSER vous n’êtes plus seule dans cette tragédie. Madame, ce communiqué de presse vous est aussi destiné, plusieurs personnes souhaitent vous apporter leur soutien, et pas que moral, elles souhaitent témoigner !

Depuis ce naufrage les témoignages nous montrent que ce refus d’abri aux navigateurs ne serait pas un cas isolé. Il ne nous aura pas été nécessaire d’aller glaner bien longtemps des renseignements « informations » sur le refus ou l’impossibilité de trouver une place à quai dans plusieurs ports du Sud de la Corse pour le voilier le « BE-BOP ». Cette fameuse nuit, d’autres navires se sont retrouvés en difficulté puis au sec. Les témoignages nous parviennent sous différentes formes, SMS, téléphone, et mails, nous avons reçu un écrit hier soir qui nous motive bien plus encore afin que toute la lumière soit faite sur le décès de ces hommes. Nous avons appris que le Bureau Enquête Accident Mer(BEAMer) enquête sur ce naufrage, chose qui ne serait pas fréquente pour ce genre de naufrage tout au moins d’après nos recherches.

L’Association MOR GLAZ demande toute la lumière. Cette nuit-là une Femme a appelé au secours, elle a été abandonnée en Mer, rappel des faits :   A bord du BE-BOP (un voilier qui faisait le tour de la Corse depuis deux mois) le couple DEBUYSER et un ami avait tenté de gagner l’un des deux ports d’Ajaccio et se sont heurtés, assure Madame Dominique DEBUYSER à un refus. -« Je me suis mise à pleurer avec la personne au téléphone en lui disant qu’elle ne pouvait pas nous laisser en mer avec le coup de vent qui s’annonçait mais elle n’a rien voulu savoir ». Après ce triste appel, le voilier avait gagné le golfe d’Ajaccio, où de puissantes bourrasques soufflaient du nord-ouest. Âgée de 66 ans Madame Dominique DEBUYSER est la seule survivante de ce naufrage.

Pour l’Association MOR GLAZ : une honte dans un pays qui se dit être une référence dans l’équipement des ports, des secours et de la prévention des accidents en Mer ! 

L’Administration des ports maritimes de plaisance en France fait-elle l’objet d’un contrôle sérieux des autorités préfectorales ? 

Pour l’Association MOR GLAZ                     Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

c/c : Ministère de la Mer et Administrations concernées

 

 

 

(10) RAPPEL LEGISLATIF

ADMINISTRATION DES PORTS MARITIMES DE PLAISANCE

 Les lois de décentralisation de 1983, les communes sont devenues compétentes pour créer, aménager et exploiter les ports maritimes affectés principalement à la plaisance. Les autres collectivités territoriales (département et région) ont compétence sur les installations de plaisance comprises dans les ports dont ils ont la charge, notamment les ports de pêche et/ou de commerce.

L’activité dominante est mesurée par le volume des recettes de chaque activité.

Sauf transfert de compétence à une autre collectivité, un port maritime est communal, lorsque l’activité principal est la plaisance.

La loi NOTRE indique que les communautés des communes et d’agglomération exercent cette compétence de plein droit au lieu et place des communes membres. Dans ce cas, l’autorité portuaire relève du président de la communauté des communes.

Dans les ports communaux, l’autorité portuaire reste le maire de la commune.

Notons que le code des transports prévoit dans les ports de plaisance la création d’un conseil portuaire et d’un comité local des usagers permanents du port (CLUPP).

 

ADMINISTRATION DES ZONES DE MOUILLAGES ET EQUIPEMENTS LEGERS (ZMEL)

Les ZMEL ne sont pas des ports et ne sont pas concernés par le code des ports maritimes. Ces zones de mouillage font l’objet d’une Autorisation d’Occupation Temporaire (AOT) délivré par l’État. En contrepartie, la collectivité doit verser à l’État une redevance calculée par le service des domaines.

Dans la plupart des cas et notamment pour les petites zones de mouillage, c’est une association des plaisanciers qui assurent le lien avec la commune pour la gestion du plan d’eau ; Pour les zones de mouillage plus importantes, les communes peuvent déléguer cette gestion à des sociétés.

L’autorisation d’Occupation Temporaire du Domaine Public Maritime est délivrée sous la forme d’un arrêté conjoint signé par le préfet du département et le préfet maritime.

 

(11)  LE MODELE DE GESTION DES PORTS DE PLAISANCE EN CORSE 

Lors d’une réunion en date du 16 juin 2006, les maires et gestionnaires des ports de Corse se sont rassemblés autour d’une association nommée :
Union des Ports de Plaisance de Corse.
Cette structure fédératrice, au-delà de créer des liens de coopération et de concertation entre les Cités portuaires insulaires, entend mutualiser les moyens et les énergies afin de prendre des initiatives et réaliser des actions visant la promotion et le développement durable du Nautisme en Corse.
Les actions que l’Union désire développer sont notamment axées sur :

  • La promotion collective,
  • La mise en place d’une politique concertée et de développement durable : éco-port, développement des capacités d’accueil…
  • La mise en réseau des ports de plaisance avec la constitution d’une centrale de réservation à échelle insulaire et la création d’escales thématiques dans chaque port.
  • La participation active à la mise en réseau des ports corses en Méditerranée avec les Sardes, les toscans, les Ligures… au travers de programmes européens de coopération.
  • La création d’événementiels,
  • La promotion sur les marchés prioritaires.
  • La structuration d’offres et de services de qualité.
  • La concrétisation de coopération Mer- Port – cité – arrière-pays avec les filières professionnelles concernées.

 

(12) LE LOGICIEL DE GESTION PORTUAIRE MAGELAN

Mis en place à l’échelle régionale de la Corse, avec le soutien de la région, Magelan est un logiciel de gestion portuaire, développé par la société ajaccienne OCTAEDRA, qui est utilisé par la plupart des ports de l’Ile. La gestion des ports se fait par l’utilisation de Magelan.

Les ports corse ont également mis en place une centrale de réservation en ligne du nom de www.resaport corse.com qui constitue selon les dires un outil de commercialisation exceptionnel. Un site offrant un lien direct entre le gestionnaire et le plaisancier.

Grâce à Magelan, les ports partagent également le bateauthèque, fichier-clients qui leur permet de partager les données concernant les navires et d’optimiser les démarches administratives lors de l’arrivée des bateaux, ainsi que les statistiques…

(13) L’UPPC EST AFFILIEE A  LA FEDERATION FRANCAISE DES PORTS DE  PLAISANCE

La Fédération Française des Ports de Plaisance s’organise autour de sept associations ou Unions Régionales (Manche et Mer du Nord, Languedoc-Roussillon, Provence Alpes Côte-d’Azur, Ile de France, Corse, Léman) qui couvrent les littoraux de la France Continentale, de la Corse et des DOM-TOM. Elle accueille également une partie des eaux intérieures (rivières, fleuves, lacs et canaux). S’y ajoutent de nombreux ports adhérents directs à la FFPP, comme sur le littoral atlantique.

Tous les membres sont représentés en Conseil d’Administration.

Union des Ports de Plaisance de Corse     

Président: Jean TOMA
Déléguée Générale: Samantha Rossi
Site web: http://www.uppc.fr
Téléphone: 04 95 35 07 92 / 04 83 43 20 95
Adresse Mail: bureau.uppc@gmail.com                                                                     Adresse postale: Place des Anciennes Ecoles, 20145  SOLENZARA

Présentation de la société UNION DES PORTS DE PLAISANCE DE CORSE

UNION DES PORTS DE PLAISANCE DE CORSE, association déclarée est en activité depuis 14 ans.
Installée à SARI-SOLENZARA (20145), elle est spécialisée dans le secteur d’activité des autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire.

 

Renseignements juridiques

Statut INSEE Enregistrée à l’INSEE le 28-09-2006
Dénomination UNION DES PORTS DE PLAISANCE DE CORSE
Adresse UPPC, MAIRIE ANNEXE DE SOLENZARA 20145 SARI-SOLENZARA

Téléphone Afficher le numéro
RNA W2A4000195
SIREN 502 897 572
SIRET (siège) 50289757200017

N° de TVA Intracommunautaire Obtenir le numéro de TVA

 

(14) LE PRINCIPE UNIVERSEL DE SECOURS AUX PERSONNES EN MER

 Dans un courrier datant de Juin 2017, le préfet maritime de Méditerranée et la Fédération Française des Ports de Plaisance avaient rappelé aux différentes autorités portuaires de Méditerranée l’obligation d’accueillir les navires en difficulté.

La déclaration officielle mentionnée : « Il est donc de notre devoir de vous sensibiliser aux conséquences que pourrait avoir un accident qui surviendrait après un refus d’accès au port dans le cadre d’une opération de sauvetage ou d’assistance. Cette situation serait non seulement dramatique pour toute la communauté des marins, mais pourrait également avoir des suites pénales. »                                 

L’analyse de l’association MOR GLAZ :

Trois ans après cette déclaration officielle du Préfet maritime de la Méditerranée et de la FPPP qu’elles ont été les dispositions prises par les autorités maritimes françaises ?

 Suite au refus d’accueil de voiliers dans un port d’Ajaccio la veille d’une tempête, deux membres d’équipage du voilier BE BOP sont morts noyés dans la nuit du 25 au 26 Septembre 2020 dans la baie d’Ajaccio.

 Ce soir de tempête, les sémaphoristes d’Ajaccio assurant une veille sur le secteur de la baie d’Ajaccio avaient-ils des informations sur la présence des plaisanciers qui se trouvaient au mouillage de Pietrosella.

 Selon nos informations sept catamarans au mouillage de Pietrossella ont fait route sur Ajaccio la veille du coup de vent pour être mis à l’abri. Le jour du coup de vent six navires ont été drossés à la côte !!!

 Le préfet maritime de la méditerranée possède-t-il en Corse les moyens nécessaires pour assurer les secours en mer dont il est le garant.  La mise en place d’un Cross opérationnel H24 en Corse ainsi que des moyens aériens de l’aéronavale ne sont-ils pas nécessaires à une amélioration potentielle du secours maritime ! 

 La Direction des Affaires Maritimes de Corse a-t-elle sanctionné par le passé ces manquements des autorités portuaires ?

 

(15) LA REFORME DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE DE LA MER ET DU LITTORAL

 L’article L 5311-1 du Code des Transports énumère les ports maritimes qui sont soumis aux dispositions contenues dans la 5ème partie du livre III :

  • des grands ports maritimes, relevant de l’État.
  • des ports maritimes autonomes relevant de l’État.
  • DES PORTS MARITIMES RELEVANT DES COLLECTIVITES TERRITORIALES ET LEURS GROUPEMENTS.
  • du port de Port Cros relevant pour son aménagement, son entretien et sa gestion de l’Etablissement Public de Port-Cros.

La collectivité « autorité portuaire » peut décider de gérer le port elle-même ou d’en confier la gestion à un tiers.

Dans le cas de la Corse, bien qu’il existe une société « Union des Ports de Plaisance Corse » il apparaît que chaque commune soit la gestionnaire de son port.

Quant à la commune de Piétrosella, elle possède le plus grand site de mouillage organisé de Corse.

Cette commune bénéficie d’une Autorisation d’Occupation temporaire du Domaine Public Maritime sur les plages de Sainte Barbe-Médéa-et Stagnola. D’une capacité de 400 mouillages, Piétrosella adhéré en 2011 à l’Union des Ports de Plaisance de Corse. L’arrêté préfectoral du 09 Mai 2007 a été délivré pour une période de 15 ans. Dès 2004, « la commune a exprimé le souhait de s’occuper elle-même des mouillages, le souci étant de garder la maîtrise au bénéfice des habitants de la région ». soulignele premier-adjoint de la commune !

 L’analyse de l’association MOR GLAZ :

 En octroyant la gestion des ports de plaisance et mouillages organisés aux élus, l’État a commis une faute majeure. Le naufrage du voilier BE BOP et la mort de ces deux hommes dans la baie d’Ajaccio illustre l’incompétence des élus à diriger les ports de plaisance. Le drame s’inscrit au plan national et le Ministère de la mer doit mettre fin aux dérives que nous observons.

 Le logiciel « Magelan e resa » constitue un véritable fichier de type «délictueux» inadmissible dans un pays démocratique. La Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) comment peut-elle accepter ce type de fichier !

 Ce type de fichier au plan national doit être immédiatement supprimer. Dans cette logique marginale faut-il être riche pour obtenir une place à quai !

 Quant à l’AOT de Pietrosella et son site de mouillage version XXL il est permis de s’interroger sur la complexité de l’entretien de ce nombre impressionnant de mouillages et la gouvernance d’un site de ce type. Il serait intéressant de connaître le bilan financier du plus grand site de mouillage organisé de Corse, voire de France.

(16)   L’arrêté N°07-0599 concernant les zones de mouillage de Pietrosella stipule dans son article 5 :                                                                                                             « La surveillance des plages et des mouillages est assurée par le titulaire qui s’engage à mettre quotidiennement sur site une équipe de deux agents disposant d’une VHF et d’une embarcation à moteur. »                          Ces agents de surveillance de la zone de mouillage ont-ils donné des instructions au propriétaire du voilier BE BOP ?

La direction des Affaires Maritimes de Corse assurait-elle un contrôle de ce lieu ?

 

                                                      (17) TEMOIGNAGE ECRIT de :                                                          Madame Marie-Paule ROMANETTI-BAECHTEL

Le témoignage de Madame Marie-Paule ROMANETTI-BAECHTEL qui a abandonné son navire pour ne pas perdre la vie …

JPH…..

 

—–Message d’origine—–

De : J.p HELLEQUIN [mailto:jp.hellequin@wanadoo.fr]

Envoyé : vendredi 9 octobre 2020 09:00

À : JP.HELLEQUIN@WANADOO.FR

Objet : Je viens de lire l’article et l’information sur le commentaire des ports stipulant qu’ils n’ont refusé personne !!!                                                                              Notre voilier est celui échoué à Agosta et nous étions également au mouillage à Pietrosella au corps voisin à eux! Et les deux ports nous ont refusés l’accès. Et ce n’est pas faute d’avoir insisté !!!!!!                                                                              Nous sommes choqués par cette déclaration des ports stipulant qu’ils n’ont refusé personne ?                                                                                                                               C’est terriblement tragique ce que ces 3 personnes ont vécus ?                          Nous réitérons toute notre compassion et notre soutien vers eux et leur famille ?

Analyse de l’Association MOR GLAZ :

 La déclaration de cette personne propriétaire du voilier échoué sur la plage d’Agosta (comme le montre les photos de presse et le film) indique dans un premier temps qu’ils ont également été refusés d’accès dans les ports d’Ajaccio. Notons que les articles de presse restent assez évasifs sur les lieux exacts du mouillage du voilier BE BOP. Madame ROMANETTI-BAECHTEL déclare que ces deux navires se trouvaient au mouillage de Piétrosella « au corps voisin à eux » c’est à dire le 25 Septembre 2020.

 Suite à la déclaration des responsables des ports d’Ajaccio de n’avoir refusé personne, elle peut-être surprenante et avoir choqué les propriétaires des voiliers, cependant ces refus semblent monnaie courante en Corse. Dans pareil cas, faute d’enregistrement, il sera difficile d’apporter la preuve du refus lors d’une enquête administrative ou judiciaire. Comme nous le voyons et surtout en Corse, le seul réflexe pour les plaisanciers sera dans le cas de prévision de tempête de prévenir sur le canal 16 le Cross ou les sémaphores du refus d’entrée dans les ports. Au même titre qu’un « PAN PAN » le « REFUS PORT – REFUS PORT » pourrait être enregistré par le Cross.

 

(18)

<<De :Jean-Pierre MAY » <jp.may@wanadoo.fr>
> > A : « ddtm » <ddtm@corse-du-sud.gouv.fr>
> > Copie à : « prefecture » <prefecture@corse-du-sud.gouv.fr>
> > Objet : naufrage BE BOP

Bonjour Madame,

Vous ayant maintes fois contacté pour alerter vos services sur les manquements de la commune de PIETROSELLA dans la gestion des Zones de mouillages concédées par l’arrêté de 2007 il semblerait que le bateau BE BOP qui a fait naufrage fin septembre dernier ai rompu son amarre alors qu’il était mouillé sur la zone concédée à la commune. Il s’avère que cette Zone de mouillage devait prévoir 30 emplacements pérennes qui devaient donc pouvoir supporter des conditions climatiques identiques en hiver à celles que nous avons connues en cette fin septembre. De plus l’arrêté de 2007 prévoit la présence sur place de 2 employés du concessionnaire jusqu’au 15 novembre qui auraient donc du avertir les occupants du navire de la dangerosité des mouillages installés sur ces Zones et nullement conformes à ceux décrits dans le projet initialement présenté pour l’obtention de la concession et objet pour lequel aucun avenant modificatif ni même d’information du public n’a été signé pas plus que les 25% de bouées d’accueil pour les bateaux de passage. J’espère que l’enquête demandée à la gendarmerie maritime saura prendre en compte le manque de conformité  de la gestion des mouillages concédés à la commune qui ne peut se retrancher derrière un communiqué sur internet alors qu’elle se prévaut de faire partie des ports corses par son inscription à MAGELLAN E RESA et qu’elle se devait de réserver plus de 110 mouillages aux navires de passage jusqu’à mi-novembre. Après 6 bateaux ayant le même jour rompu leurs amarres sur ce même site peut-être serait-il intéressant de connaitre la qualité des mouillages mis à leur disposition et du  matériel employé ainsi que la conformité des installations considérées comme mouillage.( poids des corps morts, diamètre et longueur des chaînes taille des manilles, mousquetons et bouts utilisés en fonction des attributions des bateaux aux quelles elles sont destinées.

Je crains que vos services n’obtiennent les mêmes déboirs avec la concession des plages attribuée à la même commune et pour laquelle je vous ai informé il y a plus d’un an et demi sur le risque sanitaire important qu’elle faisait courir par son réseau illégal d’assainissement sur lequel elle prévoit le branchement d’usagés privés ainsi que la détérioration du DPM dont vos services ont la gestion.

Restant à votre entière disposition

cordialement

 

(19)

Message du 07/10/20 13:25
> De : « Association Mor-Glaz » <association.mor-glaz@orange.fr>
> A : « ‘Jean-Pierre MAY' » <jp.may@wanadoo.fr>
> Copie à :
> Objet : RE: naufrage BE BOP

Bonjour Monsieur vous êtes qui ?

JP HELLEQUIN

 

De : Jean-Pierre MAY [mailto:jp.may@wanadoo.fr]
> Envoyé : mercredi 7 octobre 2020 13:20
> À : association.mor-glaz@orange.fr
> Objet : tr: naufrage BE BOP

 

bonjour,

suite à votre information sur CORSE net info je vous envoie une piste de recherche sur le mouillage de la dernière nuit du BE-BOP

CORDIALEMENT

 

(20) 

De : Jean-Pierre MAY [mailto:jp.may@wanadoo.fr]
Envoyé : mercredi 7 octobre 2020 19:09
À : Association Mor-Glaz <association.mor-glaz@orange.fr>
Objet : RE: naufrage BE BOP

Bonjour Messieurs,

je suis sur la commyune de Pietrosella depuis 1950 et ayant critiqué la gestion catastrophique des zones de mouillage concédée à la commune par arrêté de 2007 je me suis vue refuser depuis plus de 4 ans l’attribution d’un mouillage et attiré en justice pour diffamation ayant déclaré sur l’enquête publique ouverte avant l’attribution de l’AOT sur la gestion des plages à la même commune que l’arrêté de 2007 non respecté sur 14 points pouvait laisser supposer une situation identique pouvant être comparée à une gestion mafieuse ( qui emploi des moyens illégaux pour servir ses intérêts) avec demande de dommages et intérêts de plus de 80 000 € pour la commune, le maire et son premier adjoint alors que par faute à la commune j’ai perdu 2 navires et je me suis vue refuser à plus de 80 ans d’une manière illégale et sans aucune justification, l’accès à l’espace maritime public dont je faisai profiter enfants, petits-enfants, parents,  amis et sociétaires d’une association de pêcheurs plaisanciers qui existait depuis 1986 et qui faute de mouillage à due être mise en sommeil. Cet abus de pouvoir inadmissible et totalement injustifiable dans les textes semble avoir été couvert par la DDTM 2A  que j’avais informé par de nombreux courriers auxquels il n’y a pas eu de réponse et même refus de rendez-vous des responsables que j’avais sollicité pour explications.

La loi devant être respectée par tout le monde, je reste à votre entière disposition pour vous fournir toutes les informations dont vous pourriez avoir besoin.

cordialement

JP MAY

 

  Analyse de l’association MOR GLAZ :

La déclaration de cet homme est stupéfiante dans une France qui se dit démocratique. L’État donne une AOT pour quinze et après, plus aucun contrôle ! La DDTM2A qui représente le Préfet et l’État n’était pas sans le savoir des problèmes de réservation dans les ports ou mouillages comme Piétrosella.

 Au regard de l’arrêté N° 07-0599 concernant les zones de mouillage de Piétrosella neuf avis de Directeurs de service de l’État ont été rendus !

 Les informations recueillis dans la presse font état d’une DELEGATION DE LA GESTION DES MOUILLAGES à des entreprises locales et une supervisation par les responsables de la mairie.  Cette délégation avait-elle reçu l’aval de l’État ?

 

(21) Analyse de l’association MOR GLAZ :

Bien avant avoir pris contact avec l’association MOR GLAZ, Monsieur May s’adresse une nouvelle fois à la DDTM de Corse du Sud avec une copie à la Préfecture de Corse du Sud en leurs faisant part de ses sentiments concernant la gestion des mouillages de Pétrosellia. Il relate dans son mail que six bateaux ont rompu leur mouillage le même jour. Des affirmations graves de la part de Monsieur May que l’autorité d’État (Préfecture -DDTM) ne pourra pas nier lors de l’instruction judiciaire.

 

(22) Témoignage de Monsieur Xavier Kergall

CONCLUSION

La mort tragique des deux équipiers du voilier BE BOP cette nuit du 25 au 26 Septembre 2020 dans le golfe d’Ajaccio est un scandale dans un pays comme la France qui se dit à vocation maritime…

La mise en place d’un Ministère de la Mer pourra cependant peut-être répondre à des années d’errances, voire d’abandon d’un des meilleurs systèmes au monde d’administration territoriale de la mer et du littoral que nous avons connu par le passé sous le nom « D’INSCRIPTION MARITIME ».

 Certes, il ne s’agit pas d’être nostalgique de cette époque mais d’analyser sereinement pourquoi deux marins sont morts ce soir de septembre dans une Ile comme la Corse qui ne possède pas de CENTRE RÉGIONAL OPERATIONEL DE SURVEILLANCE ET DE SAUVETAGE H /24.

 La synthèse et l’analyse du drame par les responsables de l’association Mor Glaz démontrent la faillite d’un système et le manque de courage des autorités maritimes françaises en charge de la gestion du littoral en Corse. Dans un autre contexte, souvenons-nous de la mort du Préfet Erignac ! Et comme un fait du hasard, l’arme de l’assassinat avait été volé à la gendarmerie de Piétrosella …

Si sur un plan juridique le Code des Transports peut répondre d’une façon explicite au fonctionnement des grands ports d’État, ou des ports maritimes autonomes relevant de l’État, nous observons que les ports maritimes relevant des collectivités territoriales et de leurs groupements sont loin d’avoir une gouvernance et une gestion exemplaire. L’exemple de la gestion du port d’Ajaccio en Corse ou l’exemple des ports bretons que nous connaissons témoignent la déficience législative de l’administration des ports de plaisance (parfois mixte (pêche – transports maritimes etc).

Les lois de décentralisation de l’État dans ces ports ou voir sur ces zones de mouillages organisés nous conduisent à une anarchie ou les trafics de tout genre sont familiers avec parfois la complicité d’élus politiques locaux. Les appontements et les mouillages dans les ports de plaisance sont aujourd’hui des « MACHINES A SOUS » qu’entretiennent ou pas des « VOYOUS », mais certainement pas des MARINS !

Pour l’association Mor Glaz   au vu de ce rapport, le plus grand problème que nous observons en France, c’est l’incohérence de l’État au niveau maritime avec la présence de certaines compétences pour le Préfet de Région, d’autres pour le Préfet Maritime et d’autres pour le Préfet du département. Ce millefeuille de haut responsable administratif de l’État est « indigeste » aux yeux du monde maritime.  La gestion du dernier confinement Covid 19 sur le littoral   témoigne du discours discordant de ces autorités.

Si nous voulons éviter ces drames de la mer, alors pourquoi ne pas donner l’administration de la mer et du littoral au spécialiste qu’est « le MARIN PRÉFET MARITIME ». Le grand Ministère de la Mer que nous attendons ne doit plus être une chambre d’enregistrement des cercles fermés que sont les conseils de façade maritime ou encore le conseil national de la mer et des littoraux bien loin malheureusement de ce peuple que nous appelons « LES GENS DE MER ». Le remaillage des Affaires Maritimes en France devient une urgence et une nécessité !

Une visite Ministérielle……. Pour quoi faire?

Le lundi 12 octobre 2020, la Ministre de la Défense, Madame Florence PARLY était en déplacement à Brest, afin de s’assurer des moyens dont disposait l’Action de l’Etat en Mer, sous l’autorité du Préfet Maritime de l’Atlantique, en ce qui concerne la zone maritime de la pointe Finistère à la frontière Espagnole.

Lors de la conférence de presse, une question « inattendue » a été posée à la Ministre au sujet des moyens héliportés pour  effectuer le sauvetage en Mer.

L’Association MOR GLAZ, le 25 janvier 2020 dans un communiqué s’inquiétait du temps de disponibilité des Hélicoptères et des Equipages affectés à ces missions de sauvetages en Mer, en s’appuyant sur des faits et des rapports du BEAMer. Après quelques jours, les services de communication  de la Marine Nationale nous firent une réponse laconique, illisible et hors sujet comme souvent lorsque les questions sont précises et dérangeantes. Hier, la réponse de Madame la Ministre fut tout aussi laconique, la Ministre reconnaissant toutefois, que le nombre d’appareils disponibles restaient sous les prévisions  –« Nous avons lancé la réorganisation du maintien en condition opérationnelle de nos aéronefs ».

L’Association MOR GLAZ aurait souhaité que la question lui soit aussi posée sur le renouvellement des remorqueurs Abeilles Flandre et Languedoc, et du rafistolage effectué par les responsables de ces marchés publics. Un appel d’offres bricolé  -« qui suggère, motive et accepte que les concurrents  puissent répondre avec des navires d’occasions (qui ne seront pas des remorqueurs), sur des contrats de dix ans non renouvelables, accompagnés d’une enveloppe de 120 Millions d’Euros (nettement insuffisante lorsque l’on connait le prix d’un remorqueur de haute mer moderne).

Hier à Brest aucune déclaration, de l’auto satisfaction et rien de plus. Il ne suffit pas de faire quelques  déclarations comme trop souvent et de s’auto satisfaire, il faut reconnaitre ses mauvais choix, le manque de moyens et y remédier !

L’Association MOR GLAZ dénonce les manques de moyens des trois Préfets Maritimes, qu’ils soient nautiques ou héliportés pour faire face à des situations d’urgences !  Espérons que les Marins et les populations du littoral n’auront pas à subir ces mauvais choix !

L’Association MOR GLAZ  qui protège les marins du Monde, ne se satisfera jamais d’une communication laconique qui ne satisfait que les états-Majors en charge du sauvetage en Mer et quelques Administrations !

             Pour l’Association MOR GLAZ         Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

 

Le 25 juin 2020 sera la journée internationale des Gens de Mer, à quoi servent réellement toutes ces journées?

 

Cette journée symbolique dénouera-t-elle la situation des 200.000 Marins « recensés » bloqués à bord de navires dans le monde entier, la pandémie aura fait ses ravages Humains, Sociaux et Économiques dans la première activité Mondiale.

Les périodes d’embarquement pour certains Marins ont largement dépassé l’année, une situation dangereuse, inédite et surtout inimaginable pour ces Marins du Monde, pour ces Équipages ! Des situations catastrophiques pour leurs Familles, mais aussi pour les Marins qui devaient les relever. Une dérive de plus dans cette activité pas toujours reconnue comme elle le mériterait, un peu abandonnée dans ce fort coup de vent !

Il y a quelques jours, Monsieur Stephen COTTON Secrétaire Général de la Fédération Internationale des Transports  (ITF) a tranché :- « nous ne dirons plus aux gens de mer qu’ils doivent rester à bord. S’ils veulent partir, nous les aiderons ».

L’Association MOR GLAZ s’interroge, quelles  aides ? car ceci étant dit,  qu’adviendra-t-il pour ces Marins qui attendent de pouvoir débarquer s’ils débarquaient, abandon de poste et du navire ? Mise en danger du navire si le minima d’effectif ne serait pas respecté ? Cette déclaration nous parait certes très ferme mais ambiguë, quels Marins pourraient débarquer ? Qui déciderait ? et surtout quels risques pour ces Marins ? Il ne suffit pas de débarquer, il faut pouvoir rentrer rapidement au pays, et le souci est bien celui-là !

Pour l’Association MOR GLAZ, nous l’avions déjà écrit lors du confinement, l’État du pavillon du navire, l’État d’origine des Marins, les Sociétés de Manning et les Armateurs doivent coopérer, s’organiser afin de relever au plus vite les Équipages (nous savons que certains Armateurs souhaitent relever les Équipages)

L’Organisation Maritime Internationale (OMI) et l’Organisation Internationale du Travail (OIT) se réunissent suffisamment, se connectent, elles devraient pouvoir prendre une décision commune et rapide pour  rapatrier ces Marins en souffrance, ils deviennent malgré eux,  dangereux pour eux, pour la vie en Équipage et pour la Sécurité Maritime.

Cette crise sanitaire planétaire, va confirmer les profonds dysfonctionnements du système « secteur »  maritime international très souvent dénoncés par l’Association MOR GLAZ ! Elle va aussi révéler le peu de reconnaissance et d’intérêts des pays pour les activités Maritimes et leurs Marins qui permettent 90% échanges et autres activités cruciales pour notre avenir et notre bien être !

L’Association MOR GLAZ a le cas précis, d’un Adhérent Officier qui était parti pour un embarquement de 28 jours, il est débarqué le 107ème jour (lui il n’aurait pas abandonné son poste), à bord il y avait des Africains qui cumulaient 6 mois de bord, voilà la réalité de certains Marins durant la pandémie et pour un grand nombre,  cette pénibilité n’est pas terminée. Il faut être Marin pour savoir ce que cela signifie !

 

Pour l’Association MOR GLAZ    Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

 

Un grand quotidien titrait il y quelques jours :-« Brest. Les Recycleurs bretons investissent dans la déconstruction des vieux navires ».

L’Association MOR GLAZ est satisfaite par la volonté affichée et pas seulement de cet industriel Breton, un vrai courage pour développer une activité industrielle décriée ou pas suffisamment noble pour recevoir, retenir l’écoute ni l’attention  de celles et ceux qui pourraient aider au développement cette activité industrielle sur le port de Brest.

Cependant peut-être une lueur d’espoir, cette activité serait soutenue par les partenaires financiers du Groupe « Les Recycleurs Bretons » et pouvoir ainsi développer l’activité défendue depuis des années par l’Association MOR GLAZ. Les propos du Président Directeur Général de la Société de recyclage sont encourageants pour l’activité que nous défendons à Brest –« une levée de fonds va permettre de renforcer l’activité  de développement sur ce nouveau métier, d’une part, en structurant la filière notamment par un investissement capacitaire, un lieu d’accueil des bateaux en fin de vie sur le port de Brest (bateaux de plaisance, navires militaires ou commerciaux de fort tonnage), et d’autre part, via le recrutement de profils complémentaires pour étoffer l’équipe de management ».

Tout ceci est très réconfortant, c’est bien pour cette raison que nous réitérons notre demande auprès de la Région Bretagne, la CCI de Brest et autres … de ne pas laisser partir les deux coques abandonnées dans le port de Brest depuis des années : voir le communiqué de presse du 9 novembre 2019 sur le site .

La Société « Les Recycleurs Bretons », créée en 2002 à Guipavas, près de Brest dans le Finistère par Pierre ROLLAND, réalise un chiffre d’affaires annuel de 30 millions d’euros et emploie 143 personnes. Le groupe « Les Recycleurs Bretons » est un multi-spécialiste, ses activités se répartissent sur huit sites industriels, essentiellement dans le Finistère, et s’articulent aujourd’hui autour de trois pôles de compétence dont  le démantèlement naval et industriel.

Cette activité est issue d’un regroupement en 2017 de ses métiers historiques de déconstruction industrielle et navale. La nouvelle entité positionne le groupe comme un référent Européen agréé du dégazage, de la déconstruction et du recyclage des navires, tout en confortant son leadership régional. L’Association MOR GLAZ, est aux côtés de tous ceux qui s’intéressent à cette activité industrielle lorsqu’elle est respectueuse de l’Homme et de l’Environnement.

Recycler des vieux navires est une démarche industrielle que nous soutenons, cela évite souvent aux Marins du Monde de naviguer sur des navires hors norme et dangereux. La déconstruction « le recyclage » d’un navire doit entrer dans certaines obligations construction, activité et recyclage trois étapes qui démontre le sérieux de l’Armateur.

Les engins flottants « ANTIGONE Z » et le « KARL » doivent être déconstruits ici, en cette période électorale que chacun y apporte sa contribution, sachez parfois être unis pour de justes causes, ce sujet est bien au-dessus de toutes ces petites querelles afin d’accéder au fauteuil ou à une place !

 

Pour l’Association MOR GLAZ     Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

le 8 janvier 2020, le Maire de Plouézec remet la médaille d’honneur de la ville au Président de l’association MOR GLAZ pour le récompenser des combats permanents menés depuis 20 ans pour la défense des Marins et des Océans.

Bonsoir à toutes et tous, Merci Monsieur le Maire Jacques MANGOLD  de nous accueillir dans cette magnifique salle des fêtes, nommée très intelligemment et justement « OSTREA » ! Normal, logique, lorsque l’on sait que les ostréiculteurs de la commune de Plouézec fournissent les meilleures huitres, et 5% de la production Française, vous pouvez en être fiers, bravo !

La commune de Plouézec, ses 2790 hectares et ses 3200 habitants est une commune attractive, dynamique, elle a le profil idéal afin que toutes et tous vous vous y sentiez bien, elle attire d’ailleurs de nombreux touristes et voyageurs de toute l’Europe, vraisemblablement parce-que ces personnes ont besoin de découverte, de liberté et d’air pur !

C’est aussi la commune des hardis Marins qui partaient nombreux à la Grande Pêche sur les bancs de Terre-Neuve et au Groenland, j’en étais de 1967 à 1977 (plouézec avait plus de Terre-neuvas que la commune de Paimpol).

Les Marins plouézécains  servent dans toutes les marines, du commerce, de la pêche, l’offshore, la plaisance et dans notre Marine Nationale qui hisse et fait flotter fièrement et bien haut le pavillon Français partout dans le monde.

Plouézec est une commune où il fait bon vivre, grâce aux aménagements du bourg, à ses commerces dans lesquels l’accueil est toujours chaleureux et égal !

J’ai une pensée toute particulière et très forte pour mes Parents Denise et Marcel HELLEQUIN  qui vivent toujours chez eux à Traou-lan

Monsieur le Maire, un grand merci pour cette distinction très honorifique, que vous me remettez devant cette salle comble, elle m’est remise pour mon engagement auprès des Marins du Monde avec l’Association MOR GLAZ. Je remercie Danielle mon Epouse qui m’accompagne dans ces combats, pas toujours facile de concilier la vie de Famille et celle de Militant.

Je remercie les Adhérents de l’Association MOR GLAZ qui sont très actifs tout au long de l’année, parfois avec discrétion et habilité, cette force discrète (celle de l’ombre) nous permet d’avancer et de réaliser de belles et justes victoires, nous sommes une force de proposition !

J’ai envie de dire aux Marins présents ici ce soir et ils sont nombreux, que les Marins du Monde seront un jour bien plus reconnus et mieux traités.

Les Adhérents de MOR GLAZ, celles et ceux que je nomme les clefs, les leviers indispensables agissent et obtiennent, cette distinction je la partage avec eux, tous différents, mais présents quand il le faut.

Cette distinction, trouvera dans mon cœur une place égale à celle du Grand Prix de l’Institut Français de la Mer qui m’avait été remise par Francis VALLAT en 2003.

Il y a 50 ans, Danielle et moi prenions un nouveau cap, mettions les voiles, et quittions Plouézec, mais sans cesse nous y revenons, notre mouillage est bien ici à Plouézec

 

Jean-Paul HELLEQUIN          Président de l’Association MOR GLAZ

 

voeux 2020

Les Membres de l’Association MOR GLAZ vous souhaitent une bonne et heureuse année 2020

Les Membres du bureau de l’Association MOR GLAZ  ont une pensée toute particulière pour les Marins qui sont éloignés de leurs Familles, de leurs Pays pour certains, et qui se trouvent en Mer où quelque part le long d’un quai éloigné de toute agglomération. Nous remercions les « SEAMEN’S CLUB » de les accueillir et de donner du réconfort aux Marins, un sourire, un geste qu’ils  méritent tant !

L’Association MOR GLAZ  a une pensée pour les disparus en Mer, ceux du  « BOURBON RHODE » et tous les autres Marins de la SNSM, Pêcheurs, du Commerce et Plaisanciers,   une pensée pour toutes ces Familles endeuillées qui sont un peu les nôtres.

Une admiration méritée, du respect et du courage aux Marins qui traversent les Océans souvent dans des conditions difficiles et qui permettent les échanges mondiaux. Ainsi plus de 10 milliards de tonnes seront échangés en 2019, ces Marins y contribuent largement,  en 2016 l’Armateur Philippe Louis Dreyfus écrivait –« Aucune activité maritime ne serait possible sans les navigants, prêts à défier la Mer avec passion et respect. Merci donc à Mor Glaz, vigie attentive de leurs conditions de vie et de travail. Bon vent et bonne Mer à Mor Glaz ».

L’Association MOR GLAZ, félicite les Armateurs qui unissent leurs efforts indispensables et nécessaires pour protéger les Océans, l’Atmosphère et qui respectent les Marins.

Dans le domaine de la sécurité maritime, il y a encore des efforts à réaliser, des obligations à mettre en place, telle la Sécurité Passive Embarquée, des disciplines que chacun devrait s’imposer, plus de contrôles dans les ports, plus de cohésion contre les « pseudo-armateurs » qui ne respectent ni les Marins ni l’espace de Liberté que sont les Océans !

MOR GLAZ quant à elle continuera de dénoncer les dérives des activités maritimes en y apportant des solutions simples et durables, elle continuera avec ses moyens une chasse sans relâche aux « pseudo-armateurs », aux pavillons de complaisance non respectueux de l’Homme, de l’Environnement, des règles de sécurité et de bien-être des Gens de Mer !

MOR GLAZ souhaiterait, que la protection du littoral soit effectuée en France par des remorqueurs plus adaptés face au gigantisme des navires. Les deux remorqueurs de haute mer âgés de plus de 40 ans doivent enfin être renouvelés.

La protection du littoral sous l’autorité des Préfets Maritimes doit-être une priorité.

Belle Mer, bon cap et tenez bon la barre pour 2020.

 

 

Il y a 20 ans ( le 12 décembre 2019)  au large de la Bretagne, les Autorités Maritimes Civiles et Militaires, l’Action de l’État en Mer, les Marins de « Abeille FLANDRE » après une nuit agitée venaient de comprendre après avoir joué chacun leur rôle avec professionnalisme et compétence, que le vieux trop vieux pétrolier « ERIKA » allait vomir sur les côtes Bretonnes des milliers de tonnes d’un déchet pétrolier.

 

Ce déchet pétrolier allait souiller plus de 400 kilomètres de notre littoral, tuer plus de 150.000 oiseaux, et vraisemblablement transformer pour plusieurs décennies la Flore et la Faune et mettre en difficulté des Entreprises etc. Lorsque cela est écrit, rien n’est fait, juste un triste constat !

Ce navire « ERIKA » n’aurait jamais dû quitter le port de Dunkerque, mais comme trop souvent, il vaut mieux tourner la tête  et ainsi ne pas voir les vieux navires en escale ici ou là, ne pas avoir de décision à prendre, afin de stopper un navire dangereux pour l’Homme et l’Environnement.

Cette catastrophe n’a pas renforcé les contrôles, elle a multiplié les mille-feuilles administratifs.  Tant que  les ports en France, en Europe et dans le Monde seront concurrentiels, il excitera, règnera un certain laxisme sur les contrôles des navires et les conditions sociales des Gens de Mer.

Oui ce genre d’accident reste possible mais en pis encore, aujourd’hui plusieurs navires transportent dans leurs soutes (réservoirs) bien plus que le volume transporté par « ERIKA ». Les moyens de secours existent-ils pour faire face à ces grands navires en cas de difficultés l’Association MOR GLAZ en doute !

Certains porte-conteneurs gigantesques transportent 23.000 conteneurs, que contiennent-ils ? souvent des  produits bien plus dangereux que le déchet transporté par « ERIKA ».

La Sécurité Passive Embarquée doit donc être rendue obligatoire par l’Organisation Maritime Internationale,  elle doit être impulsée par les Assureurs, Affréteurs et autres acteurs du transport maritime.

Après cette catastrophe écologique, que savons-nous de la santé des bénévoles qui se sont rués sur les plages en décembre 1999 ?

Que sont devenus les pétroliers double-coques? Cette bonne mauvaise idée prônée dans l’urgence et le déferlement médiatique 

Et ces 1.850 000 Marins recensés, sont-ils mieux traités ?, sont-ils mieux considérés ?, après que soit  refusé par l’Union Européenne le paquet « ERIKA 3 » qui devait protéger les Marins, traiter du droit social de ces derniers qui contribuent largement aux échanges entre les continents, et au business de la première activité mondiale qu’est le transport maritime.

Pour l’Association MOR GLAZ     Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

mais que se cache-t-il en réalité derrière les hublots de ces milliers de navires sous pavillon de complaisance appartenant trop souvent encore à des « pseudo-armateurs » sans scrupule, sans respect envers les Marins, l’environnement, ni l’image des activités maritimes.

RAMINE

A l’occasion de la journée internationale des Marins « des Gens de mer », l’association MOR GLAZ a voulu rappeler les conditions de vie parfois extrêmement difficiles des Gens de mer. Lors de toutes ces journées que ce soit celle-ci, ou d’autres, les Secrétaires Généraux de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) ou du Bureau  International du Travail (BIT)  ont toujours de très belles envolées lyriques aux tribunes,

L’association MOR GLAZ rappelle le rôle indispensable « essentiel »  des 1.8 million Marins recensés dans le Monde qui acheminent 90% du commerce mondial, « 12 milliards de tonnes de marchandise en 2018, 16 milliards en 2025 »  Il faut une vraie reconnaissance du rôle vital de ces Marins, ils ne sont pas traités par tous comme ils le méritent. Les Organisations Internationales et les Armateurs doivent répondre ensemble aux aspirations de ces Marins du Monde, en leur offrant un hébergement confortable, en respectant leurs droits, en faisant  progresser ces derniers et notamment en s’imposant des obligations  humaines et sociales.

Au  21ème siècle certaines dérives sont à bannir à l’encontre des Marins.

Le 8 juin 2019 à Brest l’inspectrice CGT/ITF Laure TALLONNEAU, vient d’être confrontée une fois de plus à une forme de dérive à l’encontre d’un Marin Ukrainien agressé à bord du navire hôtel « GNV AZZURRA ». Ce navire était armé avec des Marins de 5 nationalités sous pavillon Italien « économique » !  Dans sa négociation pour aider ce Marin, Madame TALLONNEAU était bien seule face au géant  Mediterranean Shipping Compagny (MSC), toutes les Autorités et Administrations si zélées ont été très peu réactives, mais pis encore, le Centre de Sécurité des Navires (CSN) de Brest était ces jours-là en sous-effectif. Sans l’aide de Madame TALLONNEAU et du P&I Club, que serait devenu ce Marin dont c’est la journée en ce 25 juin, qu’a-t-il bien pu faire pour démériter ?

L’association MOR GLAZ rappelle,  que « 4 marins sur 5 sont originaires de pays pauvres souvent exploités par des « pseudo-armateurs » qui profitent de la pauvreté et de la naïveté des habitants des pays d’Afrique, d’Asie ou de pays dans lesquels la pauvreté n’est pas qu’un « slogan ».

L’enquête menée en 2002 par la journaliste Kattalin LANDABURU, dénonce un nouvel esclavagisme. -« Si le commerce du bois d’ébène fait partie d’un passé révolu, les navires continuent de transporter, avec eux, un monde d’inégalité et de précarité sociale. Ces économies ont été réalisées en exploitant des vieux navires âgés parfois de plus de 30 ans, mal ou pas entretenus, ils acheminent en grande quantité des marchandises coûteuses ». Nous rencontrons de plus en plus de marins malheureux avec des salaires et des conditions de travail et de vie déplorables.

Que font les États du pavillon qui ne contrôlent ni l’état des navires ni les conditions sociales des marins. Que font les Autorités et Administrations portuaires pour signaler les dérives constatées sur les quais partout dans le monde, il est plus facile de ne pas voire, mais derrière ces hublots il y a aussi des Marins qui souffrent loin de chez eux et cela, il est juste de le dénoncer !

Pour l’association MOR GLAZ….Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

Des membres de l’équipage du vraquier « SAINT ELIAS » ancré au large de la Crète depuis quatre semaines, et géré par une société Grecque basée au Pirée, ont déclaré qu’ils manquaient de nourriture et d’eau

Des membres de l’équipage du vraquier « SAINT ELIAS »  ont déclaré qu’ils manquaient de nourriture et d’eau……

Le « SAINT-ELIAS » est détenu depuis le 23 septembre 2018 par les autorités en Grèce ! 

Laure TALLONNEAU (Inspectrice ITF/CGT) et l’association MOR GLAZ avaient pointé du doigt lors de  son l’arrivée le 2 juillet 2018  dans le port de Lorient en Bretagne ( archives 2018)

Malheureusement,  les Marins de ce cargo poubelle  avaient une destinée toute tracée, l’abandon et donc aucun salaire depuis leur embarquement à Lorient.

Que fait l’Union Européenne pour ses Marins, et quelles sont les volontés nationales contre ces « pseudo-armateurs » voyous et menteurs ? 

Le membre d’équipage Stanislav MUKHIN  a déclaré que le navire était abandonné par ses propriétaires et ses gérants, que les 20 membres d’équipage, tous Ukrainiens, n’avaient pas été payés depuis trois mois. «Nous sommes en colère et frustrés par l’indifférence de la société de gestion», a déclaré MUKHIN. Les marins perdent du poids à cause du manque de nourriture, déclare le Marin Ukrainien.

FRUITS SAINT ELIAS

Il a ajouté une autre préoccupation majeure,  le manque de carburant pour le générateur, cela durera peut-être encore deux jours et sans électricité, le navire sera incontrôlable a affirmé Monsieur MUKHIN.

Un journaliste Grec a contacté le siège de la société ayant en charge la gestion du navire  « SEALIGHT MARITIME LTD » au Pirée, elle aurait déclaré qu’il était conscient des problèmes et cherchait d’urgence à les résoudre en coopération avec les autorités portuaires et les garde-côtes. Il devrait aussi faire une déclaration officielle sur la situation concernant le fret du « SAINT ELIAS » et qu’elle serait publiée prochainement.

Pour l’association MOR GLAZ, ce cargo ne peut plus, ne doit plus trouver d’affréteurs, le premier souci de ce « pseudo-armateur » devrait être de payer ces « ses » Marins et de quitter toutes les activités maritimes  qu’il ternit !

Ceux qui en France permettent à ce cargo de reprendre la Mer le 27 juillet, et le 14 août 2018 doivent se sentir  un peu « parfois » coresponsables de la situation ubuesque et triste  de ces Marins Ukrainiens, situation que l’association MOR GLAZ avait anticipé. 

Combien sont les  « SAINT ELIAS » qui escalent en France et en Europe et qui reprennent la mer avec les recommandations des autorités qui ne sont jamais respectées. Botter sans arrêt en touche devrait empêcher à certains de trouver la paix et le sommeil, il suffit de  s’imaginer les conditions de vie à bord de ces navires.

PLAFOND SAINT ELIAS

L’association MOR GLAZ était pourtant convaincue, que tous les Marins devaient avoir des conditions de vie minimales « ceci étant écrit dans les mille feuilles de textes sensés les couvrir : Maritime Labour Convention 2006 MLC 2006 et autres !!   

 

Pour l’association MOR GLAZ        Le Président Jean-Paul HELLEQUIN  

 

Pour l’association MOR GLAZ  » aucun Marin en activité ne doit  » ne peut  » rester ou se retrouver sans protection sociale

Depuis le 1er juillet 2017 dans le cadre de la Maritime Labour Convention 2006 (signée par la France) et entrée en vigueur en février 2014 cela ne devrait plus être possible : Les Marins français sous pavillon étranger devront désormais être rattachés à l’Établissement National des Invalides de la Marine (ENIM), la Sécurité Sociale des Marins Français.

Alors que la France ne fait que de se mettre en conformité avec la Maritime Labour Convention 2006 (MLC), quelques opposants et quelques vagues dans le milieu du yachting, et de la grande plaisance. La MLC 2006 définit une nouvelle approche de la protection sociale des Marins, en privilégiant la résidence habituelle du Marin plutôt que l’État du pavillon du navire. La MLC 2006 devrait aussi lorsqu’elle sera bien appliquée, rendre meilleures les conditions de vie de tous les Marins;

Pour l’association MOR GLAZ, plus aucun Marin Français certes mais aussi étranger ne doit être démunis de couverture sociale.

Les propriétaires de ces yachts sont déjà suffisamment servis par les niches fiscales, les pavillons de complaisance, paradis fiscaux et autres petites faveurs et gros avantages !

L’association MOR GLAZ demande aux services de l’Etat et aux Administrations de ne pas se laisser impressionner par des chantages odieux, infondés et injustifiés. L’ENIM a peut-être une opportunité de montrer ses capacités d’adaptation et sa volonté à pouvoir se développer à l’international.

Une sécurité sociale pour tous les Marins, y compris dans la grande plaisance et dans le yachting était devenue nécessaire (il suffit de lire certains témoignages de Marins).

La difficulté rencontrée par les Marins résidents en France, navigants sous pavillon étranger avait été révélée lors du conflit des Marins et personnels navigants à bord d’un navire de la société  » CONDOR FERRIES « . Ce conflit et la combativité exemplaire de quelques Marins (avaient été soutenus par l’association MOR GLAZ, le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest et par l’Inspectrice ITF International Transport Workers’ Fédération Laure TALLONNEAU) plusieurs Elus locaux, Nationaux et Européens s’étaient eux aussi engagés.

Les Marins navigants sur les navires chargés de la mise en place, de l’entretien et de la surveillance des champs éoliens seront certainement concernés par le sujet de leur protection sociale, sauf si les navires chargés de ces missions seront sous pavillon Français !

L’association MOR GLAZ aura un regard attentif sur ce qui sera envisagé et mis en place pour la protection sociale des Marins dans ce secteur appelé à se développer sur le littoral.

Pour l’Association MOR GLAZ         Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

C/c : aux ministères et administrations concernés.