Le 15 février 2024 l’Association MOR GLAZ était aux côtés des Associations qui dénonçaient l’activité du Chalutier pélagique « ANNELIS ILENA ».

Lors des prises de paroles, l’Association MOR GLAZ avait rappelé que nous n’étions pas présents par idéologie, ni pour des raisons électorales, mais, que nous étions présents pour dénoncer une Pêche « dévastatrice », pour dénoncer les manières de laisser faire en regardant ailleurs ! L’Association MOR GLAZ défend depuis des décennies la Pêche Artisanale, celle qui Pêche sans détruire, celle qui essaie au mieux et à chaque sortie en Mer de préserver « ménager » les ressources !

Le Chalutier « ANNELIS ILENA » est l’exemple de ce qu’il ne faut surtout pas faire, ce Chalutier est celui de toutes les controverses, celui qui a affamé des Populations du littoral en Afrique, Pêcher sans compter, sans se soucier des lendemains avec des complicités locales, internationales même et sans s’inquiéter des conditions de vie des Marins. La règle laisser faire le business de la Pêche Industrielle. Communiqués des 28 janvier, 13 et 15 février 2024.  

36 Marins de la Compagnie des Pêches de Saint-Malo au chômage partiel : -« Scénario inquiétant, pour ces Marins, l’Association MOR GLAZ, n’est pas responsable de cette situation, nous la regrettons.  Pour nous, ces Marins certainement confirmés et habitués à une vie de Marin difficile devraient tous être reclassés par celles et ceux qui les ont entraînés vers ce possible abîme pour eux ».

Chantage aux emplois, les bonnes vieilles méthodes, il va falloir trouver des emplois stables pour ces Marins laissés sur le quai ! Et abandonner la pratique de Pêche avec ces chalutiers qui Pêchent souvent bien plus que nécessaire !    

Si l’Armateur compte sur le Secrétaire d’État de la Mer et de la Biodiversité, pour venir en aide aux Marins, il peut attendre ! 28 janvier 2024 ….13 février 202415 février 2024

Autre sujet de préoccupation pour l’Association MOR GLAZ : La triste mésaventure du Patron Pêcheur Claude HERRY de Plougastel Daoulas dans le Finistère. Le 1er février 2024 nous avions organisé un point presse en présence du Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest. Ce Patron Pêcheur, lui, il n’a pas d’aides, il n’a que peu ou pas de solution, il n’a pas de Cabinet de lobbyistes, il essaie tout simplement de sortir la tête de l’eau, et la remontée est pénible. Où sont les organismes censés défendre les Pêcheurs Artisans. Lors d’un appel téléphonique samedi matin, nous avons estimé que l’aide de l’Association MOR GLAZ lui serait utile.

Claude voulait être son Patron, Pêcher raisonnablement, vendre son poisson au juste prix, et rembourser son Bateau de 8,50 mètres le « MIKE OCEAN II » acheté neuf en 2004, un navire de série. Et puis la catastrophe, le bateau est inutilisable, il entame une procédure, le Chantier est condamné ! La galère commence et quelle galère voire l’article du quotidien LE TELEGRAMME de Brest et sur le site MOR GLAZ à dater du lundi 25 mars 2024 !

Claude est de ces Marins qui affrontent les pires tempêtes y compris à terre ! Il a autour de lui des Amis, des Artistes, des Associations qui se sont mobilisés, l’Association du village de KERZIOU à Plougastel organisatrice du concert. Ce concert programmé le vendredi 29 mars 2024 de 18h00 à minuit, vous permettra d’apporter votre contribution, et aussi de mieux connaître Claude HERRY !

Pour l’Association MOR GLAZ, défendre ce Patron Pêcheur est une évidence, lui, il ne peut compter que sur lui et cette solidarité pour reprendre la Mer et pratiquer la Pêche en Rade de Brest ! Claude sait qu’il devra rembourser la Banque et que seul ce sera difficile, la Maison Familiale fait l’objet d’une saisie judiciaire ! L’Association MOR GLAZ sera présente, nous, nous défendons la Mer et les Marins !  Nous n’avons aucune arrière-pensée politicienne ou autres….

Pour l’Association MOR GLAZ     Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

L’Association MOR GLAZ et du Remorquage saluent le choix réalisé avec l’annonce du Groupe ECONOCOM de rentrer en négociation exclusive avec le Groupe Maritime BOLUDA pour le rachat de la Société « LES ABEILLES INTERNATIONAL ».

Peinture : Belbeoc’h       texte: Jean Bulot

Les fonds de pensions écartés, plutôt une bonne nouvelle pour les Salariés Sédentaires et Navigants de la Société « LES ABEILLES INTERNATIONAL », rassurant aussi pour les utilisateurs des navires que sont les Préfets Maritimes.

Le Groupe ECONOCOM vient par ce choix de montrer l’attachement qu’il avait pour la Société qu’il a gérée durant quelques années.

Le Groupe BOLUDA est le leadeur du Remorquage Mondial, cela ne peut que rassurer l’État Français pour celles et ceux qui connaissent l’historique de la protection du littoral en France  

communiqués du 5 décembre 2023 et du 22 décembre 2023

 Pour l’Association MOR GLAZ      Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

 

Les Responsables du Chantier Naval PIRIOU de Concarneau en Bretagne viennent de prendre une décision certes difficile, peut-être même douloureuse mais positive pour le Chantier, les Salariés et la France. L’Association MOR GLAZ ne peut que soutenir celle-ci ! Les navires de notre Défense Nationale doivent être construits en France pour des raisons évidentes et stratégiques ! -« D’ailleurs en France seul le Chantier PIRIOU, aucun autre Chantier ne construit des Remorqueurs Civils ou Militaires de cette taille, ni de cette complexité ».

Chaque jour les Françaises et les Français entendent que notre souveraineté serait une vraie priorité, annonce faite à plusieurs reprises par le Président de la République aux Assises de la Mer et autres lieux. En fait cette souveraineté est galvaudée, la réalité est toute autre, elle est au bord du naufrage et les secteurs se multiplient. Le cap du non-retour est peut-être même franchi, par un manque de volonté ou de concurrence déloyale !

L’Association MOR GLAZ est forcément inquiète, nous avons multiplié les « MAYDAY », immatriculations de notre Marine Marchande sous des pavillons colorés, les arrêts techniques des navires dans des Chantiers peu ou pas contraints par des normes Sociales et Environnementales équivalentes aux nôtres, de même pour la déconstruction des navires ! Toutes ces dérives sous l’œil complice ou peu attentif des Ministères et Administrations concernés qui lorgnent trop souvent sur le moins disant.

Tout serait de la faute de la crise sanitaire, de la guerre en Ukraine ! La faute est peut-être simplement de ceux qui n’ont aucune anticipation, trop enfermés dans une bulle technocratique, et ne retiennent que le moins disant Economique, Social et Environnemental, la faute du profit et de certains discours qui ne sont plus perceptibles, ceux qui les tiennent y croient-ils encore !

En 2019 d’importants marchés avaient été passés entre la Marines Nationale et les Chantiers PIRIOU de Concarneau ! mais, comme souvent les Responsables des Marchés de la 6ème Puissance Mondiale tire les prix vers le bas, nous parlons de Défense et de Stratégie Militaire. Certains programmes d’armement notifiés avant 2021 n’entrent plus dans les enveloppes budgétaires, dont 20 Remorqueurs portuaires et côtiers pour la Marine Nationale. D’autres Marchés sont-ils menacés ? Si les Dirigeants du Chantier de Concarneau, n’avaient pas su prendre cette initiative, nous pouvions imaginer le pire.  La 6ème puissance Mondiale va devoir garder ces « ses » vieilles unités, comme une habitude ! –« Pour l’Association MOR GLAZ, après certains Marchés qui n’aboutissent qu’après des décennies et maintes et maintes réflexions, la grande muette vient cette fois de prendre une torpille !

L’Association MOR GLAZ défendra comme à son habitude les Industriels portuaires respectueux des normes Sociales et Environnementales auxquelles nous tenons, bon courage pour les futures négociations, ces constructions doivent rester en France !  

 Pour l’Association MOR GLAZ     Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

Les Associations du Remorquage et MOR GLAZ qui défendent les moyens de sauvetage sont satisfaites par l’efficacité et la réactivité de toutes celles et ceux qui veillent 24h/24h sur le trafic Maritime ici et ailleurs !

photo: reproduction interdite

Le 19 février 2024, le Remorqueur « ABEILLE BOURBON » après avoir été positionné et mis en alerte par le Préfet Maritime de l’Atlantique remorquait le plus grand porte-conteneurs jamais pris en remorque au large de la Bretagne, le porte-conteneurs « CONTI CHIVALRY » de 334 mètres de long !

photo : reproduction interdite

Les avaries de ces grands navires, seront de plus en plus fréquentes, la garde ne doit jamais faiblir, bien au contraire, elle ne doit surtout pas être revue à la baisse pour des raisons comptables ou pire encore par manque d’anticipation.

Les Associations restent vigilantes quant à la qualité  et aux effectifs des Navigants embarqués à bord de ces navires de sauvetage, mais aussi  sur la qualité de certains Equipages embarqués à bord de ces grands porte-conteneurs.

Les Associations du Remorquage et MOR GLAZ restons vigilants sur la capacité de traction de ces Remorqueurs, sera-t-elle suffisante par toutes les conditions météorologiques :

-« au mois de novembre 2022 le porte-conteneurs « CARTAGENA EXPRESS » long de 333 mètres tombait lui aussi en avarie et avait été ramené en baie de Douarnenez » ! Que peuvent bien transporter ces navires et quels dangers pour les Populations, la Faune et la Flore !

Les Associations du Remorquage et MOR GLAZ  demandent que tous ces navires un peu trop grands à notre avis soient armés par des Equipages bien formés, en nombre suffisant. Que ces navires fassent l’objet d’un regard particulièrement attentif lors des escales de la part des Inspecteurs des Centres de Sécurité des Navires partout dans le Monde.

L’Organisation Maritime Internationale OMI   doit imposer sur ces navires la Sécurité Passive Embarquée dont le  JLMD ecologic system défendue par les Association depuis des décennies ! Plusieurs grands Armateurs équipent leurs navires de Sécurité Passive Embarquée , nous les saluons pour cette démarche qui devrait être obligatoire.

Pour les Associations précitées    Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

L’Association MOR GLAZ était le jeudi 15 février 2024 à Saint-Malo. Nous souhaitions être auprès de l’Association BLOOM organisatrice de la manifestation avec quelques autres. MOR GLAZ voulait dénoncer l’absurdité des passe-droits et autres dérogations délivrés à la Pêche Industrielle ! –« armer un chalutier du type ANNELIES ILENA  est ubuesque, une ineptie si évidente, pour celles et ceux qui connaissent un peu le milieu et le métier !

 

L’Association MOR GLAZ défend depuis des décennies la Pêche Artisanale, et ses Marins ceux qui nourrissent  et ne pêche que le nécessaire en laissant ainsi les espèces se renouveler ! Nous défendons une Pêche raisonnée. Surtout pas celle qui est pratiquée par cet ogre des Mers, sa surpêche devrait déjà alerter les spécialistes !

Comme écrit dans nos diverses publications, le Chalutier Français « Joseph Roty II » aurait dû sortir de la flotte  depuis longtemps pour des raisons de sécurité -« comment a-t-il pu naviguer aussi longtemps 50 ans ? »  – « comment a-t-il pu passer tant de fois entre les mailles des filets des Centres de Sécurité des Navires ? »

Ce navire doit être déconstruit dans un Chantier de déconstruction Français :

Tous les Elues et Elus qui étaient présents hier et visiblement en Campagne électorale pour certains, doivent aussi soutenir la déconstruction de ce navire en France ! ils doivent aussi réviser les normes et dérogations accordées à certains chantiers notamment en Turquie.

L’Association MOR GLAZ ne regrette pas son déplacement, nous avons pu nous exprimer et faire connaitre ainsi nos positions face à cette Pêche dévastatrice et plus largement !

Nous devions être présents, rappeler notre fonctionnement et nos positions jamais, par pure idéologie, mais par nécessité face aux désastres devant les lobbies des Industriels de la Pêche qui vident les Océans sous l’œil trop souvent complice d’Elus Européens et Nationaux, des Administrations etc… !

-« Nous avons rappelé que les marques de franc-bord sont sous l’eau ! que nos « mayday »  et ceux des Pêcheurs qui respectent les règles doivent être entendus et traités avec respect avant le naufrage » !

–«  Du poisson débarqué aux Pays-Bas et acheminé par container jusqu’à l’usine malouine » est une ineptie, une mauvaise bonne idée.

Nos échanges et interventions ont été transparents, déterminés et applaudis ! D’autres rendez-vous ont été pris, à bientôt donc pour continuer ce et nos combats s’ils peuvent apporter à celles et ceux que nous défendons. Nous sommes  des Personnes tranquilles mais déterminées !

L’Association MOR GLAZ a rappelé (si cela était nécessaire)  qu’elle n’est ni influencée, ni politisée (la diversité de nos Adhérents le confirme) , nous essayons tout simplement de rester libre et de pouvoir dire et faire ! 

Pour L’Association MOR GLAZ       Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

L’Association MOR GLAZ sera présente à Saint-Malo, lors de la manifestation qui se déroulera le jeudi 15 février 2024, devant la Sous-Préfecture à partir de 10h30.

Nous souhaitons avec les organisateurs de cette manifestation dénoncer l’absurdité des passe-droits et autres dérogations délivrés à la Pêche Industrielle ! –« armer un chalutier du type ANNELIES ILENA  est ubuesque !

L’Association MOR GLAZ défend depuis des décennies la Pêche Artisanale, celle qui nourrit et ne pêche que le nécessaire en laissant ainsi les espèces se renouveler ! Nous défendons une Pêche raisonnée. Surtout pas celle qui est pratiquée par cet ogre des Mers, sa surpêche devrait déjà alerter les spécialistes !

Comme écrit dans nos diverses publications, le Chalutier Français « Joseph Roty II » devait pour diverses raisons être remplacé -« comment a-t-il pu naviguer aussi longtemps ? »  – « comment a-t-il pu passer tant de fois entre les mailles des filets des Centres de Sécurité des Navires ? » 

L’Association MOR GLAZ ne s’associe que rarement aux Manifestations, Rassemblements et autres Actions, nous avons nos propres méthodes, d’autres manières d’attirer l’attention.

Mais, cette fois nous devions être présents, les Autorités et Administrations Françaises se sont couchées devant les lobbies des Industriels de la Pêche qui vident les Océans sous l’œil trop souvent complice d’Elus Européens et Nationaux, des Administrations etc… !

-« Cette fois, les marques de franc-bord sont sous l’eau ! nos « mayday »  et ceux des Pêcheurs respectant les règles doivent être entendus et traités avant le naufrage » !

L’Association MOR GLAZ ne peut pas accepter toutes ces dérogations qui donnent le droit à une exploitation effrénée, destructrice et ubuesque des réserves naturelles,

Délivrer des dérogations à tout va est irréfléchi, dévastateur et confirme ce qui est déjà pratiqué depuis des décennies –«  du poisson débarqué aux Pays-Bas et acheminé par container jusqu’à l’usine malouine » une ineptie, une mauvaise bonne idée.

Ineptie aussi sur la distribution des quotas de pêche au sein de l’Union Européenne, des petits arrangements entre amis et des complicités, ce qui annonce un naufrage des Pêcheurs Artisans et de la Pêche Hauturière….

Pour L’Association MOR GLAZ      Le Président Jean-Paul HELLEQUIN



 

Le Fleuron de la Flotte Océanographique en arrêt technique en Pologne !

 

 Le Pourquoi pas ?  navire « Amiral » de la flotte Océanographique Française en arrêt technique du mois de novembre 2024 au mois d’avril 2025 ! C’est plutôt une bonne nouvelle, mais, pour un chantier naval Polonais.  Le navire deviendra certes plus vert, plus moderne, répondra aux normes souhaitées !

L’Association MOR GLAZ regrette que la Direction de la Flotte Océanographique Française n’ait pas trouvé un chantier Français pour réaliser l’arrêt technique du Fleuron de sa Flotte qui va s’élever à plus de 25 Millions d’euros d’après les prévisions.

Un beau cadeau au chantier Polonais, ce n’est pas une première ( 3 février 2015) pour cet Armement que nous avons plutôt pour habitude de mettre en avant !

L’Association MOR GLAZ connait déjà le discours, vraisemblablement le même que celui du Dirigeant d’Orange Marine, de la Brittany Ferries et de bien d’autres encore, pour lesquels  la construction, les entretiens et la déconstruction des navires dont ils ont les responsabilités restent le moins disant Social.  –« Seul notre argent, subventions et autres aides les intéressent » . Surtout pas les chantiers Français même lorsque cela est possible !  Le seul critère le prix, lorsque les arguments sont aussi légers, nos oreilles devraient-elles tout entendre et accepter, non !

Cet arrêt technique est programmé en partenariat avec la Marine Nationale. A quand la construction de nos Frégates et autres navires stratégiques en Chine ou ailleurs !

Pour l’Association MOR GLAZ il y a de quoi s’étrangler : toutes ces décisions sont contradictoires et dénouées de bon sens, déconcertantes , alors que nous entendons ici et là qu’il faudrait redynamiser notre pays pour son indépendance !

Le navire Français de recherche Océanographique Pourquoi pas ?  appartenant à 100% à l’Etat en arrêt technique en Pologne ! Ubuesque et pourtant c’est bien confirmé et annoncé, qui s’offusque ? Un faux bon plan, une bonne mauvaise idée, une de plus, nous avons tout d’abord cru à une mauvaise blague. Après quelques contacts, la fausse mauvaise idée nous était confirmée par des Personnels de l’Armement GENAVIR , aucunement  surpris par cette décision, devenue une banalité, une habitude.

L’Association MOR GLAZ  constate comme trop souvent, qu’il y a un « abîme » « la Fosse des  Mariannes »   entre les déclarations et les pratiques de nos responsables Politiques, qui dans cette décision aurait pu « du » intervenir.

L’Association MOR GLAZ  constate, avec amertume, la timidité des uns et des autres à s’exprimer librement, sur le moins disant Social au sein de l’Union Européenne. Comment est-il possible de laisser partir des Contrats comme celui-là PAYES PAR LE CONTRIBUABLE  vers des chantiers qui ne pratiquent que le moins disant Social, et tarifaire mettant tôt ou tard en difficulté nos chantiers ?

Cette fois encore nous déplorons cette initiative qui ne glorifie pas les décisionnaires !

Pour l’Association MOR GLAZ       Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

L’Annelies Ilena, un ogre des mers plus au service du surimi que des marins

9 février 2024 Par Elodie Hertu

L’Annelies Ilena, le plus grand chalutier du monde, au mouillage dans le Lough Swilly

La compagnie des pêches de Saint-Malo, en Bretagne, a récemment investi 15 millions d’euros pour implanter une usine de production de surimi sur l’Annelies Ilena, surnommé le « navire de l’enfer »…

Propriété de l’armateur hollandais, Parlevliet & van der Plas, lui-même actionnaire de la compagnie des pêches, l’Annelies Ilena, considéré comme le plus gros chalutier pélagique* du monde, remplacera le Joseph Roty II. Jean-Paul Hellequin, porte-parole de la CGT des marins et président de l’association Mor Glaz, estime qu’après 50 ans de carrière, le Joseph Roty II, seul bateau armé pour le surimi en Europe, a été « poussé jusqu’au bout, quitte à mettre les marins en danger ». Et aujourd’hui il s’inquiète de l’arrivée de son remplaçant. « Après le gigantisme des navires marchands, voici le gigantisme des navires dévastateurs des océans ! », titre d’ailleurs un communiqué de l’association.

Géant des mers

L’Annelies Ilena, construit en 2000, est si imposant qu’il ne passera pas les écluses malouines. Avec ses 145 m de long (90 m pour le Joseph Roty II), ce géant des mers livrera donc le merlan bleu, surgelé à bord sous forme de pâte à surimi, aux Pays-Bas. Chaque année, 3 000 tonnes de production devraient donc repartir par camions vers Saint-Malo, destination l’usine de fabrication du surimi où les 170 salariés devraient conserver leur poste. La trentaine de marins du Joseph Roty II en CDI, rejoindra l’Annelies Ilena « sous contrat français », assure un communiqué de la compagnie bretonne qui n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien. Quid de l’impact carbone lié à ce transport routier ?

Jusqu’à 400 tonnes par jour

Comme Mor Glaz, l’association de défense des océans Bloom dénonce les capacités démesurées du navire à la mauvaise réputation. Surnommé le « navire de l’enfer » pour avoir pillé les eaux mauritaniennes, l’Annelies Ilena peut pêcher « jusqu’à 400 tonnes par jour, avec une capacité de stockage de 7 000 tonnes ». Un communiqué de Bloom alerte sur le fait que « le navire a été chassé après cinq ans de pillage puis racheté par Parlevliet & van der Plas en 2007 via sa filiale Viking Bank pour 30 millions d’euros et rebaptisé l’Annelies Ilena ».

Pour 2024, les quotas délivrés au navire battant pavillon polonais s’élèvent à 42 000 tonnes de merlan bleu en Atlantique Nord et dans le golfe de Gascogne. D’après la communication officielle de la compagnie malouine, la part des quotas apportée au projet correspond à celle du Joseph Roty II. L’Annelies Ilena, qui a ses propres quotas, conservera son activité de surgélation du merlan bleu entier. La Compagnie des pêches de Saint-Malo garantit qu’aucun bateau ou armateur ne sera lésé dans l’histoire et va même jusqu’à dire qu’en passant de deux bateaux à un, il y a une « optimisation des moyens de production ».

Vantés par les principaux intéressés, ces modèles « industriels et capitalistes de la pêche », selon les mots de Jean-Paul Hellequin, sont pourtant obsolètes si l’on en juge le dernier rapport de Bloom. L’association a notamment calculé « qu’un chalutier pélagique, par tonne de poisson débarqué, crée dix fois moins d’emplois qu’un navire de petite pêche. C’est donc aussi une question sociale », comme l’a indiqué à France Bleu, jeudi 8 février, Laetitia Bisiaux, chargée de projet.

Défenseurs de l’environnement inquiets

Quant aux techniques de pêche utilisées, la compagnie qui opère actuellement sa première campagne d’essai, informe qu’elles n’ont pas d’impact sur les fonds marins puisque la pêche pélagique se pratique comme son nom l’indique, entre deux eaux. Pour autant, les défenseurs de l’environnement sont inquiets. Jean Paul Hellequin qui a pratiqué pendant 10 ans la pêche à Terre-Neuve, témoigne de « pêche sans distinction ». Le matériel a progressé depuis, mais le militant reste sceptique. Jean-Noël Kerautret, chargé de communication de la compagnie malouine n’ayant pas répondu à nos messages, nous n’avons pas de précision quant aux éventuelles méthodes d’adaptation déployées par la compagnie pour améliorer la sélectivité.

« Ces gros bateaux affament les gens des littoraux dans certains pays africains »

Jean-Paul Hellequin, au chevet de la mer et des marins depuis 1968, se soucie aussi de savoir si ces prises à échelle industrielle ne subtiliseraient pas une partie des réserves des pêcheurs côtiers, « voire d’une partie du garde-manger des cétacés » que l’on tente de préserver actuellement dans le golfe de Gascogne. Il rappelle à ce titre que « ces gros bateaux affament les gens des littoraux dans certains pays africains ». Quant à la ressource en elle-même, si elle ne présente pas d’inquiétude particulière dans l’immédiat, sa surpêche devrait d’ores et déjà alerter les esprits.

*pêche entre la surface et le fond de l’eau

Ce patron pêcheur de Plougastel menacé d’être envoyé par le fond (LT.fr-6/02/24)

Claude Herry, patron pêcheur de Plougastel, est au bout du rouleau. De mauvaise fortune en mauvaise fortune, il est en passe de se faire saisir sa maison et incrimine ses financeurs institutionnels. Ceux-ci assurent pourtant ne pas lui fermer la porte.

Claude Herry ne pouvait pas se douter qu’en achetant un bateau vicié, plus de vingt ans de procédures anxiogènes s’ouvraient à lui. Il est aujourd’hui en «burn-out» (Le Télégramme / Steven Le Roy)

Par Steven LE ROY. : Le 6 mai 2024, la cour d’appel de Rennes dira s’il y a lieu de saisir la maison de Claude Herry pour pouvoir rembourser la dette qu’il a contractée auprès du Crédit Maritime. Une histoire à la fois ubuesque et tragiquement banale, dans un moment où le calvaire de Claude Herry peut se comparer sans forcer à celui de ces agriculteurs étranglés de dettes. Tout commence en 2004, quand « j’ai voulu acheter un bateau de série, neuf. Je sais qu’un bateau marche une cinquantaine d’années, je voulais voir venir ». Il emprunte 136 000 € et reçoit son « Mike Océane », un ligneur de 8,5 m, l’année suivante. Problème : le navire est truffé de malfaçons, incapable de voguer, ce qui est moche pour un bateau. La procédure va durer dix ans. Dix ans d’expertises et de contre-expertises pour aboutir à un arrêt de la même cour d’appel qui reconnaît les torts exclusifs des chantiers.

« J’ai l’impression d’avoir été victime d’un surendettement programmé »

Entre-temps, Claude Herry n’a pas pu utiliser son instrument de travail. Après un passage dans les champs de fraise et la location d’un bateau pour une saison afin de gagner sa vie, il prend le taureau par les cornes. En 2011, il contacte sa banque pour réaménager un prêt dans lequel figurent les réparations nécessaires pour que son bateau puisse faire le job. C’est le début de sa descente aux enfers. « J’en étais à un remboursement programmé de 2 700 € par mois, j’ai l’impression d’avoir été victime d’un surendettement programmé ».

Descente aux enfers

En 2015 toutefois, le patron pêcheur parvient à rembourser 200 000 € à la banque. « À la fin du procès, ils m’ont tout pris. Moi, j’aurais bien voulu en garder un peu à gauche », grince-t-il. Les traites baissent à 1 000 € par mois, il paye quelques mois « mais, fin 2019, je ne pouvais plus. Et la crise du covid est arrivée ».

Claude Herry, rejoint dans son combat par la CGT des Marins, affirme que la banque a gardé un silence de carpe jusqu’en 2022 où elle serait réapparue. Depuis, c’est la Bérézina. Le premier procès qui l’a opposé au Crédit Maritime pour le remboursement de la dette de 170 000 € environ a ordonné la saisie de sa maison. « C’est de leur faute mais pas que. Pour nous aussi, le prix du gazole a triplé. Et puis il faudra que l’on m’explique comment 30 kg de daurade s’achètent 27 € puis sont revendus quinze fois plus ».

La banque veut encore chercher des solutions

Emmanuel Siefer-Gaillardin, directeur de la communication Grand-Ouest de la BPO dont fait partie le Crédit Maritime, tempère : « Nous suivons M. Herry depuis de longues années. En 2011, nous avions à cœur de lui proposer des solutions pour maintenir son activité », dit-il. Pour autant, le banquier rappelle que « les engagements n’ont pas été tenus » et que de mises en demeure en mises en demeure « qui n’ont pas reçu de réponses », les solutions se sont éteintes. « Nous jouons notre garantie avec la saisie de cette maison » regrette-t-il en affirmant « que si nous pouvons trouver une autre solution, nous le ferons. Notre porte, plus que jamais, est ouverte ».

Source: https://www.letelegramme.fr/finistere/brest-29200/ce-patron-pecheur-de-plougastel-menace-detre-envoye-par-le-fond-6520300.php

URL de cet article: https://lherminerouge.fr/ce-patron-pecheur-de-plougastel-menace-detre-envoye-par-le-fond-lt-fr-6-02-24/