Le 10 mai est la journée nationale de la commémoration de l’esclavage, aujourd’hui et bien plus qu’hier la situation d’un trop grand nombre de Marins est gravissime !!!

L’association MOR GLAZ espérait beaucoup de la Maritime Labour Convention (MLC 2006), qui devait protéger tous les Marins, et notamment les plus isolés, nous doutons sérieusement de son efficacité, de la volonté sérieuse d’une mise en œuvre par les pays signataires. L’association MOR GLAZ est souvent triste pour les Marins du monde, nous encourageons les Armateurs à faire le ménage, les  » pseudo-armateurs  » n’ont pas  » plus  » leur place dans les activités maritimes y compris à la pêche.

Ces  » pseudo-armateurs  » créateurs de la misère des Marins et de leurs Familles, des concurrences sans limite entre des Marins issus pour un très grand nombre de régions et de pays pauvres !! (Madagascar, le Cap vert, l’Asie, de certains anciens pays du bloc de l’Est, des pays les plus pauvres de l’Union Européenne). L’esclavage, car il s’agit par certains comportements odieux d’esclavage des temps modernes. L’esclavage n’est plus seulement lié à la couleur de la peau, mais à la pauvreté du pays d’origine de ces Marins !

L’Organisation Maritime Internationale (OMI) doit mettre de l’ordre parmi ses adhérents et redéfinir le pavillon de complaisance. En 2012 le secrétaire Général de l’OMI Mr Koji SEKINMIZU déclarait  » que toutes les choses qui sont venues par la mer et sans lesquelles nous ne pourrions pas vivre, disait :  » merci, aux gens de mer « . L’association MOR GLAZ rappelle que le cap de 10 milliards de tonnes de fret sont passés par la mer en 2014, en 2020 il est prévu de passer ce volume au dessus des 15 milliards de tonnes, le métier de marin n’est donc pas aussi marginal que décrit par certains, mais trop souvent il reste obscure, sans loi, sans règle, invisible, bien caché depuis les normes de sécurité renforcées et imposées sur les ports du monde!

L’association MOR GLAZ, comme chaque jour, pense aux Marins qui vivent trop souvent dans des conditions difficiles. Après une enquête sur le transport maritime la journaliste Kattalin LANDABURU titrait dans un magasine spécialisé. « Aboli formellement le 20 décembre 1848, l’esclavage a pris de nouvelles formes sur les mers du globe ». Si le commerce du  » bois d’ébène  » fait parti d’un passé révolu, les navires continuent de transporter avec eux, un monde d’inégalité et de précarité sociale. Plus de 15 ans après la parution de cette enquête, l’association MOR GLAZ fait le constat, que le pavillon de complaise est trop souvent néfaste pour les Marins du monde, et notamment pour les moins organisés d’entres eux ! Que font les Etats membres pour protéger leurs gens de mer ?

Cependant, peut-être une lueur d’espoir, dans cette dédicace de l’armateur Philippe Louis-Dreyfus en 2014 :  » Aucune activité maritime ne serait possible sans les navigants, prêts à défier la Mer avec passion et respect. Merci donc à Mor Glaz, vigie attentive de leurs conditions de vie et de travail. Bon vent et bonne Mer à Mor Glaz « . Philippe Louis- Dreyfus

Pour l’Association MOR GLAZ Le Président

Jean-Paul HELLEQUIN

 



 

Les 8/9 novembre 2016, l’association MOR GLAZ était présente aux Assises de l’Economie Maritime, qui se tenait à La Rochelle.

Comme chaque fois qu’elle en a l’opportunité, l’association MOR GLAZ sait se faire entendre, créer des liens, provoquer les rendez-vous et cette année ils étaient de bons et hauts niveaux !

Une belle opportunité que nous savons toujours saisir, afin d’aborder nos priorités et préoccupations avec les personnalités, les responsables du milieu maritime.

En cette période, les priorités de l’association MOR GLAZ sont les suivantes :

. quels dispositifs mettre en place pour faire face au gigantisme des navires,

. quels types de Bâtiments de Soutien d’Assistance et de Dépollution (BSAD) l’Etat doit-il affréter ?

Pour l’association MOR GLAZ le prix d’affrètement des navires ne doit pas  » plus  » être le principal critère.

Lors du Comité Interministériel de la Mer présidé par le Premier Ministre Manuel VALLS à Marseille le 4 novembre 2016, et les Assises pour l’Economie de la Mer les 8 et 9 novembre 2016 à La Rochelle, les annonces pour le secteur maritime et la sécurité étaient nombreuses. L’association MOR GLAZ en a pris acte, maintenant il faut concrétiser toutes ces belles intentions qui ne peuvent pas être comme trop souvent éphémères, notamment en cette période électoraliste.

L’association MOR GLAZ a retenu les connaissances maritimes du Président de la République, et lui a remis un courrier manuscrit. Il y a quelques jours, l’association MOR GLAZ a reçu une réponse du Cabinet, notre message a été entendu, reste à obtenir rapidement un rendez-vous.

Concernant le remplacement des remorqueurs de sauvetage, l’association MOR GLAZ a acté, le remplacement des deux ABEILLES Flandre et Languedoc par deux nouveaux  » REMORQUEURS « .

Pour l’association MOR GLAZ, la protection du littoral doit être renforcée, repensée, y compris à terre avec des équipes d’intervention fiables, efficaces, comme cela avait été décidé et appliqué, à la fin des années 1980.

C’est pourquoi : l’association MOR GLAZ demande un choix rigoureux lors du renouvellement des contrats des Bâtiments de Soutien d’Assistance et de Dépollution (BSAD) : l’armateur qui sera retenu, doit être Français, il faut une clarté et une fiabilité financière de la société sur du long terme, l’Etat doit être certain de voir honoré les contrats jusqu’à leur terme et sans aucune surprise !!! Comme à bord des remorqueurs de sauvetage, les Marins doivent être de nationalité Française, le prix ne doit pas être le principal critère du choix. L’association MOR GLAZ, ne veut pas de protection du littoral ou de navires affrétés lowcost.

La flotte des remorqueurs et des BSAD comme tous les navires affrétés par l’Etat doivent être sous pavillon Français 1er Registre, il est par ailleurs impératif que tous ces navires entrent dans la flotte stratégique. Est-il nécessaire de rappeler que la protection du littoral qui sera décidée dans les mois à venir, et les contrats des BSAD sont des décisions sur du long terme, 35 à 40 ans pour les premiers 10 à 15 ans pour les seconds. Lors de l’Assemblée Générale Ordinaire de l’association MOR GLAZ, qui se déroulera en décembre 2016 à Brest, ces deux sujets seront largement évoqués.

Pour l’association MOR GLAZ Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

L’association MOR GLAZ sait de bonnes sources que la déconstruction du  » Captain Tsarev  » cargo de 154 mètres se poursuit dans le port de Brest et ce dans de bonnes conditions, nous en sommes très satisfaits, pour plusieurs raisons.

L’Association MOR GLAZ apporte tout son soutien à la société les  » Recycleurs Bretons  » qui est chargée de la déconstruction de ce navire, mais aussi de bien d’autres espérons le !

L’accident survenu sur ce chantier au mois d’août 2016 ne doit en rien freiner, remettre en cause, entacher un chantier de déconstruction de navires à Brest. Dès que l’occasion se présentera, il faut continuer cette activité et la développer. Cette activité doit être complémentaire à celles existantes sur le port de Brest. Un port est avant tout un site industriel où les activités doivent et peuvent se côtoyer.

L’Association MOR GLAZ s’interroge et ce depuis plusieurs années sur le fait que des navires qui pourraient-être déconstruits  » recyclés  » en France sont remorqués vers le chantier de Gand en Belgique. Ce port Belge déconstruirait nous dit-on les vieux navires à un coût inférieur de 30%, il y de quoi s’interroger sérieusement.

L’Association MOR GLAZ demande qu’une rapide solution soit trouvée pour les navires  » Antigone z  » et du  » Karl  » qui eux aussi doivent-être déconstruits à Brest.

L’Association MOR GLAZ rappelle si cela est encore nécessaire, que la déconstruction des navires n’est pas une sous activité, elle fait partie de l’industrie navale, au même titre que la construction et la réparation navale, il serait peut-être temps d’y penser sérieusement, et de moins faire la fine bouche face à cette activité !

Pêche : Le Frein du Casier judiciaire supprimé !

Une avancée  » certes à la petite pêche « , les capitaines et les suppléants ne bénéficieront plus de prérogatives de puissance publique, on ne devrait ainsi plus exiger d’eux le respect des conditions de moralités autrement dit le bulletin n° 2 du casier judiciaire vierge. Le cas s’était posé cet été pour Cédric Lucas, qui ne pouvait pas devenir patron de son ligneur à Concarneau qu’après effacement de son casier (bulletin n°2). La forte mobilisation, sa victoire servira pour les suivants  » pour les autres « . Nous devrions tous en tirer des conclusions positives, s’unir pour réussir.

Monsieur Cédric LUCAS avait dû embaucher un Capitaine porteur pour faire naviguer son navire  » Le KENVAD « , la petite société n’avait pas survécu. L’association MOR GLAZ avait dénoncé le Zèle des Affaires Maritimes, puis la lenteur administrative pour obtenir l’effacement de son bulletin n°2, ainsi que pour obtenir le document le sésame obligatoire.

Lors d’une rencontre le 10 juillet 2015 avec Monsieur Patrick AUGIER Conseiller Mer au Cabinet du Premier Ministre, l’association MOR GLAZ lui avait accordé sa confiance pour faire progresser le dossier, il avait tenu ses engagements.

Cette situation était si ubuesque qu’elle avait provoqué l’émoi chez plusieurs de nos adhérents, certains allant jusqu’à proposer une pétition en ligne.

Afin d’obtenir gain de cause, l’association MOR GLAZ avait insisté sur la réinsertion. Tout mettre en œuvre pour réinsérer ceux qui auraient pu fauter ou dériver durant une période de leur vie, oui mais les millefeuilles administratifs (et les lenteurs administratives) contredisent trop souvent le beau discours sur la réinsertion et un texte interdisait toute réinsertion et progression sociale dans toutes les activités maritimes pour Cédric LUCAS et un grand nombre de marins.

L’association MOR GLAZ qui avait mobilisé (ainsi que les Syndicats CGT des Marins de Concarneau et du Grand Ouest et autres..) ne peut qu’être satisfaite de ce résultat, de cette réelle avancée et cette reconnaissance pour ceux qui souhaiteraient tirer un trait sur le passé, sur leurs erreurs, et progresser socialement dans ce beau métier de marin.

Cependant il faudrait que la mesure appliquée à la petite Pêche soit étendue à toutes les « activités maritimes  » y compris au commerce, à la plaisance etc.…..

Lors du dernier coup de vent, le cargo  » BUSE TRIO  » battant pavillon Panaméen, appartenant à un armateur Turc était resté mouillé plusieurs jours en baie de Douarnenez, surveillé par le remorqueur ABEILLE BOURBON,

L’association MOR GLAZ après un certain scepticisme sur la solvabilité et le sérieux de l’armateur, doute désormais d’un proche départ du cargo  » BUSE TRIO « .

Les arriérés des salaires représentent à ce jour environ 15 900 dollars pour deux Marins Indiens et six Marins Turcs. L’association MOR GLAZ demande aux autorités de ne pas entrer dans un poker menteur avec cet armateur Turc, trop de Marins dans le monde sont victimes de ces  » pseudo-armateurs  » menteurs.

Certains Marins ne voient jamais leurs salaires après avoir navigué durant des mois. Ces situations existent de plus en plus, les Marins en sont toujours les victimes, alors réfléchissons ensemble et unissons nos efforts pour rendre meilleure les conditions de vie les Marins du Monde.

L’association MOR GLAZ demande au Centre de Sécurité des Navires de Brest et aux autorités portuaires de bloquer le navire tant que ces Marins n’auront pas perçu la totalité de leurs salaires.

Lettre ouverte A Monsieur Thierry LESCOUARC’H Procureur de la République : affaire Cédric LUCAS

Monsieur le Procureur de la République,

Depuis le 2 juillet 2015 Monsieur Cédric LUCAS a sollicité auprès de vous, l’effacement des condamnations inscrites au bulletin n° 2 de son casier judiciaire. L’association MOR GLAZ qui a pour objet de défendre la mer, les marins et les activités maritimes, défend la cause de ce marin pêcheur Concarnois qui souhaite se réinsérer. Monsieur le Procureur de la République, Cédric LUCAS pourrait perdre définitivement son activité et tout espoir d’une vie meilleure, s’il n’obtenait pas rapidement la requête qu’il a formulée auprès de vous. L’association MOR GLAZ se permet de vous adresse cette lettre ouverte, afin de soutenir (et d’activer) la demande de Monsieur Cédric LUCAS. Nous vous adressons sous pli ce jour les courriers que nous avons adressé à Madame TAUBIRA, ainsi qu’à Monsieur le Premier Ministre dont le Conseiller mer Monsieur Patrick AUGIER nous a reçu le 10 juillet 2015.
Monsieur le Procureur de la République, Monsieur LUCAS du quartier maritime de Concarneau vit une situation ubuesque provoquée, par un excès de zèle administratif des Affaires Maritimes, qui contredit le discours politique sur la réinsertion. Tout mettre en œuvre pour réinsérer ceux qui auraient pu fauter ou dériver durant une période de leur vie, oui mais les millefeuilles administratifs se contredisent, et interdisent toute insertion et progression sociale dans toutes les activités maritimes.
Monsieur le Procureur de la République, l’association MOR GLAZ compte sur votre promptitude pour mettre fin à cette situation ubuesque dans un pays qui prône la réinsertion. Dans un pays qui manque et cherche des marins pêcheurs car trop pénible comme métier.
L’association MOR GLAZ s’interroge sur la décision de la Direction Interrégionale de la Mer Nord Atlantique-Manche Ouest, qui confirme le refus donné par la Délégation de la Mer et du Littoral du Finistère de valider le brevet de Monsieur Cédric LUCAS. Ces deux courriers le condamnent, mais cette fois il est innocent, ces courriers qui empêchent  » interdisent  » à un jeune marin pêcheur de pouvoir exercer un métier qu’il aime et nécessaire pour reprendre un nouveau cap celui de sa nouvelle vie, nécessaire aussi pour faire vivre sa famille.
Monsieur le Procureur de la République, Cédric LUCAS, 28 ans, jeune marin pêcheur devenu Capitaine aurait du faire la une des médias pour démontrer que la réinsertion est possible. Devenir Capitaine 200 n’est pas donné à tous, il a travaillé et il n’a pas effectué le choix le plus facile, celui de la pêche. Après six mois de formation au Centre de Formation Européen de Formation Continue Maritime de Concarneau, Monsieur LUCAS est reçu avec succès le 18 juin 2015 au brevet de capitaine 200. Cette formation l’autorise et lui permet de devenir patron de pêche sauf que l’administration des affaires maritimes et un décret en ont décidé autrement  » lui interdisant de sortir pêcher en mer en tant que patron pêcheur  » parce qu’il a été condamné. Si les lois étaient aussi sévèrement appliquées envers les armateurs voyous, affréteurs et autres, que la vie serait douce pour les marins du monde. Monsieur le Procureur de la République, en l’attente, acceptez nos sincères et respectueuses salutations.

Pour l’association MOR GLAZ Le Président
Jean-Paul HELLEQUIN

C/c : Préfet du Finistère, Direction des Affaires Maritimes, Conseiller mer du Premier Ministre, Fédération Nationale des Syndicats Maritimes CGT.

Un zèle administratif de la part des Affaires Maritimes de Concarneau qui pourrait remettre en cause la vie familiale, sociale et professionnelle d’un marin pêcheur qui a décidé de tourner la page.

Le jeune patron pêcheur Cédric LUCAS du quartier de Concarneau vit depuis quelques jours une situation ubuesque, provoquée une fois encore par un excès de zèle administratif, par une application rigoureuse d’une loi qui contredit le discours politique sur la réinsertion. Tout mettre en œuvre pour réinsérer ceux qui auraient pu fauter ou dériver durant quelques temps, oui mais les millefeuilles administratifs se contredisent, et interdisent toute insertion et progression sociale dans les activités maritimes.

Une loi qui empêchera à certains jeunes de devenir des marins, puis des capitaines. Une loi sanction signée par Madame Christiane TAUBIRA, Ségolène ROYAL et du Premier Ministre, ubuesque, dans un pays qui prône la réinsertion, dans un pays qui manque et cherche des marins pêcheurs.

L’association MOR GLAZs’insurge une fois encore contre la décision des Affaires Maritimes de Concarneau et condamne cette décision qui empêche un jeune marin pêcheur (même si celui-ci a pu commettre par le passé des erreurs l’amenant devant les tribunaux) de pouvoir exercer un métier qu’il aime et nécessaire pour reprendre un nouveau cap, nécessaire aussi pour faire vivre sa famille.

Cédric LUCAS, 28 ans, jeune matelot pêcheur depuis six ans a envi de refaire sa vie, de tourner la page de la délinquance, d’oublier son passé en choisissant ce métier difficile et dangereux. Cédric LUCAS qui a commis une erreur de jeunesse il y a 7 ans, condamné, il a payé et s’est racheté une conduite depuis, sérieux, sobre, serviable et travailleur, de l’avis de tous. Ce jeune marin pêcheur devenu Capitaine aurait du faire la une des médias pour démontrer que la réinsertion est possible, devenir Capitaine 200 n’est pas donné à tous, il faut travailler et il n’a pas fait le choix le plus facile, la pêche.

D’après nos renseignements, Cédric LUCAS est dynamique et volontaire, après six mois de formation au Centre de Formation Européen de Formation Continue Maritime de Concarneau, il est reçu avec succès le 18 juin 2015 au brevet de capitaine 200. Cette formation l’autorisait et lui permettait de devenir patron de pêche salarié sauf que l’administration des affaires maritimes en a décidé autrement au vu d’un nouveau décret récent du 2 juin 2015  » lui interdisant de sortir pêcher en mer en tant que patron pêcheur  » parce qu’il a été condamné. Si les lois étaient aussi sévèrement appliquées envers les armateurs voyous, que la vie serait douce pour les marins du monde.

Un mauvais départ dans la vie doit-il vous pénaliser à jamais, pour l’association MOR GLAZ, Cédric LUCAS doit retrouver sa dignité et le droit de commander. Les autorités maritimes sont parfois bien moins regardantes pour délivrer des dérogations à tout va qui autorisent l’appareillage de navires douteux  » socialement et techniquement  » dangereux pour les marins et l’environnement, trop souvent en sous effectif sur tout type de navire et de navigation.

L’association MOR GLAZ demande à ceux qui ont pris cette mauvaise décision contre Cédric LUCAS de rectifier le cap afin qu’il puisse prendre rapidement la mer, cette décision serait saluée par plusieurs, y compris par l’association MOR GLAZ qui défend la mer, les marins et les activités maritimes.

Les marins du  » KARL  » abandonnés à Brest, qui fait quoi ….

Le mercredi 25 mars 2015 à 14 h00  » la commission de bien-être des gens de mer  » s’était réunie concernant la situation des marins embarqués à bord du navire « KARL », cette réunion avait montré l’inquiétude de tous les participants sur le devenir de l’équipage du cargo  » KARL  » composé de 8 marins. Depuis 48 heures le  » pseudo-armateur  »  » amateur  » ne peut plus nourrir les marins, et les salaires de mars ne sont pas payés. L’association MOR GLAZ considère que les marins sont abandonnés pour des raisons évidentes.

Le  » pseudo-armateur « , affréteurs, courtiers maritimes et autres racontent les mêmes histoires que pour les abandons précédents.*Comment les Administrations peuvent-elles ainsi se laisser berner, des autorités portuaires qui ne souhaitent qu’une chose le départ du  » KARL  » peu importe les conditions sociales de ces marins.

Pour l’association MOR GLAZ, les marins doivent être rapatriés le plus rapidement avec tous les arriérés de salaire…..Le devenir du  » KARL  » n’est pas notre affaire. Ces marins ne doivent pas croire aux promesses aux  » mensonges  » du  » pseudo-armateur  » ou autres, au risque de se retrouver abandonnés dans un pays humainement pas  » peu  » regardant.

Ces marins sont originaires du Honduras, du Guatemala, et de Roumanie….Ces marins méritent le respect, comme tous les marins….ces marins qui participent au transport de 7 milliards d’échange par an.

Le  » pseudo-armateur  »  » amateur  » devra tôt ou tard payer les salaires, ou l’affréteur du navire, ou autres mais, une solution rapide doit être trouvée.

Plus le temps passe, plus la situation sera difficile pour tout le monde, mais surtout pour ces marins, ces marins dont certains de cet équipage ont déjà vécu une telle situation scandaleuse, mais cette fois, MOR GLAZ veille, et elle fera appliquer les lois qui protègent ces marins du monde.

La société MSC qui a pignon sur rue applique à sa façon la MLC 2006 censée protéger les Marins.

 L’association MOR GLAZ apprend que trois Marins embarqués à bord du  » MSC SOPHIE  » en escale un peu prolongée au Havre se seraient fait  » virer « …enfin presque…. ils devraient être débarqués lors de la prochaine escale… nous informons nos sentinelles de  » LAS PALMAS « .

L’association MOR GLAZ avait lancé à travers ses réseaux une alerte sociale, car le porte conteneurs  » MSC SOPHIE « , en escale le 30 novembre 2014 dans le port du Havre, ne remplissait pas toutes les normes d’hygiène, sécurité et de confort pour les Marins embarqués sur ce navire battant pavillon du Panama.

La société MSC applique à sa manière la MLC 2006, puisque nous apprenons que trois Marins du bord auraient été  » débarqués  »  » virés  » ou devraient l’être parce soupçonnés d’avoir communiqué avec le Syndicat ITF (Syndicat International des Transports).

L’association MOR GLAZ a eu raison d’attirer l’attention sur ce navire, puisqu’il a quitté le port du Havre que hier 4 décembre dans la soirée. Ce navire croisait ce matin au large des côtes Bretonnes, pour se rendre à Las Palmas port dans lequel il ne risque aucune inquiétude, sauf que, nous informons les autorités du prochain port d’escale. L’association MOR GLAZ rappelle que des règles existent et qu’elles doivent être appliquées et respectées y compris et surtout pour et par les grands armateurs internationaux…..

L’association MOR GLAZ constate cette fois encore que certains armateurs souhaiteraient une omerta complète sur leurs activités et leurs politiques  » sociales « . L’association MOR GLAZ est satisfaite de son action et rappelle par ce communiqué qu’elle n’a pas été informée par un Marin du bord. La sûreté portuaire  » très protectrice des dérives sociales  » nous interdit l’accès aux ports, mais des personnes se sentent concernées par le bien être des Marins. Ces personnes  » sentinelles  » savent attirer notre attention. Nous demandons à la société MSC de réintégrer ces trois Marins. Lorsque l’on prétend être parmi les meilleurs ne vaut-il pas mieux faire naviguer ses  » ces  » Marins dans de bonnes conditions sur de bons navires…..et d’appliquer avec rigueur la MLC 2006.

Le plaidoyer du marin pour l’orpheline

Le président de Mor Glaz se bat pour Océane, qui se voit réclamer le remboursement de son indemnisation.

C’était un fait divers tragique. Le 14 janvier 2013, au petit matin, deux marins sont retrouvés noyés dans le bassin du Commerce, à Cherbourg (Manche). Les deux hommes font partie des équipages de deux chalutiers de La Turballe, en Loire-Atlantique. Cette nuit-là, les deux hommes ont sans doute trop bu. Les deux navires sont à couple. Lorsque le premier tombe à l’eau en glissant sur le pont, le second se jette dans le bassin pour tenter de ramener son collègue. Il n’y parviendra pas.

L’accident du travail est avéré. L’Établissement national des invalides de la Marine, l’Enim, accepte de verser une indemnité de 5 000 €, plus une compensation de 500 € par mois, jusqu’à sa majorité, à la jeune Océane, l’orpheline du second marin, âgée de 13 ans.

Hélas, l’affaire se complique au début du mois de novembre. La Sécurité sociale des marins découvre que l’homme était ivre au moment du drame. Et, comme le dit Jean-Paul Hellequin, le président de Mor Glaz, association qui défend depuis des années les marins du monde entier,  » elle estime arbitrairement, avec une froideur administrative, qu’Océane ne doit plus percevoir d’aides et devrait même les rembourser sous quelques jours « . La somme réclamée frise les 10 000 €.

Face à cette affaire  » douloureuse et ubuesque «  révélée dans Ouest-France, le sang de Jean-Paul Hellequin ne fait qu’un tour. Lui, l’ancien marin de l’Abeille Flandres, ne peut supporter cette injustice. Il en appelle à la ministre Ségolène Royal, dont l’Enim dépend (1). Sans réel succès.  » Comme d’habitude, les fonctionnaires se réfugient derrière des textes.

 » Il n’a pas l’intention de s’arrêter là :  » L’Enim doit revenir sur cette mauvaise décision. La solidarité des gens de mer vient d’être remise en cause. Une sentence à l’encontre d’une orpheline de 13 ans n’honore pas une administration à caractère social et solidaire. Nous demandons qu’Océane retrouve ses droits et qu’elle soit soutenue par les services sociaux maritimes. « 

(1) Le journaliste Patrick Poivre d’Arvor, membre du conseil d’administration de Mor Glaz, est également intervenu auprès de la ministre, de même que la CGT des marins.