Ce mardi 7 mai 2019, le Président de l’association MOR GLAZ a eu le grand honneur, le privilège, de remettre la Croix de Chevalier du Mérite Maritime à Michel GLEMAREC Professeur Honoraire des Universités.

Monsieur le Directeur, Mesdames et Messieurs, merci de nous accueillir à l’Institut Universitaire Européen de la Mer, un bel endroit qui œuvre afin que la Mer reste une « MOR GLAZ » (MER BLEUE). Merci aux Académiciens du bout du quai de Roscoff, à certains Membres du Bureau de MOR GLAZ, et aux Compagnons du Mérite Maritime pour leur présence !

Ce mardi 7 mai 2019, j’ ai eu le grand honneur, le privilège, de remettre la Croix de Chevalier du Mérite Maritime à Michel GLEMAREC  Professeur Honoraire des Universités (Océanographie biologique).

Né le 19 juin 1938 à Rennes, marié à Anne-Marie, il est père de  trois enfants ! Orphelin d’un père professeur de sciences naturelles, qui avait été formé entre autres à la Station biologique de Roscoff, Michel a eu l’opportunité de participer en tant que lycéen à la formation des agrégatifs dans ce même laboratoire et notamment à bord du « Pluteus ».

Avec un  avantage certain sur ses collègues étudiants il effectue ses études à la Faculté des Sciences de Rennes et à Paris-Sorbonne .Nommé assistant à l’Université de Rennes, Michel demande rapidement sa mutation pour Brest, où tout était à faire ; c’était un pari qui n’était pas évident.

Michel s’associe aux géomorphologues du Professeur GUILCHER. Le Centre National de la Recherche Scientifique arme un petit navire de dix mètres pour les recherches côtières. A bord quatre hommes d’équipage et deux scientifiques, ce petit navire effectue des missions de dix-sept jours ; les conditions sont rudes et de 1962 à 1969 tu  participes à  deux missions annuelles.

Après l’étude de l’ensemble du Golfe du Morbihan, c’est la totalité de la partie nord du Golfe de Gascogne, des Sables d’Olonne à Penmarc’h qui est inventoriée. Pour progresser jusqu’aux accores, lInstitut Scientifique et Technique des Pêches Maritimes t’offre la possibilité d’une mission d’un mois à bord de « La Pelagia ».

Après ta soutenance de thèse, en 1969 le Centre National pour l’Exploitation des Océans te propose d’assister aux essais du navire amiral de la nouvelle flotte océanographique le « Jean Charcot ». Tu es en charge de la faune des bivalves abyssaux. Il y a là une opportunité d’intégrer le Centre National pour l’Exploitation des Océans.

En 1972 l’Université te confie la tâche de devenir professeur et de diriger un nouveau laboratoire voué à la recherche côtière. Pour ce faire, le laboratoire arme de 1972 à 1980 une ancienne pinasse sardinière basée à Concarneau, « l’Armorique ». Nombre de thésards ont ainsi la possibilité d’embarquer sur ce type de navire aménagé pour le travail scientifique.

Le labo que tu diriges devient associé au Centre National de la Recherche Scientifique, plusieurs navires furent armés pour ces missions sur le littoral français ! Ces missions sont pour toi des expériences humaines très enrichissantes.

Durant trois années, une semaine en novembre est consacrée à la formation sur le « Jean Charcot ».  Toi, Michel, tu es responsable de cette formation de Paris et de Bordeaux, aidé de  collègues, des Officiers du bord, des Maîtres d’équipage, expériences nouvelles pour toi et ton « équipage » : prise de quart, travail en passerelle, mise à l’eau des engins etc……des périodes d’apprentissage certainement mémorables et uniques dans les années 70 !

En 1998, pour ton départ en retraite, il y a longtemps que tu n’as pas navigué, ton dernier thésard «t’offre »  deux jours de mission à bord du « Côte d’Aquitaine » pour estimer, des progrès des méthodes et échantillonner sur les fonds de la baie de Concarneau et de l’archipel des Glenan.

Tu as assuré de nombreuses fonctions universitaires, « les plus hautes » dans ton domaine.

Au-delà de ton enseignement et de la publication d’une centaine de publications scientifiques, ton investissement dans le transfert des connaissances hors de l’Université peut être illustré par quatre exemples.

Dans les années 1980 le  Maire de Brest  M. Le Blé te demande de t’investir pour  affirmer la vocation maritime de Brest. Avec ton équipe tu lui proposes de créer « Océanopolis ». C’est l’enthousiasme de l’équipe qui fait aboutir le projet au-delà des aléas politiques.

A la demande du CNRS en 1981, la régionalisation est lancée, tu es nommé Délégué scientifique régional jusqu’en 1987,  et tu démissionnes ayant mesuré les difficultés d’être brestois pour représenter la région ! Une fois retraité la région te nommes Personnalité qualifiée à la section Mer du <comité Économique et Social. Durant 7 années tu vas te « frotter » avec rudesse et plaisir aux réalités des activités maritimes.

A la demande de la Communauté Urbaine, tu présides le Conseil scientifique du Contrat de Baie «  Rade de Brest » qui mobilise de 1992 à 1996 quatre-vingt chercheurs. Ainsi sont mis en place pour les politiques les  outils décisionnels pour gérer cet espace remarquable.

A la demande des communes sinistrées par la catastrophe de l’«AMOCO CADIZ », tu es témoin au procès de Chicago contre la Standard Oïl. Au préalable en tant que directeur de l’Institut d’ Etudes Marines, tu avais obtenu un financement dédié à des bourses de thèse pour une douzaine de thésards.

Dans une procédure de découverte extrêmement dure, tu défends les recherches engagées depuis sept ans concernant la dégradation  du système, des ressources économiques, le projet de réimplantation d’espèces nobles…Tout cela est plaidé devant le juge Mac GARR en 1986.

La transformation du professeur, travaillant  avec ses chercheurs, en témoin au procès  est une rude épreuve, c’est une tranche de vie très enrichissante de quatorze années, qui te fait ensuite beaucoup voyager outre-Atlantique, en Afrique en tant qu’expert UNESCO, FAO … et jusqu’au Japon. Un tournant dans ta vie professionnelle, certains auraient perdu le cap, toi Michel, tu l’as gardé car tu défendais et défends toujours avec passion le milieu marin !

Récemment la pression médiatique concernant un événement majeur d’il y a 40 ans fut un autre exercice. Lors de ce 40ème anniversaire,  nous nous étions partagés avec quelques adhérents de MOR GLAZ la difficile tâche de rafraîchir les mémoires, de remettre sur la table des cartes, les questions de Sécurité Maritime, de Sécurité Passive Embarquée. Nous avons aussi posé des questions sur le stockage des déchets de l’ « AMOCO CADIZ ».

 La distinction que tu vas recevoir dans quelques instants, je vais te la remettre pour tes activités scientifiques liées à la Mer certes, mais surtout parce que tu as navigué durant des années.

Bien entendu je te connaissais Michel depuis longtemps et notamment j’ai envie de dire « grâce » au naufrage de l’« AMOCO CADIZ ».

Notre rencontre fut un peu provoquée par Anne-Marie, ton épouse lors de la Fête Maritime en 1996 à Brest, je passerai sur les anecdotes qui se déroulèrent le long du bord de l’Abeille Flandre !

Puis nous nous sommes rencontrés, lors de différentes réunions publiques  et plus particulièrement lors du retour du « CLEMENCEAU » à Brest, François PELLENNEC est celui qui avait su souder notre amitié malgré nos différences culturelles et autres ! Mais les Marins se retrouvent toujours, car ils ne prennent qu’un seul cap, le bon cap, celui qui a été défini au départ !  Le chantier de déconstruction de recyclage des navires à Brest nous doit beaucoup, car nous ne sommes pas des utopistes et nous avons défendu cette activité, qui progresse à son rythme!

En effet Mesdames, Messieurs, Michel est Vice-président de l’association MOR GLAZ depuis quinze ans, comme tous les Adhérents de l’association MOR GLAZ, il est précieux. À nos côtés Michel défend avec passion et sans garde-fou les activités maritimes pour les rendre encore bien plus respectueuses de l’Homme et de l’Environnement.

Michel est un Marin, un Marin qui durant plus de vingt ans a côtoyé la profession, les Marins, et quels Marins parmi eux,  d’anciens Terre-neuvas.  Michel pour avoir navigué, être embarqué  à bord des navires côtiers du C.N.R.S et de GENAVIR/IFREMER, tu es des nôtres, tu appartiens à la communauté maritime, à celle des navigants, tu aurais quasiment pu appartenir au contingent A de notre Ordre.

Michel est un des Membres du bureau de  MOR GLAZ avec Françoise GAILL, Danielle HELLEQUIN, Laure TALLONNEAU, Patrick Poivre d’ARVOR, Christian BUCHET, Bernard LE BIHAN,  Christian BUCHER et moi-même. Ces Membres sont tous différents, comme toi Michel ils répondent présents dès que cela est nécessaire !

AG 2018

Michel sait nous accompagner, au tribunal de Brest au début des années 2000 avec nos amis de VIGIPOL. Nos interventions parfois musclées contre les avocats qui défendaient les pollueurs étaient très remarquées et très médiatisées, nous étions les seuls à dénoncer et préconiser des mesures contre  les dérives du transport maritime international.

La Présidente du Tribunal de Brest, mais aussi du Havre et de Marseille nous avait plutôt à la bonne, nous avons sans aucun doute aidé à faire condamner les pollueurs des Mers.

Sur le bassin du port de Brest à bord d’une embarcation afin d’attirer l’attention avec des fumigènes lorsque nous sommes en désaccord avec les Administrations qui gèrent les vieilles coques dans le port de Brest, lorsque nous retouchons quai, cela occasionne un comité d’accueil, nos prises de positions sont médiatiques, et nous ne larguons pas le bout avant la victoire, n’en déplaise parfois !

Lors de la grande fête maritime en 2016, tu nous avais aidés à tenir le stand d’un équipage sud-américain qui se trouvait en mauvaise posture dans le port de Brest (en quelques heures nous avions récupérés plusieurs milliers d’euros de dons).

  Le 2 août 2016, nous avions fait changer de cap aux organisateurs de la « BARGOT » qui considéraient que l’estran était une aire de jeux à Roscoff. 

 Le 22 décembre 2016  deux navires de type Supply propriété du groupe maritime « MAERSK » sont remorqués vers la Turquie pour y être recyclés. Les deux coques sont remorquées à couple. Le Capitaine du remorqueur (qui lui aussi partait à la casse)  signale que les deux navires qu’il remorque viennent de sombrer au large des côtes bretonnes.

Nos réactions publiques, nous ont valu  d’être auditionnés par trois hauts fonctionnaires, sur la demande de Madame Ségolène ROYAL,  la présence de  Michel fut un atout pour l’association MOR GLAZ !  

  Il y a quelques semaines, nous étions à la Préfecture Maritime de l’Atlantique invités par le Préfet Maritime,  suite au naufrage du « GRANDE AMERICA». Nos actions font changer de cap aux « pseudo-armateurs » et autres acteurs du transport maritime, nous sommes assez fiers des résultats.

Michel, je suis navré d’avoir dû effectuer des choix dans ton parcours, nous aurions pu y passer la nuit, tant tes activités et tes engagements sont multiples. Je vous invite à consulter le site de l’association MOR GLAZ pour en savoir un peu plus sur notre Ami.

Brest le 7 mai  2019

Monsieur Michel GLEMAREC,  au nom du gouvernement de la République, nous vous faisons Chevalier de l’Ordre du Mérite Maritime

Les Académiciens du bout du quai de Roscoff…..et certains Membres du Bureau de MOR GLAZ,

Le parcours de Michel GLEMAREC, Vice-président de l’Association MOR GLAZ

Glémarec   Michel, Professeur Honoraire des Universités (Océanographie biologique)    Vice-président de l’Association MOR GLAZ

 2018: à  gauche sur la photo : Michel GLEMAREC

Né le 19 juin 1938 à Rennes, marié, 3 enfants

Fonctions assumées : Assistant Université de Rennes 01/10 :1960

Maitre-assistant Université de Bretagne occidentale 01/10 1963

Professeur de 2ème classe  01/10/ 1972
Professeur de 1ère classe   01/01/1987

Professeur de classe exceptionnelle 01/10/1998

Activités pédagogiques : Responsable de la maitrise de biologie des populations et des systèmes (option milieu marin) depuis 1976              

Responsable de la formation doctorale d’Océanographie biologique depuis 1985.

 Responsabilités administratives et scientifiques.

1972 Directeur du laboratoire d’Océanographie biologique

1975-1976 Directeur d’UER (Doyen)

1976-1980 Directeur de l’Institut d’Etudes marines

1981-1987 Délégué Scientifique du CNRS pour la Région Bretagne

1981 Membre du Conseil Scientifique Régional de la Recherche, puis  personnalité qualifiée au Comité Economique et Social Régional (commission Mer).

1992-1996 Président du Conseil Scientifique du programme « Rade de Brest »

1993-1998 Membre du Conseil Régional de l’Environnement et du Patrimoine.

Sur le plan international Président pour l’organisation du Symposium Européen de Biologie marine (1990-1993). 

Activités maritimes

Étant orphelin d’un père professeur de sciences naturelles, qui avait été formé entre autres à la Station biologique de Roscoff, j’ai eu l’opportunité de participer en tant que lycéen à la formation des agrégatifs dans ce même laboratoire. Mes connaissances sur la faune et la flore marines me confèrent un avantage certain sur mes collègues étudiants à la Faculté des Sciences de Rennes. Celle-ci acquiert une île dans le Golfe du Morbihan pour en faire une station marine .Après une année de spécialisation à la Sorbonne j’y suis affecté pour effectuer mes premières recherches sur la faune des fonds envasés de la  partie orientale de ce golfe. Les moyens sont dérisoires mais les résultats passionnants car très différents de ce que l’on connaît alors en Manche ou en baie de Concarneau. Après deux années à l’Université de Rennes, je demande ma mutation pour Brest, où tout est à faire, mais c’était un pari qui n’était pas évident. Je m’associe alors aux géomorphologues du Professeur Guilcher car le CNRS arme un petit navire (10 mètres) le Gwalarn (alias Kornog) pour les recherches côtières. A bord quatre hommes d’équipage et deux scientifiques, nous effectuons des missions de 17 jours, les conditions sont rudes et de 1962 à 1969 je  participe à  deux missions par an. Après l’étude de l’ensemble du Golfe du Morbihan, c’est le Mor Braz puis la totalité de la partie nord du Golfe de Gascogne, des Sables d’Olonne à Penmarc’h. Pour progresser jusqu’aux accores l’ISTPM m’offre la possibilité d’une mission d’un mois à bord de « La Pelagia », l’équipage est composé d’anciens  « thoniers » de la « Chaume ».    Après ma soutenance de thèse le CNEXO me propose d’assister aux essais  du navire amiral de la nouvelle flotte océanographique le N/O « Jean Charcot ». Il nous faut adapter nos engins de prélèvements à ce type de bateau et apprendre avec les « câbliers ». Le CNEXO me propose alors de participer à la 1ère campagne « Nord-Atlante » où je suis en charge de la faune des bivalves abyssaux. Il y a là une opportunité d’intégrer le CNEXO, mais en 1972 l’université me confie la tache de devenir professeur et de diriger un nouveau laboratoire. Dans cette université de taille modeste il nous importe d’axer nos recherches sur les écosystèmes côtiers et de travailler au plus près de la demande sociale. Pour ce faire le laboratoire arme une ancienne pinasse sardinière basée à Concarneau « l’Armorique », de 1972 à 1980. Nombre de thésards ont ainsi la possibilité avec ce type de bateau aménagé pour le travail scientifique, d’aborder la dynamique temporelle des populations sans la lourdeur de programmations préalables. Notre laboratoire devient associé  au CNRS et une collaboration avec le laboratoire d’Arcachon nous permet de clore la prospection de ce qui restait pour nous « terra incognita » : le plateau sud-aquitain. Nous utilisons un chalutier en bois le « Job ha zelian » basé à La Rochelle en 1973, puis le « Cryos » en 1976 basé à Terre Neuve. Les équipages sont très différents d’un navire à l’autre et c’est aux scientifiques de s’adapter. Ce sont pour moi en tant que chef de mission des expériences humaines très enrichissantes. Une fois appréhendées les distributions des peuplements dans l’ensemble du Golfe de Gascogne, nous sommes amenés à nous intéresser à des plateformes continentales où les remontées d’eau froide (upwellings) viennent perturber la distribution logique des peuplements selon la théorie des étages climatiques que nous développions.

En 1972 nous participons à une campagne CINECA au large du sud-marocain et en 1978 c’est une mission de notre laboratoire dans la partie nord-marocaine. Une fructueuse collaboration avec le Maroc sera instaurée par la suite.

 Durant trois années, une semaine en novembre est consacrée à la formation sur le « Jean Charcot » des jeunes océanographes de l’université de Paris 6 et de Bordeaux. Je suis responsable de cette formation aidé de  collègues, des officiers du bord, des boscos : prise de quart, travail en passerelle, mise à l’eau des engins …Tous se souviennent avec émotion de cette période d’apprentissage.

Pour mon départ en retraite, mon dernier thésard m’a « offert »  deux jours de mission à bord du « Côte d’Aquitaine »pour estimer les progrès des méthodes et échantillonner sur les fonds de la baie de Concarneau et de l’archipel des Glenan. C’était en 1998.

 Valorisation de la recherche et communication

 Au-delà de la publication d’une centaine de publications d’ordre académique, mon investissement dans le transfert des connaissances hors de l’Université peut être illustré par quatre exemples.

_ Dans les années 1980 le  Maire de Brest  Mr Le Blé me demande de m’investir pour  affirmer la vocation maritime de Brest. Avec mon équipe nous lui proposons de créer « Océanopolis ». C’est l’enthousiasme de l’équipe qui fait aboutir le projet au-delà des aléas politiques.

_A la demande importante existant en Bretagne concernant la gestion des écosystèmes côtiers nous répondons en développant une recherche contractuelle. Ce sont les SAUM, les SMVM (Pays bigouden, Cotes d’Armor…), les contrats de baie  (Rade de Brest, Golfe du Morbihan….), les études sur les sites d’implantation de centrales nucléaires…..Je rédige les Cahiers d’Habitats côtiers de la directive européenne « Natura 2000 » pour les littoraux Manche et Atlantique.

_A la demande de la Communauté Urbaine je préside le Conseil scientifique du Contrat de Baie «  Rade de Brest » qui mobilise durant quatre ans 80 chercheurs. Ainsi sont mis en place pour les politiques les   outils décisionnels pour gérer cet espace remarquable.

_ A la demande des communes sinistrées par la catastrophe de l’ « Amoco Cadiz» je suis témoin au procès de Chicago contre la Standard Oïl. Au préalable en tant que directeur de l’Institut d’Etudes Marines nous avons obtenu un financement dédié à des bourses de thèse pour une douzaine de thésards. Dans une procédure de découverte extrêmement dure je défends  les recherches engagées depuis sept ans concernant la dégradation  du système, des ressources économiques, le projet de réimplantation d’espèces nobles…Tout cela est plaidé devant le juge Mac Garr en 1986.La transformation du professeur, travaillant  avec ses chercheurs, en témoin au procès  est une rude épreuve. C’est une tranche de vie très enrichissante qui m’a fait aussi beaucoup voyager outre-Atlantique, en Afrique en tant qu’expert UNESCO, FAO…et jusqu’au Japon.

 Récemment la pression médiatique concernant un évènement majeur d’il y a 40 ans fût un autre exercice.

Distinctions honorifiques

1984  Chevalier dans l’Ordre des Palmes Académiques

1990  Chevalier dans l’Ordre du Mérite National

1994  Officier dans l’Ordre des Palmes Académiques

 Appartenance à des associations

Union des Océanographes de France. Co –fondateur 1968

Marine Biological Association of the United Kingdom

Association Mor Glaz (Vice-président)

Association des Amis de Mathurin Méheut

 MOR GLAZ a eu le le grand honneur, le privilège, de remettre la Croix de Chevalier du Mérite Maritime à Michel GLEMAREC Professeur Honoraire des Universités.

Un incendie s’est déclenché dans un compartiment machine du navire à passagers le « Pont-Aven » de la Société maritime Brittany Ferries, dans la nuit du 28 au 29 avril 2019. Il n’y a pas de blessé, d’après nos informations, l’incendie aurait été bien maitrisé avec rapidité en 40 minutes.

Landerneau le 29 avril 2019

L’association MOR GLAZ félicite le Commandant et l’Equipage qui étaient  à bord lors de cet incendie. Cela démontre que la sécurité, les exercices répétés, la formation des Equipages est un bon investissement pour la sécurité des passagers, des Equipages et pour l’environnement !

L’association MOR GLAZ, salue cette fois, les effectifs suffisants et de nationalité Française à bord des navires de la Brittany Ferries, c’est bien pour cette raison que l’association MOR GLAZ  avait dénoncé avec force l’affrètement au mois de mai 2018  du  « CONNEMARA » sous pavillon exotique !

Le navire « Pont-Aven » se situait à environ 142 kms  au sud de la pointe de Penmarc’h dans le Finistère. Le « Pont-Aven » effectue la liaison de Plymouth vers Santander. Le navire escorté par le remorqueur « Abeille Bourbon » arrive en ce moment dans le port de Brest où il va débarquer les 908 personnes qui se trouvent à bord : 766 passagers et 142 membres d’équipage. Parmi les passagers : 12 enfants dont huit bébés. Le navire transporte également 306 véhicules et 90 motos, cette rapide précision démontre le sérieux de la Société Bretonne « Brittany Ferries ».

Depuis le mois de novembre 2012 les navires de ce type peuvent emprunter les voies navigables à proximité du littoral,  ils peuvent ainsi  contourner la pointe de la Bretagne en longeant les côtes, c’est-à-dire en passant par le « Chenal du Four » et du »Fromveur » passages particulièrement dangereux !

L’association MOR GLAZ est toujours opposée à cette « dérogation » à ce « décret » qui n’est pas justifié que pour des raisons seulement économiques, le risque vaut-il l’économie réalisée, en cas de problèmes sérieux, y compris avec des Equipages aussi compétents et sérieux le seraient-ils. L’association MOR GLAZ n’est toujours pas convaincue par les propos des autorités maritimes et ceux du Président de la Brittany Ferries !

Ce sujet avait été abordé lors des nombreuses tables rondes lors du 40ème anniversaire du naufrage du pétrolier « Amoco Cadiz » nous avions senti une certaine gêne de la part des autorités.

L’association MOR GLAZ n’admet pas que les navires puissent faire « du rase-caillou », elle  explique que la zone est très étroite et particulièrement rocheuse, ce qui pourrait entraîner des catastrophes humaines et écologiques.

Visiblement, à choisir entre économies financières dans le secteur maritime du transport de passagers et sécurité ;  l’Etat avait tranché, cette position serait-elle inéluctable ?

Pour l’association MOR GLAZ        Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

Un carton vert pour l’Armateur Français Philippe LOUIS-DREYFUS

La France, fer de lance de la réduction de la vitesse des navires : l’Organisation Maritime Internationale doit satisfaire cette bonne idée !

Madame Elisabeth BORNE et Monsieur François de RUGY,  Ministres de la Transition écologique et solidaire et des Transports, ont annoncé, que la France déposait un projet à l’Organisation Maritime Internationale (OMI) afin de  réguler la vitesse des navires et de diminuer ainsi à court terme l’empreinte carbone du transport maritime. La proposition française sera étudiée en mai 2019 à Londres par l’OMI.

Une action « co-construite avec les armateurs français », disons,  plus précisément par la ténacité de l’Armateur Français Monsieur Philippe LOUIS-DREYFUS, qui équipe plusieurs de ses navires de la Sécurité Passive Embarquée (JLMD SYSTEM ECOLOGIC) par ailleurs cet Armateur  fait le choix d’exploiter une flotte ayant une moyenne d’âge inférieure à 10 ans.

 Pour l’Association MOR GLAZ, cette victoire est celle d’un Armateur Français, qui souvent est seul pour obtenir des avancées comme celle-ci, cet armateur peut qu’être soutenu par tous les défenseurs de la planète et les « climatologues ». Pour cette raison, l’Association MOR GLAZ décerne « accorde » avec satisfaction un « CARTON VERT » à Monsieur Philippe LOUIS-DREYFUS et à toutes celles et ceux qui se sont associés à cette démarche courageuse et concrète dans la première activité mondiale, activité souvent critiquée pour certaines dérives effectuées par des « pseudo-armateurs » !

Comme sur la route pour les camions et voitures,  la vitesse des navires a un impact direct sur la consommation des navires, avec un effet exponentiel une baisse de vitesse d’un nœud (1852 mètres) , de 12 à 11 nœuds, d’un navire réduit sa consommation de 18 %. Et cette réduction atteint 30 % si la vitesse descend à 10 nœuds.

Ce combat sur la diminution de la  vitesse des navires est le combat personnel de l’Armateur Français Philippe LOUIS-DREYFUS, comme quoi la ténacité et une démarche pour l’environnement n’est pas utopique, cette démarche doit être soutenue, défendue par tous les candidates et candidats aux élections européennes !

Les affréteurs et autres acteurs du transport maritime doivent eux aussi être attentifs à cette démarche économique et écologique !

L’ Association MOR GLAZ connait cet Armateur et ses équipes depuis des décennies, cette  volonté pour un transport maritime durable n’est plus à démonter.  C’est avant tout une solution de bon sens, qui permet de réduire à la fois les émissions de soufre et de CO2 », résume Philippe Louis-Dreyfus. Le transport maritime reste le moyen de transport le plus respectueux de l’environnement : il émet 5 fois moins de CO2 que le transport routier et 13 fois moins que l’aérien à la tonne de marchandise transportée.

Pour l’Association MOR GLAZ                Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

Dans le cadre du projet « Atlantic Youth » du programme européen « Erasmus plus », du lundi 27 au vendredi 31 mai 2019, 120 collégiens venus d’Irlande, d’Espagne, du Portugal, de Grande Bretagne et du collège de Mescoat de Landerneau seront accueillis au centre nautique de Moulin-Mer à Logonna-Daoulas. Une occasion pour les associations MOR GLAZ et du Remorquage de venir leur présenter les activités liées à la mer.

Pour les associations  MOR GLAZ et du Remorquage    

                                  Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

Il y a quelques semaines, l’association MOR GLAZ avait été contactée par Monsieur Alban BEAUDOUARD  Directeur du Centre Nautique de Moulin-Mer situé à Logonna Daoulas en Bretagne.

Après une rencontre, nous avons répondu présent à une belle initiative faire découvrir la Mer et les activités liées à des enfants de 11 à 15 ans !  . Le rôle « l’objet » des associations étant aussi de faire découvrir les activités maritimes et celles qui y sont liées à un large public, et plus précisément aux collégiens, lycéens et étudiants en recherche de cap professionnel. Nous constatons que nos démarches donnent des envies maritimes et professionnelles « être Marin un beau projet de vie, de progression sociale et de réussite ».

Ce jeudi 28 mars 2019  j’étais accueilli au Collège de Mescoat de Landerneau 29800,

j’ai rencontré des élèves de 4ème et 3ème de la Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté durant 5 heures

Après la projection d’un documentaire, nous avons beaucoup échangé, des échanges plutôt passionnants, des interrogations et des découvertes aussi pour plusieurs de ces élèves qui demeurent dans une Région maritime!

Le but de cette  rencontre était de donner des  envies maritimes à ces élèves, je reste convaincu, persuadé même, que ces rencontres sont utiles pour  mieux faire connaitre nos métiers, nos activités et ainsi d’en  retrouver certaines et certains dans les filières maritimes.

Nous avons terminé les débats autour de l’Ouvrage de notre Ami et Adhérent à MOR GLAZ  Christian BUCHET, universitaire, auteur, conférencier géo-politologue, spécialiste de la mer. Il dirige le Centre d’études de la mer de l’Institut catholique de Paris. « LA GRANDE HISTOIRE VUE DE LA MER ».

Vaste sujet, belle mission, que de donner des envies de prendre le cap vers les Lycées professionnels maritimes, école des Mousses etc. … afin de pouvoir devenir Marin et d’en faire son métier pour longtemps, avec cette passion maritime. Pour être Marin il faut être passionné, accepter des contraintes, ces métiers vous ouvrent des horizons professionnels, passionnants et infinis!

Avec quelques Adhérents de l’Association MOR GLAZ et du Remorquage que nous allons associer à notre démarche maritime, nous allons faire découvrir plusieurs métiers maritimes, et transmettre des « nos » passions « pourquoi faire ce choix de devenir Marin », afin de pouvoir y vivre en s’épanouissant, en progressant à son rythme.

Les associations MOR GLAZ et du Remorquage:  nous essayerons  de faire de notre mieux ! Les Adhérents qui souhaiteraient intervenir, témoigner  lors de ces rencontres peuvent me contacter.

Je remercie sincèrement les enseignants du collège pour leur accueil, et les élèves pour leur attention, merci !

 

le navire « ANNA-ELISABETH » appartenant au « PSEUDO-ARMATEUR » Allemand « BLUMENTHAL » est arrêté en Australie

 

Ce navire le « ANNA-ELISABETH » appartenant au « PSEUDO-ARMATEUR » Allemand « BLUMENTHAL » est arrêté en Australie dans le port de Kembla… Une plainte a été déposée par l’Equipage pour manque de nourriture et de mauvais traitements, les griefs relevés sont toujours les mêmes, un non-respect des conventions qui « protègent » les Marins.

Ce « PSEUDO-ARMATEUR » est très connu de l’Association MOR GLAZ pour des raisons de dérives Sociales et techniques ! Merci à notre sentinelle pour toutes ces infos…

L ‘Association MOR GLAZ demande pour la énième fois, aux affréteurs de ne plus se servir des navires de ce « PSEUDO-ARMATEUR »

 

Le 21 mars 2019, moment d’information organisé et souhaité par l’Amiral Préfet Maritime de l’Atlantique, suite au naufrage du « GRANDE AMERICA».

Les représentants des Associations MOR GLAZ et Robin des Bois et deux autres Associations protectrices de l’environnement et des oiseaux avaient répondu favorablement à l’invitation de l’Amiral Préfet Maritime de l’Atlantique Jean-Louis LOZIER et étaient donc également présentes .

L’Amiral Préfet Maritime nous a fait part de toutes les informations qu’il avait en sa possession, il nous a indiqué (avec prudence mais réalisme) comment se déroulait la lutte contre la pollution provoquée par le « GRANDE AMERICA».

Pour l’Association MOR GLAZ, ce type de rencontre est une première après le naufrage d’un navire provoquant une pollution, nous apprécions cette démarche !

Jean Paul Hellequin Président de l’Association MOR GLAZ. a souhaité rappeler, évoquer (en prévenant que nous serions hors sujet) la vétusté de certains navires, l’état de la flotte mondiale parfois inquiétante. En rappelant le gigantisme des navires, que les quantités et les diversités des marchandises transportées représentaient un réel danger y compris en polluant de manière invisible (lors de la perte de conteneurs). La pollution invisible qui sera provoquée par le « GRANDE AMERICA » pourrait d’après nous être plus dangereuse pour la flore et la faune  que la pollution par les hydrocarbures qui s’échapperont du « GRANDE AMERICA».

Les pertes de milliers de conteneurs chaque année, sont des pollutions invisibles, quelles sont les incidences réelles sur l’environnement la faune et la flore ? Elles sont des risques pour les navigations, et peut-être même, des pollutions bien plus graves encore que celle du « GRANDE AMERICA ».

L’association MOR GLAZ a demandé à l’Amiral Préfet Maritime de l’Atlantique Jean-Louis LOZIER de faire remonter nos craintes sur certaines dérives du transport maritime auprès des Ministres concernés et d’agir sur l’Organisation Maritime Internationale (OMI)  et sur l’Agence Européenne de Sécurité Maritime (AESM) !

Ce moyen de transport par la mer, doit être défendu et l’Association MOR GLAZ sait le faire lorsqu’elle  nous juge cela nécessaire, mais certaines dérives de certains « pseudo-armateurs » sont inacceptables et doivent-être combattues afin d’éviter certaines dérives sociales et techniques!

Pour l’Association MOR GLAZ       Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

Le navire LITA a été détenu à St Petersburg par le Centre de Sécurité des Navires pour 14 déficiences !

 

Ce navire est bien connu des ports Bretons, puisque régulièrement il prolonge ses escales pour des raisons sociales et techniques !

 En février 2019, ce « pseudo-armateur » Allemand « BLUMENTHAL » a vu 7 de ses navires sans affrètement. L’Association MOR GLAZ ne peut que se réjouir de cette bonne nouvelle. Les affréteurs refusent-ils enfin de travailler avec ce pseudo-armateur qui ne respecte pas les droits des marins ?

Certains affréteurs de navires seraient-ils enfin plus attentifs, sur les conditions de vie des Marins, et de la qualité des navires qu’ils affrètent ? Seraient-ils enfin quelques-uns à se poser les bonnes questions ?

A bord du « LITA » et des navires de l’armement « BLUMENTHAL »  la vie des Marins qu’ils soient Asiatiques ou Européens des Pays de l’Est n’est pas une croisière !

Tout d’abord il faut payer à une société de Manning 3500 dollars pour pouvoir embarquer !

Les salaires sont toujours payés avec 2 mois de retard !

Leurs conditions de vie à bord ne vont pas en s’améliorant,  durant le mois de février et mars 2019 les marins du « LITA » ont subi des restrictions de consommation d’eau, l’usage des machines à laver limité, le chauffage central hors d’usage.

L’état du navire  est pitoyable, à tel point que le Centre de Sécurité des Navires de Saint PETERSBOURG  a détenu ce navire en relevant 14 déficiences, et pas pour des banalités,  portes coupe-feu qui ne fonctionnent pas correctement, problème de communication radio, d’équipement électrique, de sécurité à la navigation,  des canots de sauvetages hors d’usage , problème sur les salaires, non-respect des mesures anti-pollution  etc. ….

Nous remercions Madame Laure TALLONNEAU pour le travail réalisé sur les quais en Bretagne  afin d’aider les Marins du Monde.

 

Pour l’Association MOR GLAZ      Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

Sur cette photo (reproduction interdite) les Marins Philippins du « GRANDE AMERICA ».

Ces Marins,  après les épreuves, se sont retrouvés à Brest en l’Église Saint Louis ! L’Équipage était composé de 3 nationalités, des Roumains, des Philippins et des Italiens.

Ces Marins remercient les Association Brestoises qui les ont soutenus, certaines avec beaucoup de discrétion !

Ils remercient aussi  Laure TALLONNEAU Inspectrice ITF/CGT pour son aide, elle a réussi à connaitre l’endroit où se trouvaient leurs objets personnels restés dans l’embarcation  de sauvetage par laquelle ils avaient évacué le « GRANDE AMERICA ».

L’Association MOR GLAZ, sa  Vice-présidente Laure TALLONNEAU et tous les Membres de l’Association remercient toutes celles et ceux qui ont permis que les 26 Marins du « GRANDE AMERICA » et le passager soient sauvés. Nous remercions tout particulièrement les Marines Anglaise et Française pour leur efficacité et leur réactivité pour sauver ces Marins en grande difficulté, mais aussi, toutes celles et ceux, qui ont permis à ces Marins de retrouver leur dignité en les réconfortant et en leur apportant les soins nécessaires.

L’Association MOR GLAZ espère que ces Marins retrouveront tous rapidement un embarquement et que les Armateurs seront attentifs pour les recruter et leur faire confiance.