LES ARRIMAGES MARITIMES SUR PORTE CONTENEURS Revue Maritime N° 506 page 54 à 57 Un bon arrimage est une condition majeure de la bonne conduite de tout navire, sa sécurité et celle de sa cargaison en dépend :

 

La logistique en mer hier

  • Arrimage en breton : notamment pour les fûts, qui sont arrimés en longueur, en bout de cale si la longueur n’est pas suffisante pour placer un fût supplémentaire, on arrime une dernière rangée de fûts « en breton » c’est à dire en travers.
  • Dans les voiliers les hamacs aussi étaient « en breton» on y dort mieux, le navire appuyé par ses voiles a moins d’effets dus au roulis, qu’à ceux du tangage.
  • Sur les « petits » navires actuels les couchettes sont souvent en breton, pour l’équipage on case ainsi davantage de cabines ! Mais avec le gigantisme c’est de moins en moins courant , en effet il est plus confortable de dormir dans le sens longitudinal avec au besoin bottes et cirés de chaque côté sous le matelas, il m’est même arrivé de mettre le matelas entre la cloison et le lit pour y former une gouttière se rapprochant de la forme du hamac.
  • Il y avait encore des hamacs dans les années 1950 et 1960 dans certaines Écoles d’apprentissage maritimes, dans la marine nationale aux incorporations du service militaire, sur La Duchesse Anne, le Tourville à Brest…
  • Les pontées de billes de bois ne laissaient aucun vide le tout s’auto-arrimait et était saisi.
  • Dans les cales, les chargements de divers s’auto-bloquaient, jusqu’à charger à barroter, par l’utilisation maximum des volumes mais surtout le blocage du chargement qui se trouve en dessous.
  • Même principe de blocage dans les grains en vrac avec les bardis et les feeders, chargement recouvert d’un ou deux plans de grains en sac pour tasser le grain et stabiliser la surface !
  • Même principe avec le cloisonnement latéral des pétroliers et leur cuve d’expansion, summer tank.
  • L’obligation d’écrêter et de repousser dans les 4 coins de cales (trimming), les tas de minerai, charbon et autres produits déversés en vrac au centre des cales  par les goulottes des tapis roulants.

 

La logistique à terre hier et aujourd’hui

  • Oubliées les charrettes aux plateaux incurvés (creux longitudinal), oubliés les camions de livraison des bougnats charbonniers et marchands de vins : grâce à ces plateaux incurvés les sacs de charbon et les caisses de bouteilles se bloquaient, se verrouillaient le long de l’axe longitudinal. Les caisses n’étaient pas en long, mais en large, plus faciles à prendre sans doute mais surtout beaucoup plus stables dans les virages sur ces plateaux alors sans ridelles.
  • Actuellement pour des parcours sans doute limités, des palettes peuvent être chargées par élévateur et alors il y des vides de chaque bord, le chargement n’est pas toujours suffisamment arrimé pour tout bloquer latéralement : résultat dans les courbes, en particulier des accès autoroutiers, la force centrifuge opère en toute innocence ! Combien d’accidents ? Oubli des enseignements du passé !

L’expérience, la mémoire… tout serait-il oublié ?

Constats étonnants :

  • Pour le moment les assureurs semblent admettre supportable le pourcentage actuel de perte ! Mais pendant combien de temps encore ? Surtout en cas de perte totale.
  • Les angles de chavirage statique sont de 42° pour tout conteneur en long ; de 57° pour un 20 pieds en travers, de 67° pour un trente pieds et de 72° pour un 40 pieds ! Un porte conteneur gite rarement de plus de 42° donc statiquement rien ne devrait se désarrimer, ce sont donc la dynamique et les vides qui causent les désarrimages. Passer de 42° à 57° à 67° et à 72° offrirait une nette diminution des risques.
  • Les conteneurs sont partout arrimés en long ! Le roulis impose aux conteneurs des mouvements plus importants que le tangage, occasionnant des contraintes plus importantes, le banal bougnat qui livrait son charbon ou son vin n’aurait jamais fait une telle erreur !
  • Les conteneurs ne sont pas empilés de façon homogène, il y a toujours des vides inadmissibles, là encore le bougnat n’aurait pas fait une telle erreur !
  • Seules les deux rangées inférieures sont solidarisées en croix et même souvent une seule et sur les extérieurs seulement !
  • Dans les hauts, aucun verrouillage autre que les twist-locks.

Encore tout l’inverse de l’expérience !

L’arrimage des marchandises à l’intérieur des conteneurs

Les progrès sont constants mais seulement dans les conteneurs tant sur la conception que la résistance des matériaux. Les outils à la disposition de l’empotage sont

  • Coussins de calage gonflables
  • Bandes d’arrimage adhésive
  • Boucleries variées, tendeurs, sangles et feuillards
  • Bâches hautes résistances
  • Barres de calage
  • Filets
  • Tapis et patins antiglisse

L’arrimage des conteneurs à bord des navires

Il utilise des moyens eux aussi en progrès constants

  • Les glissières de cales parfois prolongées au-dessus du pont
  • Les pièces de coin et les sabots d’ancrage
  • Les cônes simples ou doubles – twist-locks automatiques ou semi automatiques
  • Des barres de saisies, ridoirs, œils et crocs.

Mais a-t-on-pensé que

  1. Les conteneurs auraient dû être mis en travers, en breton comme les caisses de vins du banal bougnat qui lui avait retenu les leçons du passé. Cela n’imposerait aucune modification pour les conteneurs et leur manipulation, il suffirait que les chantiers le propose, OMI et tous les utilisateurs ne devraient pas s’y opposer.
  2. La surface supérieure de la pontée devrait être rigoureusement plane sans aucun vide, au moins par rangées transversales de conteneurs, de la sorte pourrait être inventé un outil comme les coussins internes des « épingles» pour
  • – combler en la partie supérieure le vide entre deux conteneurs de même niveau dans le sens de la largeur du navire au moyen de ces « épingles » envisagées qui solidariseraient au moins les piles en abord par le haut.
  • – verrouiller entre elles chacune des piles adjacentes, piles actuellement au nombre de près de vingt dans chaque rangée transversales mais ramenées au tiers si les conteneurs étaient arrimés en breton..
  • Ces « épingles » devraient être composées de deux twist locks pour s’adapter sur les coins supérieurs adjacents et libres des conteneurs supérieurs. Il pourrait en exister composées de quatre twist locks dans le cas où seraient adjacents au même niveau quatre conteneurs de deux rangées différentes.

Incidences

La mise en breton posera peu de problèmes aux ship-planners mais pourra occasionner des manipulations donc des frais.

Le point 2 va obliger à manipuler ces « épingles », lors de leurs poses, leurs enlèvements par les spreaders et évidemment leurs stockages.

Les faces des extrémités des conteneurs dorénavant en abord, plus petites que les grandes faces latérales actuelles, sont normalement plus résistantes que les grandes faces latérales. Aussi arrimés en breton comme proposé, les conteneurs présenteront une surface latérale de l’ensemble du volume embarqué en pontée plus résistant qu’avec l’arrimage en long actuel. Les grandes faces arrière du chargement en pontée sont rarement menacées, restent alors les grandes faces, des conteneurs de l’avant moins nombreux, sont plus aisées à protéger par brise un lame adapté !

L’amélioration de la sécurité ne peut faire longtemps l’impasse sur ces propositions !

Les frais ainsi occasionnés seraient compensés par une diminution du nombre des avaries, et donc aussi des frais d’assurances…

René de Cayeux janvier 2016

 

1 pièce de coin

2 palonniers (Ndlr)

Réflexions fin mars 2016

  1. Il est évident que les épingles ont une grande utilité dans le système actuel des conteneurs en long tout comme pour les barres de saisies, ridoirs, œils et crocs utilisées dans les deux rangées au-dessus du pont. Avec un arrimage en breton, ces épingles pourraient n’être utilisées que pour les deux rangées des piles en abord.
  2. Les barres de saisies, ridoirs, œils et crocs conserveront leur utilité dans le système proposé « conteneur en breton ».                                                                                Les conteneurs sur le barge sont bien en long, c’est un effet de zoom optique qui pourrait faire penser le contraire, témoin les faces supérieures des conteneurs ont l’apparence de presque carrés.

René de Cayeux  mars 2016 décembre 2016

 

 

 

Réactions de lecteurs :

Où en sont les choses ?

Ces propositions sont-elles débattues « en haut lieu » ?

A l’Organisation Maritime International  ou ailleurs ?

Qu’en pensent les armateurs ?

Qu’en pensent les manutentionnaires ?

Quels seraient les coûts de leurs applications ?

Les méthodes actuelles sont-elles appliquées partout dans le monde ?

Qu’a démontré exactement le Vendée Globe ?

Quelles sont les pertes exactes de conteneurs ?

Existe-t-il des statistiques fiables ?

Les assureurs les divulguent-elles ?

 

 

 

ASSOCIATION MOR GLAZ ET DU REMORQUAGE : Cet après midi du 17 janvier 2022 , j’ai reçu un message, ce message est bien celui que vous ne souhaiteriez  jamais recevoir, ce message qui  commençait  ainsi : –«Je suis porteuse d’une bien triste nouvelle ». Ce message  m’annonçait la disparition de mon Ami et Adhérent de l’Association MOR GLAZ  L’Ingénieur Général Jean-Marie DOUILLOT. Jean-Marie s’est éteint ce matin chez lui vers 7h00. Il s’en est allé dans la paix,  entouré par les siens.

 

 

ADIEU Jean-Marie

Jean-Marie DOUILLOT je l’avais rencontré pour la première fois à Cherbourg en mars 2017 lorsqu’il avait succédé à un autre Ami, l’Amiral Denis PIGEAUD à la tête de l’Association Des Œuvres Sociales de la Marine (ADOSM) de Cherbourg. Je me souviens encore de nos premiers instants, des premiers instants un peu craintifs et des Messieurs qui très vite, se sont transformés en Jean-Marie et Jean-Paul , quelques blagues et discussions plus ou moins sérieuses avec la presse locale afin d’annoncer nos projets et les visites de l’Abeille LIBERTE au profit de l’ADOSM.

A partir de ces instants nous ne nous sommes plus quittés, nous étions devenus des partenaires  fiables et fidèles, pour une bonne et belle cause au profit de l’ADOSM. Lors des remises de chèques, et le Marché de Noël à Cherbourg étaient des occasions pour parler  de nos projets avec  parfois une complicité quasiment familière entre lui, Danielle mon épouse et quelques autres. Même s’il n’était pas  Marin, Jean-Marie  savait avec délicatesse et humilité vous emporter dans son sillage, tel un Capitaine, celui de la solidarité, des convictions qui étaient les siennes. Danielle, moi et tous les Adhérents de l’Association MOR GLAZ nous garderons de toi Jean-Marie celle d’un Homme dévoué, serviable, au service des autres et de bonnes causes, celles des Marins aussi, ton Adhésion à MOR GLAZ avait été spontanée dès notre première rencontre, certaines inégalités à l’encontre des Marins et de l’insécurité Maritime pouvait te faire dire certaine vérité tout en gardant ta bonne humeur. L’ADOSM voit partir un de ses Présidents dévoués, nous, nous perdons bien plus, nous perdons un Ami, celui avec le lequel tu peux échanger durant le confinement des photos d’habitude réservées à la Famille !

Jean-Marie, que le dernier voyage soit calme, que le vent te porte où tu le désires, nous savons que nous nous retrouverons pour parler et chanter sur une chanson de Nolwenn LEROY.

Ta Famille et tes Amis peuvent être fiers de toi, depuis ton départ les messages sont nombreux, tu as aidé tant et tant de Gens, et toujours dans la simplicité et en échange de rien !

Adieu Ami,  bon vent, belle Mer

au centre : Jean-Marie Président de l’ ADOSM de Cherbourg parmi les bénévoles et les organisateurs de la visite de l’ABEILLE LIBERTE

Jean-Paul Hellequin

Nous venons d’apprendre, que les 10 porte-conteneurs de 5500 TEU du Groupe Maritime CMA CGM construits en Chine dans le chantier CSSC Qingdao Beihai SY, seront  tous équipés et sécurisés du FOR System JLMD.

 

Le 28 septembre 2020  à l’occasion  de la mise en service  du porte-conteneurs  « Jacques SAADE » l’Association MOR GLAZ décernait un Carton vert au Groupe Maritime CMA CGM ainsi qu’aux Equipes (Equipages)  Sédentaires et Navigantes ( en ligne sur le site MOR GLAZ).

Nous venons d’apprendre, que les 10 porte-conteneurs de 5500 TEU du Groupe Maritime CMA CGM construits en Chine dans le chantier CSSC Qingdao Beihai SY, seront  tous équipés et sécurisés du FOR System JLMD.

Pour l’Association MOR GLAZ cette décision, cette démarche volontaire de la part du Groupe Maritime Français CMA CGM leader mondial du Transport Maritime, et de la Logistique est une volonté affichée. Prévoir les accidents et naufrages en équipant leurs navires depuis plusieurs années de la Sécurité Passive Embarquée, si défendue par l’Association MOR GLAZ depuis plus de 15 ans, nous encourage à poursuivre.  Plusieurs Armateurs mondiaux optent pour cette démarche dont les plus grands Armateurs Français, nous les saluons pour cela !

Ces 10 navires de 5500 TEU sont de construction relativement classique, avec un château sur l’arrière et des cuves réparties tout le long du navire. Propulsés par un moteur thermique, d’après nos sources,  les cuves seront toutes  sécurisées avec un FOR System JLMD. La volonté de CMA CGM de sécuriser les navires de sa flotte de faibles capacités est pour MOR GLAZ un exemple qui devrait satisfaire les Organisations Internationales  « Organisation Maritime Internationale », « Agence Européenne de Sécurité Maritime ». Cette démarche devrait être saluée par  les Assureurs, Affréteurs, Sociétés de Classification, Chargeurs et autres acteurs du transport Maritime y compris par les Autorités portuaires !

Cette démarche indique que la Société Maritime « Compagnie » fait évoluer sa prise en considération du risque d’accident et de ces conséquences de manière plus concrète et ce, peu importe le volume des cuves. Un esprit Ecologiquement responsable qui correspond à la volonté de CMA CGM d’être un acteur multiple dans le transport et Ecologiquement impliqué. L’Association MOR GLAZ ne peut qu’être satisfaite par ces réflexes responsables, par cette prise de cap qui doit continuer et être copié par d’autres Armateurs.

Il-y-a quelques années nous avions été reçus à Marseille par les collaborateurs de Monsieur Rodolphe SAADE afin d’évoquer ces questions de Sécurité Passive Embarquée et de prévention, nous avions été convaincus par les engagements Environnementaux.

Le cap pris et maintenu  va au-delà des réglementations Environnementales, l’Association MOR GLAZ souhaite que cet Armateur entraine d’autres dans son sillage, un sillage qui doit rester GLAZ comme les Océans.

Nous avons le témoignage de plusieurs Marins de la Société CMA CGM qui déclarent que lors de cette pandémie qui sévit toujours que tout a été mis en place pour que les Marins puissent être relevés dans les meilleures conditions, en essayant de rendre la vie de ceux qui dépassaient le temps d’embarquement la moins pénible possible, assouplissement des heures de travail etc. …Il était  aussi important de l’écrire pour l’Association MOR GLAZ qui défend la Mer et les Marins ! Pour cela nous décernons un Carton vert !

Pour l’Association MOR GLAZ          Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

Ce 13 octobre 2021 rencontre avec des Elèves passionnés par nos métiers de la Mer !

La classe Défense du collège Jacques Prévert de Saint Pol de Léon , concerne 8 Elèves qui se sont engagés volontairement dans ce projet, destiné à leur faire découvrir des métiers autour de la Mer et de la Défense , et à travailler aussi en parallèle sur l’égalité filles/garçons dans ces métiers.

L’idée est aussi de leur permettre de rencontrer des Professionnels et de découvrir des lieux emblématiques.

Ces Elèves  auraient  aimé visiter l’Abeille BOURBON  (fermée au public  pour des raisons de Covid 19).

Ils auraient aimé  échanger avec des acteurs (les Marins)  de l’assistance et de la protection du littoral à bord de ce navire emblématique. Echanger avec des Marins  qui assurent  la protection de d’autres Marins du Monde, des biens et éviter des drames et pollutions  et ce, sous l’autorité des Préfets Maritimes.

J’ai tenu pour l’Association MOR GLAZ et du Remorquage une petite conférence (1h15)  devant ces Elèves, avec comme support, quelques images du Film Océan de Jacques PERRIN, et du sauvetage du cargo KROKUS par l’Abeille BOURBON en Mer d’Iroise.

Les questions des Elèves étaient spontanées, ciblées, et intéressantes, ils sont partis plutôt satisfaits, avec chacune et chacun un poster des Abeilles et des cartes postales. Je suis convaincu, que nous retrouverons certains de ces Elèves sur les bancs d’un Lycée Professionnel Maritime, ou d’une École Nationale Supérieure de la Marine Marchande.

Durant les mois d’octobre et novembre 2021 les rencontres  vont se multiplier, y compris pour le grand public qui est toujours passionné, curieux  par les activités liées au Maritime et aux emblématiques Marins des remorqueurs de haute Mer.

Les huit Elèves étaient encadrés par Madame Fabienne Anthoine, (Enseignante d’histoire géographie) et de Monsieur Stéphane VELLY Conseiller Principal d’Education).

J’espère avoir transmis des envies à ces Elèves comme cela se produit parfois, avoir donné des envies de pratiquer le plus beau des Métiers celui de devenir  Marin !

Jean-Paul HELLEQUIN

Président de l’Association MOR GLAZ et du Remorquage

Parce-que tout devient « est » de plus en plus compliqué dans notre pays : les Cantines Scolaires et autres Restaurants de Collectivités sont-ils condamnés à servir du poisson qui serait pêché dans des Mers lointaines, dont les Pêcheurs ne respecteraient pas les mêmes règles que celles imposées par nos « Usines à Gaz Administratives » ?    

PHOTO CLAUDE PRIGENT / LE TELEGRAMME. PENZE (29) : Restauration scolaire, repas, école de Penzé, cantine, enfants, déjeuner.

La loi EGalim, table ronde, code de la commande publique, ce code qui rend difficile, « exclut parfois » la Pêche Artisanale de  ces  marchés publics, ces complications en tous genres sont-elles sur le point  t’interdire aux Enfants de la Cantine de Pont-l’Abbé dans le Finistère et autres Restaurants de Collectivités de consommer du poisson pêché et débarqué à quelles milles Marins  de là ! L’Association MOR GLAZ  dénonce avec force ces vraies aberrations, ces situations ubuesques, ainsi que toutes ces contradictions, qui empêchent toutes logiques Sociales, Environnementales et autres …..

Depuis 2017, l’Ecolabel « Pêche Durable » est un signe de qualité qui valorise la Pêche Durable. Il certifie aux consommateurs que les produits de Pêche répondent à des exigences Environnementales, Economiques et Sociales. L’Association  MOR GLAZ se doit de soutenir ces démarches, et puis, des textes qui se contredisent, des textes qui excluraient ou tout au moins ne faciliteraient pas l’accès à ces marchés  aux Très Petites Entreprises (TPE) et des Petites et  Moyennes Entreprises (PME) de la Pêche Artisanale.

Cet Ecolabel public en France fait suite à la volonté de la filière pêche, en 2007, de créer un Ecolabel facilement reconnaissable par les consommateurs. Les documents relatifs au label « Pêche Durable » sont disponibles en ligne sur le site de FranceAgriMer.

Traçabilité et garanties de qualité pour les consommateurs :

Les pêcheries, tout comme les organismes de commercialisation, peuvent disposer de ce label.
Pour être certifiées, les pêcheries doivent respecter 4 exigences du référentiel de l’écolabel, vérifiées par un audit de certification :

  • L’Ecosystème : Garantir que l’activité de pêche n’impacte pas de manière significative l’écosystème, c’est-à-dire la ressource ciblée mais également les espèces non-ciblées et l’habitat dans lequel la pêcherie évolue.
  • L’Environnement : Garantir que l’activité de pêche a un impact limité sur l’environnement : réduire l’énergie fossile, améliorer la gestion des déchets et la prévention des pollutions.
  • Le Social : Assurer un niveau satisfaisant de conditions de vie et de travail à bord des navires pour les équipages. Les critères portent notamment sur la sécurité et la formation des équipages.
  • La Qualité : Garantir un niveau élevé de fraîcheur des produits Ecolabellisés.

L’Association MOR GLAZ soutient la Pêche Artisanale, elle soutient depuis tellement longtemps les Pêcheurs Artisanaux, respectueux des règles Sociales et Environnementales, que nous nous insurgeons de cette nouvelle attaque contre la profession ! 

Pour l’Association MOR GLAZ       Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

Le 7 septembre 2021, l’Association MOR GLAZ et du Remorquage étaient  invitées à bord de la Goélette « LA RECOUVRANCE »  afin d’assister à une belle reconnaissance du travail effectué par les Salariés et les Bénévoles de  l’Association   LA TOULINE qui œuvre toute l’année et tout le temps pour le bien-être et le mieux-être des Marins…..

 un vrai Pilote pour les Marins qui sont parfois noyés face aux démarches Administratives. Un véritable travail Social, Intellectuel et parfois « souvent » Moral  auprès de jeunes et moins jeunes.

Les Associations que j’ai l’honneur de Présider s’adresse parfois à ces passionnées et passionnés de cette Association, d’ailleurs depuis plusieurs années nous versons un don selon nos moyens, un don utile pour les Marins !

Hier soir 7 septembre 2021 , il était remis à Anne Le PAGE la Directrice de LA TOULINE une haute très haute distinction la Croix d’Officier du Mérite Maritime,

et au Président le Commandant Cédric BOISSAYE la Croix de Chevalier du Mérite Maritime, distinctions « épinglées » par Armel Le STRAT Vice-Président de LA TOULINE et par Christian WOZNIAK Vice-Président de la Fédération Nationale du Mérite Maritime,

en présence du Président de la Fédération du Finistère Nord et de quelques Membres du Conseil d’Administration et soutiens de LA TOULINE. J’étais honoré de vous représenter lors de ces remises !

Au nom des deux Associations, j’ai remis à Anne Le PAGE une Orchidée d’une rare beauté pour le bureau de Brest : -« Chère Anne, Cher Cédric, cette belle Orchidée trouvera une belle place dans les locaux du bureau de Brest, si vous vous en occupez aussi bien d’elle que des Marins, tu vivras longtemps, je passerai de temps en temps au bureau pour prendre de tes nouvelles ».

Lors de ces remises Anne a appuyé sur le rôle indispensable des Marins, et notamment en cette période de pandémie, Cédric quant à lui a souhaité rendre hommage aux Epouses des Marins.   

 Jean-Paul HELLEQUIN     Président des deux Associations

Des appels d’offres qui ne prennent pas en compte les emplois Nationaux Maritimes et autres!…

Les Adhérents de l’Association MOR GLAZ, sont très partagés sur les parcs Eoliens en Mer et cela suscite à juste titre le débat.

Depuis quelques temps, nous nous posons de réels questionnements sur les conditions d’obtentions de ces juteux marchés par certains Groupes qui n’hésitent pas à sous-traiter, mettant souvent sur la touche des Armateurs Français y compris sur notre littoral ! Nous sommes aussi surpris, par certaines unions  industrielles pour obtenir  ces marchés qui représentent des sommes parfois considérables !

Nous allons prendre deux cas bien précis : le parc Eolien en baie de Saint-Brieuc 62 Eoliennes. Apparemment tous les paramètres n’ont pas été pris en compte par la Société Ailes Marines, qui découvre un sol trop dur, une barge qui ne peut pas remplir le contrat et qui pollue, mais pardon avec de l’huile non polluante ! Nous le développions dans notre communiqué de presse du 15 juin 2021.

Le Président de la Région Bretagne réélu Loïc CHESNAIS–GIRARD s’était engagé à créer une intercommission pour ce parc Eolien afin que tous les élus soient au même niveau d’information et puissent ainsi  poser les questions qui les taraudent au porteur de projet. Les représentants de la société Ailes Marines, devraient se plier au jeu des questions-réponses sur la gestion des incidents, l’impact des travaux, et la poursuite si celle-ci était maintenue. Les Elus ne seront-ils pas gênés par le peu d’emplois Français Marins et autres générés par ces millions d’Euros distribués et par si peu de transparence. L’Association MOR GLAZ compte sur les Membres de cette intercommission  pour faire toute la lumière sur ces appels d’Offres.

Pour l’Association MOR GLAZ, cette bonne idée d’intercommission devrait s’exporter, être étendue à l’ensemble du littoral Français et d’outre-Mer.

L’autre exemple : le projet Eolien du Golfe du Lion en Mer Méditerranée comporte l’installation de 3 Eoliennes flottantes au large de Port Leucate (16Km en Mer) pour une puissance totale de 30 MW.

Le budget du projet est de l’ordre de 215 M€ /230 M€ dont une partie financée par la Banque des territoires de la caisse des dépôts et l’Agence De l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (ADEME) pour un montant de 60M€, cette Agence parfois si généreuse !

D’après nos informations : les turbines sont fournies par une société Dano-Japonaise  et construites au Danemark. La fourniture et la pose du raccordement électrique sont confiés à une  société Belge en consortium avec une Société Anglaise. Le contrat de constructions et installations des flotteurs supportant les turbines a été confié à Eiffage Marine France : Eiffage Métal assemble les structures acier à FOS sur Mer – Le sous-traitant et la préfabrication des structures en acier ne sont pas connus à ce jour mais pourrait avoir lieu en Europe du Nord ou dans un Pays de l’Est.

Pour l’installation incluant la fourniture des lignes d’ancres, l’installation et le remorquage des flotteurs, Eiffage Métal est entré en négociation exclusive avec la Société Danoise Maersk Supply ! Eiffage sélectionne comme installateur une société qui n’a aucune expérience ni référence en remorquage d’Eoliennes flottantes.

MAERSK SUPPLY  n’a pas démontré en France son expertise en remorquage dans ce domaine très spécialisé. Dans la nuit du 21 au 22 décembre 2016, MAERSK SUPPLY avait coulé et laissé au large de l’île de Sein en Bretagne  2 navires qu’il remorquait : le MAERSK SEARCHER et le MAERSK  SHIPPER, eux même remorqué par un navire du Groupe MAERSK partant lui aussi à la casse en Turquie.

Ces naufrages et l’abandon de ces coques avaient suscité un tel émoi que Madame Ségolène ROYAL après avoir auditionné l’Association MOR GLAZ avait sommé MAERSK de surveiller les épaves durant plusieurs années. L’Association MOR GLAZ s’interroge, pourquoi choisir une telle Société Maritime, alors qu’en France nous les avons ?

En conclusion, malgré tous les discours et le Fontenoy du Maritime qui devait rendre les Armateurs Français plus concurrentiels « compétitifs »  qu’en est-il réellement ?

Le projet Eolien du Golfe du Lion sous sa forme actuelle ne participe pas au développement d’une filière Maritime Française qui a pourtant déjà fait ses preuves en Europe et à l’International dans le domaine des Eoliennes flottantes. Sans mesures fortes, la France  ne fera pas émerger une filière de services d’installation et de maintenance Maritime Française. Les porteurs de projets seraient-ils  Français, si la redistribution en sous-traitance ne sélectionne  pas des services Maritimes Français de plus dans la zone économique Française, cela ne créera pas de dynamiques Maritimes, Industrielles ni d’emplois. Ce que déplore et dénonce sans arrêt l’Association MOR GLAZ, portons haut le pavillon.

Le dumping sur les prix empêchera l’émergence d’une filière d’installation et de maintenance pour l’Eolien flottant, et la création d’emploi en France. Par contre, ce projet permettrait à MAERSK SUPPLY s’il était confirmé comme opérateur, d’obtenir une belle référence en Europe lui permettant de continuer à se développer à l’International dans ce domaine, tout en bénéficiant indirectement d’un financement ADEME….

Ce type de contrat doit être surveillé de très près, il s’agit toujours d’argent public, et, d’espoir pour des emplois Nationaux, qu’ils soient Maritimes ou autres, défendons partout  le pavillon Français et le label du savoir-faire et de l’expérience.

Pour l’Association MOR GLAZ      Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

 

c/c : Ministères et Administrations concernés

Les deux navires qui remplaceront les Remorqueurs de sauvetage  Abeilles Flandre et Languedoc âgés de 43 et 42 ans seront modifiés techniquement dans un Chantier en Allemagne,

dommage pour les Chantiers Français qui avaient répondu à l’appel d’Offres. Pour l’Association MOR GLAZ  pas de surprise, cela devient une habitude « la priorité » chez la plupart des  Armateurs Français.   Ce choix était nous semble-t-il arrêté depuis quelques semaines!

Les Associations  MOR GLAZ  et l’Association du Remorquage espèrent quant à elles un budget suffisamment important pour  transformer ces deux supplies en Remorqueurs de sauvetage, les missions ne sont pas les mêmes au sauvetage qu’à l’Offshore pétrolier. Car, ces deux supplies « Diamant et Grenat » une fois devenus Remorqueurs de sauvetage devront être  très performants afin d’assurer « d’assumer » de  » satisfaire » toutes les missions qui seront confiées aux Commandants et aux Equipages sous l’autorité des Préfets Maritimes !

Pour nous, les missions futures, ne seront pas que des missions de routines et  de remorquages mais, bien plus encore, depuis 1978 les missions se sont diversifiées, elles sont différents pour de nombreuses raisons.

 

Les Associations citées ci-dessus qui s’étaient beaucoup mobilisées depuis plusieurs années « au plus haut niveau de l’Etat »  pour obtenir des navires plus puissants, afin de pouvoir faire face  au gigantisme des navires et autres nouvelles missions sont satisfaites d’avoir été entendues ! Privilégier la force de traction, les espaces, la manœuvrabilité etc… à la vitesse !   

Les Associations remercient  tous ceux qui nous avaient consacré du temps, le temps nécessaire notamment aux Cabinets des  Premiers Ministres Manuel VALLS, Édouard PHILIPPE, au Cabinet du Secrétariat Général de la Mer, le Sénateur Philippe PAUL, Amiraux et autres personnes influentes.

Les Associations souhaitent  bonne Mer et heureuses missions à ces deux futurs Saint-Bernard des Mers…

 

Pour les Associations MOR GLAZ et du Remorquage

Jean-Paul HELLEQUIN