Le déchet le « mazout » du pétrolier « ERIKA » refait surface, dommage pour la Faune et la Flore. Les Experts se seraient-ils une fois encore trompés ? Mais il n’est pas le seul navire qui pollue au large des côtes ici et ailleurs, navires certes mais aussi Conteneurs et avec leurs marchandises pas toujours très bien définies !

 

Nous nous souvenons encore des propos des Experts et autres Spécialistes et défenseurs de la Société pétrolière « TOTAL ». Des certitudes sur la qualité du nettoyage des cuves, rendu d’après eux aux profondeurs, plus propres que propres !

Les propos à l’encontre de MOR GLAZ et autres Associations Environnementales et Syndicats Maritimes qui avaient les mêmes doutes et interrogations sur ce coup de communication que nous avons payés à la pompe.

Coup de Communication manqué « TOTAL » avait essayé dans sa grande générosité de refiler les pompes non dépolluées ( qui avaient servi au pompage de l’arrière de « ERIKA ) à la TURQUIE en les embarquant sur un navire poubelle nommé « PALATIAL», renommé le « HAN » bloqué à Brest et il repartit sous remorque les pompes polluées a bord !

Derrière toutes ces catastrophes Environnementales cachées dissimulées au fond des Océans aucune leçon n’est jamais retenue ! Pour MOR GLAZ tout doit être réalisé en amant :

-« Contrôles Sociaux des Marins, Techniques des Navires afin de pouvoir reprendre la Mer et d’escaler de port en port avec toutes les cases cochées. Un système fiable et Français existe le JLMD Ecologic Group, mais aucun texte ni Assureur ne l’impose même si certains Armateurs l’installent à bord de leurs navires.

Lorsqu’il était Député du Finistère  Gilbert LE BRIS avait convié les Dirigeants de l’Entreprise JLMD  et l’Association MOR GLAZ à une présentation de ce moyen de prévention ! Depuis la catastrophe de l’Erika, les textes se sont empilés les uns sur les autres, mais dans les faits rien n’a changé et le nombre d’Inspecteur a disparu après chaque Marée sous le regard de leur hiérarchie pas très motivée pour les défendre !

Lors des 15 ans de ce naufrage en 2015 , l’Association MOR GLAZ fut interviewée par l’AFP et Sciences et Avenir ! Nous pourrions certainement écrire et tenir ce jour, les mêmes propos en pis encore, qu’y a-t-il dans les milliers de conteneurs en pontée et dans les cales de ces monstres de Mer ?

Pour l’Association MOR GLAZ      Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

 

INTERVIEW AFP et de SCIENCES et AVENIR

en 2015

Les navires pétroliers présentent plusieurs types de risques. Celui de collision avec d’autres navires, comme on a pu le constater le 9 décembre 2014 au Bangladesh. Le navire éventré a libéré pas moins de  357.000  litres de pétrole dans les eaux d’un sanctuaire marin. Mais ils peuvent également provoquer des marées noires suite à la rupture pure et simple de leur coque. Ce fut le cas il y a quinze ans, avec le naufrage de l’Erika au large de la Bretagne. Une telle catastrophe pourrait-elle se produire à nouveau ? « Oui », répond Jean-Paul Hellequin, président de l’association bretonne de défense de l’environnement maritime Mor Glaz (mer bleue en breton).

Une marée noire au Bangladesh menace la biodiversité

« Un drame comme celui de l’Erika pourrait se produire à nouveau« , assure l’ancien marin, jugeant que le transport maritime – première activité mondiale avec 7 milliards de tonnes de marchandises échangées en 2013 – « connaît des dérives ». Le naufrage le 12 décembre 1999, en pleine tempête, du navire vieux de 25 ans, battant pavillon maltais, affrété par le groupe Total et appartenant à un armateur italien, avait souillé 400 km de côtes et mazouté plus de 150.000 oiseaux.

Des mesures pour renforcer la sécurité des bateaux

Après cette catastrophe, des mesures nationales, européennes et internationales avaient été prises pour renforcer la sécurité maritime. Au niveau européen, trois trains de mesures (Erika I, Erika II et Erika III) avaient été adoptés, prévoyant le renforcement des contrôles à bord des bateaux dans les ports, une meilleure surveillance du trafic maritime ou encore le remplacement progressif des pétroliers à simple coque par des double coques. « Depuis la catastrophe de l’Erika, les textes se sont empilés les uns sur les autres, mais dans les faits rien n’a changé« , regrette cependant M. Hellequin dans un entretien à l’AFP. Les navires à double coque « ne sont pas la panacée« , juge celui qui est aussi porte-parole de la CGT des marins du Grand Ouest, expliquant qu’ils requièrent un entretien particulier. De fait, l’espace entre les coques peut parfois être rempli d’eau ou de fioul, favorisant la corrosion… et du coup accélérant leur vieillissement.

De véritables bombes flottantes

Pire, des micro-fissures peuvent survenir au niveau de la coque intérieure et dégager des gaz. « Si ces doubles coques ne sont pas régulièrement dégazées et surveillées, elles deviennent de véritables bombes flottantes« , prévient-il. Il estime par ailleurs qu’un tiers des bateaux dans le monde devraient être déconstruits car en mauvais état. Le président de l’association Mor Glaz, qui réunit quelque 260 membres dont de nombreux experts du monde maritime, estime que la sécurité sur les mers dépend « avant tout de la volonté de laisser appareiller ou non un navire jugé en mauvais état« .

GIGANTISME. Reste que les navires sont toujours plus grands, certains pouvant transporter jusqu’à 18.000 EVP (Équivalent vingt pieds), ce qui correspond à plus de 100 km de conteneurs mis bout à bout. Les armateurs sont en effet engagés dans une course au gigantisme destinée à réduire leurs coûts de fonctionnement. « Aucun pays au monde n’est préparé à faire face aux éventuelles difficultés que pourraient rencontrer ces navires en mer« , estime Jean-Paul Hellequin, disant regretter que la France ait supprimé en 2011 le remorqueur d’assistance et de sauvetage posté jusque-là dans le Golfe de Gascogne.

 

Situé au  Sud-Est de la péninsule Arabique, en bordure de la Mer Rouge, du Golfe d’Aden et du Golfe d’Oman, le YEMEN est un Pays qui aurait pu donner des envies, avec plus de 1500 kilomètres de façade Maritime, de 5 principaux ports pouvant accueillir les plus grands porte-conteneurs au Monde. Combien d’Etats souhaiteraient posséder tous ces atouts Maritimes ?

-« Mais voilà, depuis 2014, le YEMEN  est déchiré par une guerre civile sans merci, une pénurie d’eau potable et comme si cela ne suffisait pas, menacé par une Marée Noire qui se profile. Une catastrophe Ecologique assurée et pourtant, si prévisible comme trop souvent. En effet depuis quelques années le « pseudo-navire  FSO SAFER »  (Déchargement de Stockage Flottant) situé à quelques Milles Nautiques  du YEMEN risque de laisser échapper sa visqueuse cargaison.   Ce « pseudo-navire » est chargé de 140.000 tonnes de pétrole brut (d’une valeur de plus de 80 millions de dollars ce qui suscite forcément  des convoitises).  Abandonné depuis 2015,  cet engin flottant immatriculé sous Pavillon du YEMEN long de 362 mètres et large de 70 mètres âgé e plus de 45 ans risque de sombrer ! Aggravant une situation déjà suffisamment dramatique et catastrophique pour la population. Ce navire est mouillé à 4 Milles Nautiques du port de HODEIDAH 2ème plus grand port du Pays. La fonction de ces navires devenus des endroits de stockage, sont en principe très sécurisés et contrôlés régulièrement  sont armés d’un Equipage. Le rôle est de recevoir  le pétrole brut ou le gaz des plateformes pétrolières ou directement d’un puit de production. Certains de ses « navires »  procèdent ensuite à la séparation des effluents  (eau, gaz, pétrole brut), ils stockent cette production en attendant que des tankers viennent charger via une bouée distante de quelques Milles Nautiques  puis le livrent vers divers Pays importateurs.

Ce « FSO SAFER » devenu un danger doit être vidé de son produit visqueux, dangereux pour l’Homme et l’Environnement. L’Organisation des Nations Unies inquiètes à juste titre.  Pour l’Association MOR GLAZ, la meilleure technologie pour récupérer les produits à bord des FSO est d’équiper tous ces derniers en FOR  system JLMD ,  simple à gérer alors que le temps est le pire ennemi de cette situation et de bien d’autres encore. Plusieurs Armateurs  Français équipent leurs navires en ce FOR system. Les Assureurs devraient d’ailleurs récompenser les Armateurs et Acteurs des activités Maritimes qui font le choix de la Sécurité Passive Embarquée, une décision hautement préventive pour l’Homme et l’Environnement en cas de naufrage, échouage et autres obligations de devoir évacuer les produits polluants d’un navire, barge etc…..

Depuis des décennies l’Association MOR GLAZ demande que l’Organisation Maritime Internationale, oblige les Armateurs  à équiper de cette Sécurité Passive Embarquée à bord des navires. Nous sommes « reconnaissants » envers ceux qui font ce choix depuis quelques années.

Pour l’Association MOR GLAZ    Le Président Jean-Paul HELLEQUIN